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 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !

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Dukett
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MessageSujet: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:48



Je le surveille juste.
« Quoi d'neuf docteur ? »

Alexander & Natalia

Ah ce blanc. Du blanc, partout du blanc. Trop de blanc, trop de propreté... Ça puait le désinfectant, en fait – parce que rien n'est jamais « trop propre », n'est-ce pas ? Rien, sauf l'antre de ces fichus médecins. Non que Natalia ai, elle, quelque chose contre eux... Disons simplement que la trahison de Caligo l'avait quelque peu secouée. Après que la bombe ai explosé sur Helmett, après qu'elle ai tué le renégat, après qu'ils aient neutralisé la bande de malfrat, après qu'ils aient évacué et fait exploser le bâtiment, elle avait ramené, avec l'aide de deux agents, son chef inconscient à l'infirmerie du SHIELD. Un endroit plein de médecins, justement. Heureusement que le terrible Tyran était dans les pommes, il aurait sinon certainement refusé de pénétrer ici. Et pourtant, il en avait besoin ; malgré sa mutation, son corps avait du mal à se remettre de ses blessures. Un humain lambda comme elle aurait certainement laissé la vie dans cette explosion. On l'avait immédiatement installé dans un lit et déshabillé. Natalia avait observé sans broncher, jusqu'à ce qu'on le dénude totalement ; elle avait alors détourné légèrement la tête, ses joues prenant une teinte rosée.

Et voilà deux heures qu'elle patientait, assise sur une chaise, non loin de lui. L'agent avait insisté pour qu'on s'occupe de leurs agents avant eux ; Helmett, et bien... Helmett avait sa mutation et, elle, n'était pas aux portes de la mort. Elle avait troqué sa tenue moulante mais souple contre un jean et un T-shirt ; il fallait tout de même qu'on regarde sa blessure, même si la priorité était incontestablement l'agent endormi. Soupirant, elle se leva et s'approcha du lit du blessé.

La jeune femme avait fait le choix de rester près de lui. Pas parce qu'elle était habité par un profond amour pour son chef, qu'elle gardait secret parce qu'il était froid et distant et qu'elle avait peur que... Enfin bref, ce n'était absolument pas pour toutes ses raisons plus niaises les unes que les autres que se plaisaient à croire certain de leurs agents ; c'était pour le surveiller, en premier lieu. Oui, elle tenait à son chef. Et alors ? Ça n'impliquait pas obligatoirement de forts sentiments. Elle le surveillait autant pour lui que pour le corps médical. Elle avait peur qu'il n'en massacre quelques-un à son réveil, où qu'il s'échappe de l'infirmerie parce qu'il était évident qu'il ne voudrait pas y être.

La jeune femme poussa un soupire en pensant à son pauvre Tybalt qui, heureusement, était habitué à rester seule pendant plusieurs jours. Son chien – blanc aussi, maintenant qu'elle y pensait – lui manquait, et quand elle se disait qu'elle pourrait être avec lui plutôt qu'avec son chef là, tout de suite, et bien... Elle devait avouer qu'elle regrettait un peu son choix. Surtout qu'elle risquait encore de se faire engueuler, traiter d'idiote et d'autre noms plus mignons les uns que les autres. Perdue dans ses pensées, elle caressa le front de l'agent dormant (uhuh, quel jeu de mots...) d'un geste réconfortant et maternelle, même si Helmett n'avait rien d'un gros bébé quoi que. Elle ne s'en rendit compte que lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir et se fermer ; la jeune femme se redressa rapidement et tourna le dos au jeune homme évanouit en rougissant légèrement, pour faire face au médecin qui venait d'entrer.

- Natalia : Docteur... Steinberg. salua-t-elle en jetant un rapide coup d'œil à son badge. Bon, hum. Pour faire rapide ; il s'est prit une bombe dans la figure, mais sa mutation le guérit lentement. Un peu trop lentement, d'ailleurs... Enfin, au moins, il est vivant. Elle posa son regard sur Helmett, avant de revenir au médecin. Vous avez de la chance qu'il soit dans le comas... Je crois sinon qu'il aurait essayé de vous amocher sérieusement. Elle esquissa un petit sourire désolé, et continua ; Et j'ai une blessure au bras, mais... Ça devrait aller. Je pense que tous le produit est parti.

La russe fit nerveusement craquer ses doigts à ce ''douloureux'' souvenir. C'est qu'elle ne voulait pas devenir mutante, hein. Mais Helmett s'étant occupé de sa blessure façon ''sauvage'', elle n'avait (presque) pas de soucis à se faire pour elle.


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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:54

Alexander G. Steinberg a écrit:

    L'avantage, quand on travaillait à l'infirmerie du SHIELD plutôt qu'au sein d'un hôpital classique, ou du moins l'un des avantages, était de ne plus se retrouver face aux prétendues « urgences » du commun des mortels qui, si elles étaient parfois sérieuses, consistaient souvent en « je me suis tordu la cheville », « est tombé dans les orties » ou « a eu un point de côté et s'inquiète ». Sur l'héliporteur... C'était tout de même autre chose. Et puis, l'infirmerie - quelle blague. Autant appeler ça une salle de chirurgie. Ici, pour le coup, pas vraiment le temps de s'ennuyer...Cette fois-ci, on l'avait appelé - alors qu'il s'en remettait à Morphée pour se remettre d'une très longue nuit de garde - pour une mission des plus... Hm, vague. « On a un agent de retour, mutant, se régénère donc c'est pas très urgent, mais traîne pas quand même. Y'a une autre agente avec lui, probablement pas grave, à surveiller. » Fort bien. C'est donc avec cette foule de détails - et en enfilant sa blouse à la va-vite - qu'Alexander se dirigea vers la pièce qui, en somme, faisait office de salle d'examen. Pour y découvrir, ouvrant la porte d'un geste brusque mais silencieux, les deux agents susmentionnés : un grand baraqué visiblement amoché et étendu entre les draps immaculés réglementaires, assorti d'une jeune femme typée slave qui semblait, elle, plutôt bien se porter.« Docteur... Steinberg.  Bon, hum. Pour faire rapide ; il s'est prit une bombe dans la figure »Rien que ça.«...Mais sa mutation le guérit lentement. Un peu trop lentement, d'ailleurs... Enfin, au moins, il est vivant. Vous avez de la chance qu'il soit dans le coma... Je crois sinon qu'il aurait essayé de vous amocher sérieusement. »Rassurant. Le jeune médecin laissa flotter un bref instant son regard fatigué sur le visage de l'agent knock-out, juste le temps de réaliser qu'il n'avait jamais eu affaire à lui. La mise en garde lui inspirait d'autant moins confiance.« Et j'ai une blessure au bras, mais... Ça devrait aller. Je pense que tous le produit est parti. »Le docteur Steinberg releva brusquement la tête, braquant ses iris vers la jeune femme. « Le produit ? Quel produit ? »Attrapant le poignet de la jeune femme, l'ancien militaire nota rapidement la blessure fraîche qu'il n'eut aucune difficulté à identifier - ç'aurait été le comble, comme s'il ne connaissait pas ce type de marques. Moins habituel, il semblait que quelqu'un – qui ? - ait cherché à l'entailler après coup, ce qui ne l'arrangeait pas. Avec un soupir, il se détourna – trop d'informations à traiter à la fois, et ses soins devaient se tourner en priorité vers l'homme touché par l'explosion. Écartant les draps, il lança tout de même à la jeune femme : « Vous pouvez vous éclipser. Restez tout de même dans les parages, il faudra que vous examine quand j'en aurait terminé avec lui. »Bien. A présent, il pouvait se concentrer sur l'agent blessé. Empreint de cette calme froideur qui le caractérisait, il nota rapidement les diverses contusions – oui, proportionnellement au choc qu'il venait d’encaisser, on pouvait considérer qu'il ne s'agissait que de contusions – dont se paraient le corps de l'agent. En ordre décroissant de gravité : entailles – jolies, brûlures et écorchures. Une armoire aussi blanche que le reste de la pièce, lui compris, fournit à Alexander une paire de gants stériles ainsi que le fin et tranchant ustensile qui allait servir à une étape de soins assez peu agréable.Se penchant sur le corps étendu, un genou légèrement replié et appuyé sur l'armature métallique du lit, le médecin commença par s'intéresser à la plus large des blessures localisées sur le torse de l'agent et en retira délicatement, un par un, s'aidant de la lame et d'une pince, les éclats métalliques qui semblaient s'être incrustés dans la chair. Si l'homme se régénérait, autant faire en sorte qu'il ne fasse pas sonner les portiques de sécurité une fois qu'il serait remis.

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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:55



Je le surveille juste.
« Quoi d'neuf docteur ? »

Alexander & Natalia

Natalia observait le médecin qui venait d'arriver sous toutes ses coutures. Il n'avait pas l'air suspect, il semblait tout à fait... Normal. Elle se détendit légèrement en terminant ses explications. En l'entendant parler – plus que vaguement – du contenu de la seringue, il releva brusquement la tête vers elle, posant les deux perles qu'il avait pour œils sur la russe.

- Dr. Steinberg : Le produit ? Quel produit ?

L'agente n'eut pas le temps de battre les paupières qu'il avait déjà attrapé son poignet et observait sa blessure. L'envie de retirer son bras immédiatement ne lui manquait pas ; mais faire la forte tête maintenant (et pour le plaisir parce que là, se serait vraiment juste pour embêter le monde) ne servait à rien. Elle le regarda faire en restant calme, jusqu'à ce qu'il se détourne. Elle consentit alors à reculer et s'adosser contre le lit qui avait été dressé spécialement pour elle, alors que le médecin reprenait avant qu'elle n'ai eu le temps de lui expliquer ;

- Dr. Steinberg : Vous pouvez vous éclipser. Restez tout de même dans les parages, il faudra que vous examine quand j'en aurait terminé avec lui.
- Natalia : Je suis désolée, mais je ne compte pas bouger d'ici. C'est pour votre bien, vous comprenez. Et puis, je me sens obligée de veiller sur lui. fit-elle d'un ton légèrement sec.

Elle consentit tout de même à fermer les yeux alors qu'il écartait le drap. Non que ça la dérange spécialement de voir un homme nu, mais... C'était Helmett, quoi. Son partenaire. Son chef. Enfin bref. La russe serrait et desserrait la mâchoire, signe de sa nervosité. Écoutant avec attention les sons produit par le Docteur Steinberg, elle répondit finalement à sa première question pour s'occuper l'esprit ;

- Natalia : En fait, durant notre mission, j'ai été piquée avec une seringue. On pense que le produit était censé faire muter, puisque c'est ce que votre ex collègue, Caligo, à ensuite voulu me faire avec un échantillon du sang de l'agent Reecey... Elle désigna Helmett du menton, les paupières toujours closes ... Après s'être révélé être une taupe. Natalia fit une petite pause, en pinçant les lèvres, choisissant de ne pas lui en révéler plus sur l'objet de leur mission. Enfin. A défaut d'avoir vraiment contenu de ce produit, la seringue était très mal désinfectée, et ma blessure s'est très vite remplie de... Pue, ou un truc dans le genre. Et Helm... L'agent Reecey m'a ouverte pour faire partir le pue, à passer du désinfectant et à bander.

Une fois son explication terminée, Natalia resta silencieuse quelques instants. Elle entendait, entre autre, le ''cliquetis'' de petits morceaux de métal tombant un à un dans une boîte, très certainement faite d'une matière similaire. La jeune russe se décida finalement à rouvrir les yeux, et tant pis si elle avait le loisir d'observer le corps d'Apollon du jeune homme. Même amoché, il avait toujours un certain charme. Ses muscles saillants étaient encore noircit par de la poussière tenace, bien qu'elle avait été en grande partie enlevée avec sa tenue. Natalia se surpris à avoir quelques tendres pensées à son égard, dans le genre de « j'espère qu'il se remettra vite » ou « Faites qu'il ne souffre pas trop ».

- Natalia : Faites attention à lui, quand même.

Ce n'était pas une menace, et ce n'était pas non plus un avertissement. C'est juste qu'elle assistait, impuissante, au travail du médecin, et qu'elle ne pouvait rien faire – qu'elle ne savait pas quoi faire.


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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:55

Alexander G. Steinberg a écrit:

    S'il ne se fiait qu'à son ouïe, et à l'absence d'échos de pas dans son dos - enfin si, mais trop peu pour qu'il s'agisse d'un véritable déplacement, Alexander pouvait déduire que la jeune femme n'avait pas perçu l'ordre implicite qu'il lui avait adressé, à savoir « Décampez. Merci. »« Je suis désolée, mais je ne compte pas bouger d'ici. C'est pour votre bien, vous comprenez. Et puis, je me sens obligée de veiller sur lui. »Le ton était sec, désagréable. Le médecin ne se formalisa pas pour si peu et préféra poursuivre sa tâche sans répliquer - bien qu'il songeait à juste titre être plus à même de veiller sur un blessé qu'elle ne l'était elle-même. Pour son bien, évidemment. Le docteur Steinberg commençait à se faire une petite idée de l'individu auquel il avait affaire - il avait déjà entendu parler de cette agent passablement... Réactif face aux médecins. Mais, du fait de la mutation régénérative de celui-ci, et n'étant pas le seul élément du corps médical à exercer au cœur du SHIELD, il ne l'avait encore jamais rencontré. Si cette personne était bien la même que celle étendue à quelques centimètres de lui, il priait pour que son inconscience persiste. Vraiment.« En fait, durant notre mission, j'ai été piquée avec une seringue. On pense que le produit était censé faire muter, puisque c'est ce que votre ex collègue, Caligo, a ensuite voulu me faire avec un échantillon du sang de l'agent Reecey... Après s'être révélé être une taupe. Enfin. A défaut d'avoir vraiment contenu de ce produit, la seringue était très mal désinfectée, et ma blessure s'est très vite remplie de... Pue, ou un truc dans le genre. Et Helm... L'agent Reecey m'a ouverte pour faire partir le pue, a passé du désinfectant et a bandé. »Un produit pour faire muter ? Le jeune homme fronça les sourcils, plutôt sceptique. Comment une telle chose pouvait-elle bien fonctionner ? Il faudrait peut-être lui faire une analyse de sang, si elle était en état de subir un prélèvement. Pour le moment, il lui fallait en finir avec ces satanés éclats. Après une harassante minute qui parut en durer plusieurs, au terme de laquelle une sorte de triangle métallique aux bords déchiquetés fut enfin extirpé de la chair sans amocher un veine voisine, le psychiatre soupira de soulagement. Le plus dur était achevé. Disposant soigneusement sa petite boîte métallique et le scalpel sur un plateau, il se saisit d'un flacon et de compresse puis entreprit de désinfecter chaque entaille, chaque déchirure de la peau que comportait le corps. Corps qui, dans un autre contexte, aurait sans doute paru à l'allemand d'un intérêt certain, surtout à un tel degré de nudité.« Faites attention à lui, quand même. »Elle s'adressa à lui tandis qu'il se redressait afin d'aller chercher du fil et une aiguille. Il leva vers lui ses yeux clairs apaisants. Elle était bien dévouée, tout de même...« Évidemment. C'est plutôt mon domaine. »Il se rapprocha à nouveau du blessé et débuta son travail de couture, mais crut tout de même bon de lancer, d'une voix relativement basse pour ne pas réveiller la bête :« Ne vous en faites pas. Sa mutation le remettra très vite sur pieds. Et puis... Je ne veux pas porter de jugement trop rapide, mais j'ai l'impression que vous veillerez sur lui plus qu'il ne le fera lui-même. Je me trompe ? »L'aiguille plongea à nouveau et trois fois, cinq fois, huit fois, puis d'autres encore, perça la peau et la chair afin de rapprocher les lèvres rosâtres des plaies, laissant, tout en brodant, apparaître point par point le fil noir. Cet exercice avait sur Alexander un effet étrangement apaisant. S'il y avait réfléchi un peu plus, il aurait pu trouver cela malsain.

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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:57



Je le surveille juste.
« Quoi d'neuf docteur ? »

Alexander & Natalia

Peut-être que Natalia profitait un peu trop de la situation. Peut-être qu'elle ne devrait pas en profiter autant, de la position de faiblesse dans laquelle se trouvait son chef et qu'elle ne devrait pas l'observer comme elle le faisait à présent – quoi qu'elle n'osait pas descendre les yeux plus bas que son nombril... Chaque chose en son temps. Et ne lui demandais pas ce que cette pensée voulait dire, car elle vous répondrait sur un ton feignant l'indifférence « Ça veut dire ce que ça veut dire, au sens propre comme au sens figuré, et dans les tous les sens du terme. » ; magnifique citation de Rimbaud. Elle espérait également que personne dans le coin ne puisse lire dans son esprit. NON, je vous arrête immédiatement, il n'y verrait RIEN de pornographique. Elle ne fantasmait pas sur Helmett, loin de là ; malgré la divagation de ses yeux sur le haut du corps nu de l'agent, toute son attention était portée sur les faits et gestes de ce Dr. Steinberg. Docteur Montage de Pierre. Celui-ci se redressa et leva vers elle ses yeux. Ils étaient calme, et avait presque un effet apaisant. Au moins, il était sûr de ce qu'il faisait, ce qui ne pouvait qu'une bonne chose, n'est-ce pas ?

Dr Steinberg : Évidemment. C'est plutôt mon domaine.

Natalia esquissa un léger sourire, alors qu'elle souffla par le nez, amusée. L'envie de s'excuser et d'avouer qu'il était sans aucun doute le plus qualifié pour ce boulot l'effleura un instant, mais elle fut soudainement bien plus préoccupée par le fil et l'aiguille qu'il avait en mains. Le « Mais vous savez, je pense qu'il n'en a pas vraiment besoin » resta coincé dans sa gorge, alors qu'elle frémissait et détournait les yeux, n'ayant pas vraiment envie de voir cette petite pointe de fer s'enfoncer dans la peau du mutant. Elle avait vu assez de boucherie pour aujourd'hui – et elle s'était même battu contre un bras séparé de son corps. S'il vous plaît, un peu de respect !

Dr Steinberg : Ne vous en faites pas. Sa mutation le remettra très vite sur pieds. Et puis... Je ne veux pas porter de jugement trop rapide, mais j'ai l'impression que vous veillerez sur lui plus qu'il ne le fera lui-même. Je me trompe ?

Natalia releva ses yeux bleus sur le jeune homme. Elle cligna des paupières plusieurs fois, alors qu'il continuait son travail de couture avec application, laissant le temps à la russe de réfléchir. Elle devait mesurer ses paroles, n'est-ce pas ? Elle ne savait pas pourquoi cette question la troublait. En fait, elle faisait ça naturellement – veiller sur les personnes qui lui sont proches. Helmett n'était pas spécialement proche d'elle, mais depuis plusieurs mois, ils étaient presque tout le temps fourré ensemble. Bon, par la force des choses, certes... Mais le fait était qu'à présent, elle faisait attention à lui. La brune pinça les lèvres, fourrant les mains dans les poches de son jean, et attendit qu'il ai terminé de coudre la plaie pour ne pas le déconcentrer.

Natalia : Je... Je n'y ai jamais fait attention, en fait. Elle haussa les épaules en regardant Helmett, avant de reporter son attention sur la Montage de Pierre. Je suppose que oui. Tyran est vraiment une tête brûlé. Il est casse-cou à un point... Mais en fait, je pense qu'il compte un peu trop sur sa mutation pour le remettre sur pied. Elle esquissa un léger sourire. Et puis, s'il ne prend pas soin de lui, il faut bien que quelqu'un le fasse à sa place, vous ne pensez pas ?

La jeune femme termina sa phrase sur un ton assez doux. Pas forcément envers son chef. Disons qu'elle-même n'avait, personnellement, rien contre les médecins en général, et encore moins contre celui-ci en particulier. Elle voulait essayer d'amener un peu de confiance. Après tout, ils étaient entre eux ici, et à part quelques ronflements, elle n'avait eu personne à qui faire causette depuis qu'ils avaient été placé ici. Et rien à boire non plus.

Natalia : Dites, vous n'auriez pas un peu de Vodka dans le coin ? demanda-t-elle d'un ton innocent.


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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:57

Alexander G. Steinberg a écrit:

    Le médecin ne pouvait guère faire grand chose de plus pour le blessé. Une fois tous les points nécessaires posés, il s'appliqua à ranger silencieusement son matériel, et à envoyer les objets anciennements stériles dans la corbeille appropriée. Une rapide vérification du pouls et de la respiration du mutant restait à effectuer, mais elle se voulait plus rassurante qu'autre chose et permettrait, éventuellement, d'anticiper une quelconque... Complication. Alexander avait tout juste sorti son stéthoscope que la jeune femme se remit à parler, l'empêchant d'écouter les pulsations de son patient. Mais il ne la fit pas taire. A quoi bon ? Tout cela n'était guère urgent.« Je... Je n'y ai jamais fait attention, en fait. Je suppose que oui. Tyran est vraiment une tête brûlée. Il est casse-cou à un point... Mais en fait, je pense qu'il compte un peu trop sur sa mutation pour le remettre sur pied. Et puis, s'il ne prend pas soin de lui, il faut bien que quelqu'un le fasse à sa place, vous ne pensez pas ? »Alexander haussa légèrement les épaules – sans doute, elle avait raison. Il ne savait pas trop, au fond. Dans le même temps, un sourire naquit sur ses lèvres – Tyran ? Sacré surnom. Au moins, on savait à quoi s'attendre... Le psychiatre examina rapidement l'agent inconscient et, une fois la non-gravité de son état assurée, se releva, se préparant à partir. Tout ce qu'il fallait à présent, c'était le laisser se reposer. Et, de préférence, ne pas se trouver en sa présence lorsqu'il referait surface - apparemment, il avait une sacrée dent contre les médecins en gégéral.« Dites, vous n'auriez pas un peu de Vodka dans le coin ? »Eh bien... Ça, au moins, c'était incongru.Posant sa main entre les omoplates de la jeune femme, Alexander la poussa doucement vers la sortie et ferma la porte derrière avec un rire silencieux.« Non... Pas d'alcool ici. Sauf si vous souhaitez boire le désinfectant, bien sûr. »Ah oui. Le désinfectant.Après avoir rapidement fait signe à l'agente de l'attendre, le médecin fila chercher ledit flacon de produit avant de s'occuper de la... Disons, piqûre lacérée. Allez, hop, nettoyage, bandage. C'est sans doute loin d'être agréable – ça doit piquer un peu, mais bon, on est des agents ou des enfants ? Il faut ensuite à Alexander quelques instants de réflexion. Si l'espèce de sérum injecté par ce... Ce... Ce moule à gaufres de Caligo se révélait effectivement inefficace, il 'y avait probablement aucun danger... Mais tout de même. L'agent devrait attendre encore un peu avant de se faire servir un verre.« J'aimerais vérifier que des choses étranges ne se  baladent pas dans votre sang. (Il lui montra une porte sur sa gauche) Avancez donc par là. Je vais juste vous en prendre un peu... Vous n'êtes pas de ces gens qui ont peur des aiguilles, au moins ? »

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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:57



Je le surveille juste.
« Quoi d'neuf docteur ? »

Alexander & Natalia

Natalia pencha légèrement la tête sur le côté après avoir demandé au médecin s'il n'y avait pas un verre de Vodka dans le coin. Apparemment, ce n'était pas une question que ses patients posaient tous les jours ; et c'était fort dommage. Dans le cas contraire, elle aurait peut-être eu droit à un petit verre, et non pas la proposition d'avaler du désinfectant. Elle aimait la Vodka (comme tout russe qui se respecte), mais elle n'était pas alcoolique – pas au point de vouloir boire de l'alcool de médecine, du moins. Elle buvait de la Vodka pour le goût, et non pour l'alcool... En général. Bon, elle devait l'avouer, cette fois, c'était peut-être pour les deux raisons qu'elle en avait désiré un peu.

Quand Alexander posa ses mains dans son dos et la poussa vers la porte, elle fronça les sourcils. Et, finalement, quand la fit sortir de la chambre, elle se retourna vers lui en fronçant les sourcils, les yeux pétillant de colère. Oh ! Il n'avait pas le droit de la faire sortir de la chambre comme ça ! Elle y avait aussi son lit, et elle devait veiller sur Helmett ! Elle lança un regard aussi sombre que la Dame en Noire (et même plus si cela est possible) au médecin, mais resta sage et se promis de retourner au chevet du malade le plus rapidement possible. Après tout, elle y avait également ''son lit''. L'homme lui fit signe d'attendre et, agacée, elle croisa mais, au lieu de l'attendre sagement, elle fit demi-tour de retourna dans la chambre. Elle s'approcha du lit de son chef à grand pas et elle l'observa quelques secondes, avant de prendre timidement le draps pour le remonter jusqu'à la base de son cou. Elle déposa un rapide baiser sur son front en lui demandant de se remettre vite et bien et, tout ceci fait, elle ressortit et s'adossa contre le mur, l'air de rien ; le docteur ne mit pas longtemps avant de revenir.

- Dr. Steinberg : J'aimerais vérifier que des choses étranges ne se  baladent pas dans votre sang. Avancez donc par là. fit-il en désignant une porte sur la gauche Je vais juste vous en prendre un peu... Vous n'êtes pas de ces gens qui ont peur des aiguilles, au mkoins ?

Natalia esquissa un sourire presque hautain, leva un sourcil et répliqua ;

- Natalia : Peur des aiguilles ? Pensez-vous réellement que je puisse avoir peur des aiguilles, Docteur Montagne de Pierre ?

Se rendant compte que son agacement était à son paroxysme et était, de ce fait, presque palpable, l'agente délia ses bras et détendit légèrement son sourire, avant de lui adresser un clin d'œil entendu. Non non, elle ne venait pas de ''l'insulter'' ; ce n'était qu'une petite blagounette toute mignonne et gentille. Ahem. La russe avança donc sur la gauche, ouvrit la porte et pénétra dans la salle, attendant le médecin et sa « terrible » aiguille.


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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:58

Alexander G. Steinberg a écrit:



    Oh, ce petit air snob.« Peur des aiguilles ? Pensez-vous réellement que je puisse avoir peur des aiguilles, Docteur Montagne de Pierre ? »Face à cette réflexion ô combien originale, le psychiatre se contente d'un petit sourire distrait – et un brin agacé. Qu'est-ce qu'elle se figurait ? Qu'il n'avait pas déjà goûté à toutes ces blagues qui finissaient par lui porter sur les nerfs ? « Hé, la Montagne ! » - hé, gros malin - « Montagneuh de Pierreuh ! » - va te faire voir - « Il va s'en remettre, votre fils, il est solide comme un roc, pas vrai ? » - et vous trouvez ça drôle ? Pas lui. Cela étant, il la suit, referme calmement la porte derrière lui, mais ne va tout de même pas jusqu'à lui proposer un siège – ce n'est pas que son comportement ne lui plaît pas, mais presque. Et puis, d'ici à ce que madame se sente accusée de faiblesse... Il se contente, rapidement et sans un mot, de remonter la manche de la demoiselle, de lui planter une seringue dans le bras, un peu au-dessus du coude, et de lui soutirer avec attention quelques centilitres de sang rouge vif. Une fois le fluide vital transvasé dans un petit tube à essai, ce dernier rejoint la poche d'Alexander – il prendrait la direction du laboratoire sous peu. Un petit sparadrap sur la marque de piqûre, et tout ce qui concernait les deux agents fut terminé. Mission accomplie, en somme. « Très bien, mademoiselle Sans-Peur. Vous êtes libre d'aller boire votre vodka en paix... Ou de retourner surveiller votre supérieur. Je vous ferais convoquer si quoi que ce soit s'est retrouvé dans votre sang alors qu'il n'avait rien à y faire. »Mais cela aussi, vous vous en fichez, peut-être ? Le docteur aimerait poser la question. Par jeu. Par pure provocation, aussi. Seulement, il ne le fait pas. Diplomatie oblige. Son regard en dit peut-être long, mais lui seul trahit sa malice. C'est vrai, quoi, quelle est-elle, sa petite faiblesse, celle de cette femme ? Après cela, un dernier regard circulaire sur la pièce, un regard jeté à l'agent, et il ne lui reste plus qu'à désigner la porte d'un geste de la main en attendant le départ de l'agent. Tout ce qui lui restait à espérer était que l'armoire à glace évanouie ne vienne pas lui chercher des noises. A ce que l'on disait, il n’aimait pas vraiment - non, vraiment pas - le personnel médical.  

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MessageSujet: Re: 02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !   Dim 16 Nov - 0:58



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« Quoi d'neuf docteur ? »

Alexander & Natalia

Au vu de la réaction du médecin, ce n'était certainement pas la première fois qu'on lui servait quelques jeux de mots en rapport avec son nom de famille. En fait, cela aurait même été étonnant si ça avait été le cas ; Natalia n'était pas spécialement innovatrice en la matière et ce qui l'embêtait le plus, c'était qu'elle s'était laissée emporter. L'agente n'était pas friande de ces 'insultes' personnelles... Enfin bref.

Une fois dans la pièce, Natalia se retourna vers le docteur alors que celui-ci refermait la porte. Il s'approcha ensuite d'elle, remonta sa manche et enfonça une seringue dans son bras. La jeune russe serra les dents en restant impassible, un regard sans expression posé sur le liquide rouge qui reposait à présent dans un petit tube à essaie... Son ADN entier contenue dans un si petit récipient, et gardé par le médecin. Un peu comme celui qui reposait dans l'une des multiples poches de sa tenue d'espionne. Il ne manquait plus qu'Helmett ai un échantillon de sang de Steinberg pour que la boucle soit bouclé ; et qu'un cercle vicieux se mette en place... Ce qu'il valait mieux éviter, au fond. La brunette hérita d'un pansement, ce qui lui tira une légère grimace. Un pansement... La honte.

- Dr. Steinberg : Très bien, mademoiselle Sans-Peur. Vous êtes libre d'aller boire votre vodka en paix... Ou de retourner surveiller votre supérieur. Je vous ferais convoquer si quoi que ce soit s'est retrouvé dans votre sang alors qu'il n'avait rien à y faire.
- Natalia : Merci Docteur. fit-elle avec un sourire légèrement forcé.

Évidement, qu'elle allait retourné surveiller son supérieur. Et tant pis pour sa Vodka – même si elle l'appelait. Elle ne pouvait décemment pas laisser le pauvre Helmett tout seul. Trop de risques et, après réflexion, pas que pour le corps médical. Tyran dans les pommes et hospitalisé, en prime ? C'était le système solaire qui était en péril... Bon, ok, elle exagérait peut-être un peu. Elle suivit du regard la porte désigné par la main du médecin.

- Natalia : Je vais retourner à son chevet. Vous saurez où me trouver... soupira-t-elle en s'avançant vers la porte. ... Je suis désolée, pour tout à l'heure. Je n'ai pas été très... Avenante, on va dire. Sans doute le contre-coup, et le stresse, et... Elle fronça les sourcils contre elle-même. Je vous assure, ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre ! Ok Natalia, tais-toi un peu, ça vaudra mieux. Elle secoua la tête et retrouva un petit sourire. Enfin. J'suis l'agent Alinovitch ; nom de code Quantum. Mais j'imagine que c'est loin d'être notre dernière rencontre, alors Natalia fera tout aussi bien l'affaire.

Oui, elle essayait d'être gentille. Et peut-être espérait-elle secrètement pouvoir épargner le médecin. Et se faire de nouveaux amis. Et... Enfin bref, Natalia lui offrit un dernier petit sourire avant de sortir de la pièce, pour regagner la chambre d’hôpital de son chef.


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© Lou'

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02 - Ce n'est qu'une question de surveillance, rien d'autre !
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