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 ▬ Journal Intime de Mike J. Hammond

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Mike J. Hammond

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Messages : 13
Date d'inscription : 15/09/2016

MessageSujet: ▬ Journal Intime de Mike J. Hammond   Ven 16 Sep - 0:02





18 Janvier 2016
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Me voilà de retour chez moi, après un séjour (bien trop court à mon goût, pour une fois) à Chicago. Voyage de routine, vous savez, je commence à avoir l’habitude ; exposition, conférences… L’affaire d’une petite semaine, généralement, même si sur les sept jours, je n’étais généralement occupé que deux ou trois…  Ça avait toujours été un peu long, mais pas cette fois. Parce que cette fois j’avais eu Caelan avec moi ; mon petit-ami. Il est vraiment mignon, il a un petit cœur en sucre et je l’adore. Même s’il a pu penser un instant que je ne le reverrai pas – oh ! Je ne serai pas rentré chez moi « comme ça » si je n’avais pas voulu le revoir. Comme ça, c’est-à-dire : je n’aurais eu aucun scrupule à m’envoyer en l’air avec lui-même s’il était ivre, et rendu audacieux par cette ivresse. Merde, je fais vraiment des efforts, parce que j’ai tout sauf envie de le brusquer… Il est beaucoup trop mignon pour ça. Et puis, il a déjà assez à faire avec ses patients, alors même si dois finir frustré – ce que je suis un peu, au fond – ce n’est pas grave. J’attendrai le temps qu’il faudra, parce qu’il le vaut bien.

Oh, peut-être qu’il attend que je le pousse un peu ?... Non – non. Je ne crois pas. Puis même si c’était le cas, je crois que je préfère que ça vienne de lui : pas que je ne fasse rien, au contraire. Rien de trop poussé, on va dire, j’essaie juste de… Le détendre un peu. De lui faire comprendre qu’il n’a rien à craindre avec moi et, surtout, qu’il n’a pas à avoir honte de lui. Je m’en fiche qu’il se prostitue, ça ne change pas qui il est. Enfin, au fond, je m’en fiche pas vraiment, je m’inquiètes même pour lui, mais… Je vois pas pourquoi ça m’empêcherai de l’aimer, de vouloir de lui… Bon d’accord, ça ne me plaît absolument pas d’imaginer mon Caelan dans le lit d’un autre, mais, étrangement, je ne suis pas jaloux pour autant… Juste inquiet pour sa santé – et morale, et physique. Parce que je sais qu’il n’y va pas vraiment avec envie, que c’est son « boulot » et qu’il n’a pas de sentiments pour ses clients… Enfin, ça n’empêche pas qu’en y pensant, j’aimerai bien leur croquer le cœur. A cause de ces pauvres connards enculés pervers, MON petit Cœur a l’impression d’être sale.  

Aller, on se calme, on récite le programme de la journée… Me doucher, manger, vérifier mes cours, aller à l’université, raconter à mes collègues ce que j’ai raconté lors de la conférence et comment s’est passée l’exposition, recevoir leurs compliments avec modestie (ahahah), aller faire cours à ces insupportables gosses (non j’exagère, le mardi après-midi ils sont généralement sérieux), aller vérifier mon casier, papoter avec les collègues, déposer mes affaires chez moi, aller faire coucou à ma meute, rentrer, me doucher, manger, loisir, dormir. Sans oublier d’envoyer des messages à Caelan, pour qu’il ne craigne pas que je l’oublie… Hum. Je sais même pas pourquoi j’écris tout ça, c’est un peu n’importe quoi. En plus j’ai soudainement envie d’aller courir partout… Ou de le dessiner. Oh, et si je le dessinais ? Ouais, on verra plus tard, j’vais commencer par une bonne douche froide.

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Mike J. Hammond

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MessageSujet: Re: ▬ Journal Intime de Mike J. Hammond   Ven 16 Sep - 0:03





26 Février 2016
Let me raise you up
Let me be your love

May I hold you as you fall to sleep
When the world is closing in
And you can't breathe here
May I love you, may I be your shield
When no one can be found
May I lay you down


Un sourire s’était installé sur mon visage et refusait de le quitter. J’avais prévenu Ivy que j’allais être pris pour le weekend, et mes élèves que je ne leur ferai par cours le vendredi : j’avais en effet un avion qui m’attendait. Aujourd’hui, 26 Février, était un jour spécial ; l’anniversaire de mon cher Caelan, chez qui je m’invitais d’ailleurs sans le prévenir. J’avais tout prévu depuis un petit moment déjà, et mon adorable petit-ami n’était au courant de rien. C’était là tout l’intérêt de ma démarche. Alors certes, ne pouvoir le voir que pour un weekend avait quelque chose de frustrant (j’aurai aimé l’avoir à mes côtés plus pour plus de temps, ou n’avoir pas à rentrer tout court), mais cela nous permettrait au moins de nous revoir avant mes prochaines vacances… Et je pense que le simple fait que j’arrive à son appartement à l’improviste serait pour lui un bien meilleur cadeau que tout ce que j’aurai pu lui offrir d’autre. Même si j’avais en tête milles projets pour nous, comme l’emmener en vacances – à Disneyland en particulier, en Floride. Là-bas, sur la côte Ouest, loin de notre cadre de vie habituel et, surtout, loin de ses clients et tracas quotidien. Je l’aimais tellement que je n’osais laisser paraître ma jalousie à l’égard desdits clients devant lui mais, de vous à moi, je leur mangerai bien le cœur, à tous. Et pire s’ils ont conscience de ce qu’ils infligeaient à mon pauvre Caelan…

Mais ce n’était pas l’heure de penser à ça, non. L’heure était plutôt aux réjouissances et, à la limite, à la réflexion (toujours la même : comment faire pour que nous puissions vivre ensemble ?). J’avais des bribes d’idées, mais je cherchais toujours la plus avantageuse. La plus fiable. La solution parfaite. La plus logique aurait été, selon moi, qu’il abandonne son « boulot » pour venir s’installer à New York, mais… Caelan refusait, ne se sentant pas capable de faire autre chose. La dernière fois que j’avais abordé le sujet, le ton était monté, et nous avions fini par nous blesser tous les deux… Voilà pourquoi je prenais soin de ne pas lui montrer ma jalousie à l’égard de ses clients. J’avais fini par m’y faire, un peu, quelque part. Pour autant que je puisse m’y faire… Je l’aimais tellement – vous connaissez le principe des âmes-sœurs ? Et bien, je vais vous dire, je pense très sincèrement que Caelan est mon âme-sœur. Enfin, je m’égare encore ! Bref, je traînais ma valise derrière moi, après l’avoir récupérée au terminal. Je vous l’avoue, ça a quelque chose d’étrange d’arriver à Chicago sans être accueilli par Caelan, et sans pouvoir me jeter dans ses bras au milieu de l’aéroport. Mais c’était pour la bonne cause ; il me pensait encore en cours.

J’espère qu’il n’allait pas m’en vouloir de lui avoir menti, et caché mon arrivée. Non, il ne pouvait pas m’en vouloir, n’est-ce pas ? La joie de me revoir allait surpasser tout le reste, n’est-ce pas ? Mon Dieu, je me retenais de sauter partout – ce qui, de toutes manières, était impossible avec tout mon chargement. Pour vous dire, j’étais tellement chargé qu’il me fallait une paire de bras en plus ! J’espère que je n’allais pas trop le prendre au dépourvu. Et, surtout, qu’il était bien chez lui ; de quel idiot j’aurais eu l’air si j’avais dû patienter devant la porte de son appartement jusqu’à ce qu’il rentre ?... J’avais déjà fait le plus gros du trajet, mais les quelques minutes de taxi qu’il y avait entre l’aéroport et l’immeuble paraissaient bien trop longues à mon goût. Plus je m’approchais, plus mon impatience grandissait. De plus ; je me retenais fermement de lui envoyer un SMS. C’était compliqué, je vous le jure, car communiquer avec lui était l’une de mes plus grandes passions et l’un de mes passe-temps favoris… Mais cela aurait pu me trahir : j’étais censé faire cours, à cette heure-ci, et je ne voulais absolument pas distiller dans son esprit un quelconque doute sur ce que j’étais en train de faire. Arrivé au pied de son immeuble, je me débrouillais tout seul pour remonter toutes mes affaires et, enfin, toquer à la porte de mon bien-aimé.

Les quelques secondes qui me restaient à attendre furent plus longues encore que tout le reste. Une poignée, rien qu’une poignée de secondes qui m’apparurent comme l’éternité, sans lui. Ce qui risquait bien d’arriver un jour, d’ailleurs… Mais je m’éloigne encore et, heureusement il ne me fut pas permis de penser plus : voilà que la porte s’ouvrait. Je sautais à son cou et l’embrassais sans aucune retenu, trop heureux de le voir, même si ma soudaine irruption l’avait certainement plus que surpris.

« Bon anniversaire, mon cœur ! » lançais-je d’une voix joyeuse.

Presque comme à mon habitude quand je le retrouvais, j’avais abandonné ma valise dans le couloir. Mais je ne comptais pas la récupérer tout de suite (et de toute façon, l’essentiel, je le tenais entre mes bras), et préférait plutôt sortir une petite boîte de ma poche, que je lui tendais. Petite boîte qui renfermait un bracelet en or blanc (et oui, j’évite l’argent, vous comprenez) qui, j’espère, lui plairait.

« C’est pour toi. Je t’aime ! J’espère que ça ne te dérange pas, que je sois venu passer le weekend de ton anniversaire avec toi ? » Je riais un peu, et lui volais un autre baiser avant de le relâcher, enfin, pour rentrer la valise et fermer la porte, sans le lâcher du regard. Ce que je pouvais l’aimer !


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