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 Legaën

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Dukett
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Messages : 385
Date d'inscription : 13/06/2012
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MessageSujet: Legaën   Dim 17 Juil - 14:04




Feat. Tom Hiddleston ; Dukett & Tumblr
Legaën le Bel Illettré





Qui êtes-vous ?

▲ Race : Semi-Elfe
▲ Alignement : Loyal - bon
▲ Emploi : Homme à tout faire (garde rapprochée, messager, amant) d’Azgarâth
▲ Royaume : Harlond
▲ Âge : 69 ans
▲ Orientation sexuelle : Pansexuel
▲Statut : Erotomane ; il est persuadé qu’Azgarâth l’aime d’un amour sans aucune limite, certainement à la hauteur des sentiments et de l’admiration que lui éprouve pour elle.
▲ Arme : Une épée à une main, ainsi qu’un arc et un couteau de chasse, voire une dague…
▲Niveau: Moyen +



La première chose à dire, peut-être, sur Legaën, ou du moins l’un des traits de caractères marquant du semi-elfe, est son illettrisme. Tout à fait ; on ne peut pas tous tout avoir dans la vie, et la Beauté (avec un « B » majuscule, s’il vous plaît), et la culture des Lettres, et les instincts de chasseur. Là où d’autres apprenaient tantôt à se battre et tantôt à lire et écrire, Legaën n’a appris que l’art de la chasse et du combat. Il a également pris conscience de sa beauté, lui donnant un côté précieux… Et si les elfes brillent, alors Legaën doit aussi briller avec force même en ne l’étant qu’à moitié. Il fait en effet attention à toujours être impeccable lorsque la situation s’y prête… Car il a bien conscience de la vanité que cela serait sur un champ de bataille ; ainsi, être couvert de boue ne le dérange pas non plus. Tout dépend des circonstances, et il ne faut pas tout mélanger. Ce sont d’ailleurs ses cheveux qui ont droit à tous ses soins et toutes ses attentions plus que le reste (comme quoi, la génétique elfique est belle et bien présente).

Mais Legaën sait mettre son ego et sa dignité de côté pour servir au mieux les désirs d’Azgarâth. Car, même en oubliant que ce bel illettré est érotomane (oui, il a vraiment tout pour plaire), sa loyauté est sans faille à qui l’obtient. En l’occurrence, actuellement, à sa « reine » avant, envers et contre tout. Jamais il ne la trahira et elle peut avoir en lui une confiance absolue. Car une fois que l’on a acquis et la sympathie, et la confiance du semi-elfe, douter de lui n’est plus permis. Il faudra également y aller fort pour perdre son affection, lui qui voudrait trouver le bon au fond de chaque être (exception faite des Orcs, évidemment). Mais cela ne veut pas dire pour autant que Legaën est un gentil toutou obéissant, comme son illettrisme ne signifie pas qu’il soit bête ; au contraire, il est même plutôt intelligent, bon stratège, et il saurait même combler son illettrisme s’il s’en donnait le temps et la peine. Il ne redoute pas non plus de donner son avis à Azgarâth si les décisions de cette dernière ne lui semblent pas être les bonnes ; mais si discuter ne sert à rien et que la belle reste campée sur sa position, alors il se pliera à sa volonté.

Néanmoins, Legaën est loin d’être un être niais et d’une pureté innocente. Il a connu la guerre, et tout ce que cela implique et, même si cela va à l’encontre de son idéal de vie, il sait mentir, manipuler, tromper. Il faut que cela serve ses idéaux, ou sa maîtresse, mais il en est alors totalement capable et généralement sans aucune once de culpabilité une fois le travail fait (c’est pour la bonne cause !). Par ailleurs, Legaën apprécie les tavernes : en plus d’être toujours de bonnes sources d’informations, il y apprécie l’alcool et les femmes (du rhum, des femmes et d’la bière nom de Dieu !)… C’est parfois le meilleur moyen de se tenir informé des sentiments du peuple à propos d’une multitude de choses…

Info 1 ▲ Legaën est plus ou moins analphabète. S’il parvient à déchiffrer des mots en prenant son temps, écrire est une toute autre paire de manches… De là où il vient, personne n’a jamais jugé utile de l’y éduquer ; et si aujourd’hui il le regrette parfois quelque peu, il n’a que quelques bases très rudimentaires… Pour dire, un Warg lit mieux que lui. En revanche, auparavant chasseur avant de devenir la garde rapprochée d’Azgarâth, il est plutôt doué en calcul et à une excellente mémoire.
Info 2 ▲ Il a pris l’habitude, quand il chassait, de prendre quelques secondes pour se recueillir après avoir abattu un animal, afin de rendre un dernier hommage à celui-ci. Il essaie de faire pareil lorsqu’il s’agit d’Hommes, mais ce n’est pas toujours facile.
Info 3 ▲ S’il est l’amant de sa reine, Legaën est également érotomane ; il est persuadé qu’elle est folle de lui, mais qu’elle ne le montre pas en raison de son rang… Naïf, un peu sans doute, de même qu’il est aveuglé par l’admiration qu’il porte à sa reine ; elle a, à ses yeux, toute légitimité à gouverner… Et n’allait pas croire que cette admiration est feinte ou intéressée ; il pourrait perdre tous ses « avantages » que sa reine brillerait toujours autant à ses yeux.

Info 4 ▲ Il a le corps strié de cicatrices, qu’il a reçu d’un ours. J’aimerai fort bien vous raconter dès maintenant comment cela est arrivé, mais je ne voudrai point vous gâcher la surprise, et vous laisse donc vous reporter à l’histoire de ce brave garçon.


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Dernière édition par Dukett le Dim 17 Juil - 14:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Legaën   Dim 17 Juil - 14:04


Quelques questions pour vous...

▲ Il y a sept ans, les nains ont repris la montagne, Smaug a ravagé une partie du monde et nains, humains et elfes se sont alliés face à la menace du Mal lors de la bataille des cinq armées...Et vous ? Vous faisiez quoi ?

Il y a sept ans, déjà, j’étais sous les ordres d’Azgarâth. Ma reine (quoi, comment ça elle n’en est pas une, encore ? Peu importe, elle sera toujours la plus légitime à mes yeux, ce qui fait d’elle une reine, en tout temps, point) partait « en vadrouille » et, moi, j’étais fidèlement à son côté pour la protéger de quelque danger pouvant se dresser devant elle… Quoi qu’elle n’est en réalité pas vraiment besoin de moi pour se défendre. C’est une femme forte, vous savez. Certain hommes n’aiment pas ça, préfère que les femmes leur reste « inférieures » ; vraiment je ne les comprends pas : quoi de plus beau, de plus gracieux qu’une femme sachant se défendre et ne baissant pas le regard devant un homme ?

▲ Durant l'intrigue n°2, que faisiez-vous ?

Réfléchissez. Devinez. Bingo – j’ai combattu, évidemment, aux côté d’Azgarâth et de la nouvelle reine du Gondor… Elewyn. Une femme – voilà de quoi me satisfaire – mais surtout une enfant… Alors certes, j’aimais voir que cette société patriarche changeait lentement (et oui, je suis bien un homme, un vrai), mais de là à placer une gosse sur le trône… Savaient-ils ce qu’ils faisaient ? Remarque, si cela permettait à la magnifique Azgarâth de prendre le trône, alors ma foi. Oui, j’ai encore quelques notions de géopolitique à apprendre… Cela me passionne plus que la lecture, si vous voulez tout savoir – puis ce n’est pas comme si je faisais beaucoup d’effort pour ne plus être illettré. Enfin bon : la cape rouge claquant au vent et monté sur mon blanc destrier…

Ah oui, mais je manque de précision ; disons que les festivités ont été interrompues par l’arrivée d’un Emissaire de Sauron… Oui, de Sauron, exactement, que la toute jeune reine tua, d’ailleurs. S’ensuivit une sorte de panique frénétique ; il fallait défendre Osgiliath. Quoi de mieux qu’une bonne bataille pour débuter son règne ? Elle faisait une entrée remarquée sur le trône, tout du moins… La bataille fut rude, mais les troupes ennemis ont été déjoués ; et malgré la perte de beaucoup de soldats, voire même des êtres chers.


▲ Sauron est de retour en Mordor et a quitté sa couverture du nécromancien; le Khand soutenu par certains royaumes d'Harad et du Rhûn a déclaré la guerre au Gondor, tandis que le Rohan et le pays de Dun cherchent une solution à leur conflit éternel : cette géopolitique pessimiste, vous y participez comment ?


Sous les ordres de « ma reine ». J’étais fier, tellement fier de ses prouesses, de ce parricide qu’elle avait commis… Chose que je n’approuvais pas en temps normal, mais comment lui en vouloir alors qu’elle ne faisait que prendre ce qui lui revenait de droit, alors qu’elle s’assurait simplement que la place ne revienne pas à ce frère aveugle sorti de nulle part ? Il ne lui reste qu’un petit pas à faire. Une seule marche à franchir avant d’enfin avoir le trône pour elle, et elle seule ; tuer ce frère inconnu. Oh, comme j’aimerai être celui qui, pour elle, enfoncerait son épée jusqu’à la garde dans ce corps qui partage son sang. Après, en ce qui concerce tout ce qui est géopolitique… J’ai peur de ne pas être vraiment objectif. J’apprends, j’aime ça, je trouve tout cela passionnant mais… Je suis quelque peu handicapé et par mon illettrisme et par mon admiration pour Azgarâth. Enfin. Ce n’est pas comme si cela me dérangeait réellement.

▲ Quels sont vos objectifs pour les prochaines années, vos rêves et plans pour l'avenir ?

Avec tout ce qui se passe en ce moment, je n’y ai pas réellement réfléchis. Peut-être qu’un jour, il faudrait que je me décide à choisir entre mon côté humain et mon côté elfique… Mais disons que, pour mettre les choses au clair, je ne me vois pas vraiment elfe. Je veux dire… Regardez-les ces êtres de lumières rigides comme s’ils avaient un balais dans le… Hum, bref. Ils sont beaux, magnifiques, je les admire, mais je ne doute pas une seule seconde qu’un illettré comme moi souffre de sa différence. Oh, je m’imagine fort bien que, ne me voyant pas idiot, ils s’appliqueraient à remédier à cela. Mais passer le reste de mon temps à lire, faire de la musique, chanter ou observer la nature en proférant quelques profondes et philosophiques paroles ? Pas trop mon truc.

En revanche, si je ne suis pas encore totalement décidé, c’est qu’il y a tous de mêmes plusieurs avantages à choisir son côté elfique. Et je ne parle pas de l’admiration que suscite la pointe de mes oreilles auprès de la gente féminine, non (vous savez à quel point c’est sensible ? Non ? Dommage. Tentez, si vous en croisez un et que vous devenez intimes). Non, disons plutôt que je m’accommode assez bien de cette jeunesse éternelle dont je suis encore, actuellement, l’objet. Cela me permet, entre autre, de rester aux côtés de ma reine et de la servir fidèlement. Mais mon admiration pour les elfes – pour mon père – et cet idéal qu’ils représentent en tant que guerriers hors pair… Ouais, cela a aussi de quoi me faire hésiter.

Eh ! Avec un peu de chance, je mourrai glorieusement au combat et je n’aurai pas besoin de choisir.



Quelle est votre histoire ?

▲ Elle doit faire un minimum de 30 lignes

Ses bottes s’enfonçaient dans les hautes herbes, au rythme de ses pas. Lentement, sans bruit, chasseur en approche de sa proie. Le dos courbé, penché en avant pour rester camouflé, la respiration lente… Fléchissant les genoux, avant de donner une impulsion, Legaën sauta sur sa cible, qui se retourna d’un même mouvement pour l’attraper au vol. L’enfant pris un air vexé en se débattant faiblement, avant de rire un peu en s’accrochant au cou de son père. Un grand elfe, aux yeux d’un vert étincelant et aux cheveux d’albâtres. Il avait un sourire amusé sur les lèvres, et un peu de boue – provenant certainement des bottes de son fils – mais gardait toujours, et en toute circonstance, un air digne.

« Tu fais encore un peu de bruit, mon Elanor. Mais je suppose que mon ouïe est plus fine que celles de tes futures proies.
- Arrête de me donner un nom de fleur ! »
bougonna l’enfant en fronçant un peu le nez.
« Ca ne te gêne pas, d’habitude. Tu préfères mon Etoile-Soleil ? »

La grimace que tira Legaën, avant d’avouer préférer Elanor, manqua d’arracher un petit rire à son père qui se contenta d’agiter silencieusement ses épaules, avant de se relever, portant l’enfant d’un bras, levant l’autre vers la forêt.

« L’art de la chasse est précieux, Elanor. C’est ce qui te permettra de survivre, où que tu sois. »

Legaën tendit un bras dans la même direction que son père, la bouche en « o », l’air impressionné.

« Où que je sois ?
- C’est exactement cela. Allez, Maman va nous attendre, et tu sais bien qu’elle ne plaisante pas avec l’heure du dîner. »


Le petit semi-elfe gloussa dans les bras de son père, avant d’opiner du chef.




« Tu sais que je ne t’oublierai jamais, Ellena. »

Legaën, monté sur la pointe de ses pieds, écoutait à travers la porte en retenant son souffle. Il l’entendait, souvent, cette phrase. « Tu sais que je ne t’oublierai jamais, Ellena. Je t’aime, tu es mon unique amour. Tu le sais. » Longtemps, il n’avait pas compris, mais il lui semblait qu’à présent il était en mesure de se rendre compte de ce que cela signifiait, exactement. Sa mère était une humaine, elle était mortelle… Quant à son père, elfe… Evidemment. Souvent, sa mère se mettait à pleurer et, petit, alerté par le bruit, Legaën arrivait en trottinant. Ellena chassait rapidement ses larmes en souriant à son fils. Son père avait beau dire – et être tout à fait honnête sur cela de par sa nature elfique – qu’Ellena était son seul amour et qu’il ne l’oublierait jamais, le jeune homme d’à présent seize ans comprenait les craintes de sa mère, et sa douleur de savoir qu’elle allait un jour abandonner celui qu’elle chérissait. La seule consolation qu’elle y trouvait, lorsqu’elle posait ses yeux sur leur fils, c’est qu’au moins ils seraient toujours là l’un pour l’autre, même lorsqu’elle ne serait plus.

Legaën s’écarta de la porte en bois pour s’asseoir sur son lit. Un livre y était ouvert, posé sur les pages, et il soupira en laissant son regard glisser dessus. Il n’y comprenait rien. Parce qu’il ne voulait rien y comprendre, d’après sa mère, bien plus préoccuper par la chasse. Et de plus en plus par les demoiselles. « Tu es un homme, à présent, mon fils ; cependant, je te préviens. Mets une seule de ces filles enceinte, une seule tu m’entends ?, et je te renie. » Sur le coup, ça avait semblé très important à Legaën, peut-être plus que la chasse, plus que tout – et ça l’avait choqué, aussi. Aujourd’hui, cela ne lui semble plus « important », juste « normal ». Ce n’est pas une faveur accordée aux femmes que de faire attention à elles, que de ne pas les forcer à faire ce qu’elles ne veulent pas, que de ne pas les faire tomber enceinte quand on ne désire pas les épouser, que de les considérer comme son égal. C’était juste normal, pas extraordinaire, normal. Malheureusement pas assez pour tous… Il entendit la porte se refermer, doucement. Sans doute Lorond – son père – était-il parti récupérer les animaux pris dans ses pièges. Legaën sortit doucement de sa chambre pour prendre sa mère dans ses bras et la réconforter. Ses parents ne se disputaient pas, jamais, mais leur race respective les rendaient parfois tous deux un peu mélancoliques.

« Tu viens, ‘man ? On va faire une tarte »

Comme à son habitude, elle lui offrit un large sourire, les yeux légèrement embués. Au moins ne pleurait-elle plus.

« Oui, tu as raison, mon petit ange. Ton père sera content. »


Il avait vingt ans, et il dansait autour d’un grand feu, une jolie demoiselle à son bras. Elle semblait émerveillée par ses grand yeux verts, la pointe de ses oreilles et ses longs cheveux ondulés – comme toujours. Elle avait un sourire adorable et des petits yeux noisette au fond desquels brillaient une lueur taquine, déterminée. Elle s’amusait. Lui aussi. Ils en avaient conscience, l’un et l’autre, et c’était cela qui était merveilleux. Ellena veillait sur son fils, cependant. Ou le surveillait, selon le point de vue, comme la plupart des mères observeraient leur fils, grand et gracieux, danser.

Ce ne fut malheureusement pas au goût de tous ; le frère de la demoiselle sorti des rangs pour repousser le cavalier de sa sœur, avec assez de violence pour que – surpris – Legaën ne tombe à terre. Les bagarres de ce genre n’étaient pas rares, au village, et étaient généralement rapidement conclue, pardonnée, puis oubliée.

« Touche pas ma sœur, semi-elfe, ou tu pourras plus te reproduire. » cracha le costaud, fils du boucher. Comme Legaën ne répondit pas, et ne montra aucun signe d’agressivité, son opposant donna un coup de botte sur son torse pour le repousser à terre ; « Tu sais pas te battre en plus ? »

La réponse fut immédiate. Et inattendue. Ellena était sur eux en moins de deux, attrapant sans gêne l’épée qu’un des hommes observant ce combat de coq avait à son côté, surprenant tout le monde. La lame à quelques centimètres de sa gorge, le regard brûlant, elle répondit avec une colère froide ;

« Touche pas mon fils, parce que moi c’est pas tes couilles que j’vais couper, crétin. »

Legaën écarquilla les yeux. Pas choqué par le langage de sa mère – quoi qu’il ne l’ait jusqu’à présent jamais vu que comme une femme douce et attentionnée – mais plutôt impressionné par ce revirement de situation. Elle lui semblait encore plus forte, encore plus courageuse. Son enseignement à propos de la gente féminine, et du fait qu’une femme vaut autant qu’un homme – tout ça prenait soudain tout son sens à ses yeux. Ellena tendit la main vers son fils, sans lâcher l’autre du regard ; Legaën s’en empara pour se relever ;

« Je pouvais me défendre seul, tu sais…
- Et je peux défendre mon fils, et lui apprendre à se battre contre les hommes ! A la maison, maintenant ! »


Son ton était dur, et elle repoussa son fils qui fila chez eux. Elle regarda calmement celui qu’elle menaçait, toujours avec cet air froid et sévère, avant de reculer, rendant l’épée à son propriétaire. Elle rentra également chez eux, et croisa les bras sur son torse.

« Vingt ans que ton père me fait la guerre pour que tu sois pacifiste. Pacifisme de merde, oui. C’est pas de ta faute, trésor, mais on va arranger ça. Tu ne veux pas apprendre à lire ? Il va te falloir apprendre à te battre, et pas seulement à chasser.
- Tu sais te battre, ‘man ?
- Evidemment, que je sais me battre. Je suis fille de forgeron, quelle honte cela aurait été ! »





Juché sur un arbre, Legaën attendait sa proie. Son arc était bandé, prêt à tirer. Il fallait juste que l’énorme mammifère se pousse un peu, qu’il ne risque pas de tomber à portée de patte. Parce qu’un coup de pattes d’ours… Ca fait rarement du bien. Retenant sa respiration, il attendit. Jusqu’à ce que la flèche parte – mais pas pour les bonnes raisons. La branche sur laquelle il avait grimpé, trop fragile, avait fini par céder, et le semi-elfe était tombé droit sur le dos de la bête enragée. Malgré le choc de la chute, qu’il devait déjà encaisser, il réussit à esquiver un coup de pattes qui aurait dû être mortel mais qui ne fut que grave. Le combat ne dura pas longtemps – il n’aurait pas duré longtemps, dans tous les cas, et aurait certainement dû se solder par la mort du semi-elfe s’il n’avait pas, par un heureux hasard et un réflexe plus heureux encore, enfoncé sa dague dans le cœur de la bête qui se dressait au-dessus de lui.

Roulant plus loin, sur le côté, en sang, et sale, il eut un moment l’envie de ne plus bouger. De fermer les yeux, d’attendre que cela passe – mais il savait bien que cela ne passerait pas et qu’il succomberait certainement à ses blessures. Alors, il fit l’effort de se relever et de se traîner jusque chez lui.

Ellena cru que son cœur allait la lâcher lorsque son fils, bien qu’ayant presque trente ans et elle une quarantaine bien entamée, rentra dans cet état à la maison. Les yeux de son père, bien que moins expressifs, étaient eux aussi empreint d’inquiétude. Et de fierté. Son fils avait survécu à un ours – et après s’être assuré qu’Ellena avait de quoi s’occuper convenablement de leur enfant, il alla s’occuper lui-même de la carcasse.




Les flammes dévoraient sa maison. Avec un cri de douleur, Legaën abandonna le fruit de sa longue chasse de plusieurs jours, et se précipita vers la maison. La moitié du village flambait, mais il avait aperçu beaucoup des villageois à l’extérieur, blessé pour beaucoup. Bravant les flammes, il avait trouvé le corps de ses parents, tué dans leur sommeil. Son père avait un air digne jusque dans la mort… Au moins étaient-ils morts, ensembles. On dû le sortir de force, avant de lui expliquer la situation ; un groupe de bandits est tombé sur le petit village au petit matin, tuant les premiers habitants dans leur sommeil avant que les autres ne soient réveillés par le vacarme. Le groupe de bandits avaient ensuite commencé à mettre le feu, tout en se battant contre les villageois attaqués. Il y avait eu des blessés, des morts, une fille enlevée…

Legaën chancela. Puis il prit la plus grande décision de sa vie ; poussée par le chagrin et la colère, il décida de partir. De quitter le village, les villageois, de se diriger vers Harlindon. De refaire sa vie.




Il tenait son épée, bien droite devant lui. L’entraînement du jour ressemblait de plus en plus à un jeu. Azgarâth, la fille du gouverneur, se battait contre lui. Une vraie tigresse ; la grâce et la dangerosité incarnée. Legaën avait su entrer dans l’armée d’Harlindon, briller par ses capacités, et parvenait même à tenir tête à la belle dame. Peut-être parce que, lui, cela l’amusait. Il se moquait éperdument d’être mis en déroute par une femme – et quelle femme ! – là où ses camarades se sentaient traîné dans la boue. Homme, Femme, tant que l’épée fend l’air et la chaire, quelle différence ?

Il fit pivoter sa lame vers son adversaire, mais elle le prit de vitesse ; les lames s’entrechoquèrent et, dans l’élan donné par la demoiselle, le semi-elfe posa un genou à terre. Sentant le fil de la lame se poser délicatement contre son cou, un sourire s’étira sur ses lèvres, avant qu’il ne laisse échapper un léger rire. Peut-être ses camarades allaient-ils se moquer de lui mais, eh, il avait fait durer le combat. Plus que la plupart d’entre eux – et il était fier. Fier et heureux ; tout en restant sérieux, il ne s’amusait jamais autant que quand Azgarâth le provoquait en duel.

« Relève-toi, et suis-moi. » lui fit-elle en reculant. « J’ai quelqu’un à balancer par une fenêtre. »

Legaën hocha la tête en se redressant rapidement, ôtant sa chemise de lin d’un même mouvement pour s’éponger le visage avec, dévoilant son corps striés de cicatrices et le petit tatouage en forme de lézard niché au creux de ses reins. Une histoire de vol et autre, dont il n’était pas spécialement fier, avant qu’il n’ait rejoint l’armée. Ce tatouage – bien que résultant de cette période « sombre » comme il dirait – ne le rattachait heureusement à aucun groupe… Il rappellerait peut-être juste à quelques-uns que « la Salamandre » était passée chez eux, un jour. Mais pour l’heure, il se devait de suivre la Dame, et de faire « passer quelqu’un par une fenêtre ». Il ne se doutait pas, pour l’heure, que cela fut vrai. Mais il obéirait sans hésiter.




Une cape rouge claquait dans son dos, dans le vent qui faisait danser ses bouclettes. Un large sourire s’étendait sur son visage, et tendait à s’élargir un peu plus lorsqu’il croisait le regard de « sa reine ». Il était devenu sa garde rapprochée. Très rapprochée, soit dit en passant. Il reporta son regard droit devant lui – c’est bientôt l’heure. Bientôt, la nuit s’abattra sur Harlindon. Et la mort noire donnera des ailes à la future reine.


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Legaën
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