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 Wayne L. Kennedy ❖ « I do what I want with my life »

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Dukett
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MessageSujet: Wayne L. Kennedy ❖ « I do what I want with my life »   Dim 18 Sep - 15:13


Wayne L. Kennedy
Everybody wants to be a cat

FT. BRADLEY COOPER
# TYPE : Inventé
# NOM : Kennedy
# PRÉNOMS : Wayne Leon
# SURNOMS : Snowball, lémurien, etc...
# AGE & DATE DE NAISSANCE : 41 ans - Né le 31 mars 1975
# LIEU DE NAISSANCE : Nouvelle Orléans
# RACE : Familier
# GROUPE : Créature surnaturelle
# SITUATION MARITALE : Célibataire
# PROFESSION : Professeur de Français au lycée
# ORIENTATION SEXUELLE : Homosexuel
# AUTRES INFORMATIONS : Vit dans un petit appartement de Manhattan - Est régulièrement en contact avec sa mère, ne connaît pas son père - N'est clairement pas du côté de l'Enfer, mais ne sait pas vraiment où se positionner
# ANECDOTE 1 : La nature de Familier de Wayne fait qu'il est difficile de distinguer où commence le chat et où s'arrête l'humain. Sans être narcoleptique, il a tendance à s'endormir pratiquement partout et dans n'importe quelle position, même les plus abracadabrantes, et ce dès qu'il a deux minutes d'inactivité. Il a également besoin de plus de sommeil qu'un être humain ordinaire, et ses journées sont donc ponctuées de micro-siestes, parsemées de-ci de-là dans son emploi du temps. Wayne est également plus actif durant la nuit en règle générale, même s'il se force à dormir pour pouvoir assurer au mieux ses cours durant la semaine. Ceci dit, cette tendance à vivre en oiseau de nuit lui est bien utile quand il doit chasser goules, spectres et fantômes de tout poils, qui se manifestent dans 90% des cas à la nuit tombée. A noter que pour tenir le coup en journée et éviter de s'endormir sur son bureau en plein cours, Wayne ingurgite des quantités impressionnantes de café. Au minimum quatre ou cinq au lever, et vous ne le verrez jamais aller donner cours sans emporter un grand thermos rempli à ras bord de sa dose de caféine.  

# ANECDOTE 2 : Accro aux tatouages, il en a déjà trois et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il en a un à l'intérieur de l'avant-bras droit, un autre sur le côté gauche de son dos, et le dernier se situe sur le côté droit de son torse. Chacun de ses tatouages a une symbolique particulière pour Wayne, et il retourne régulièrement chez son tatoueur (devenu un ami proche à force de le voir traîner dans sa boutique) pour les faire retoucher, ou pour rehausser les couleurs.

# ANECDOTE 3 : Wayne est devenu un chasseur plutôt doué, spécialisé dans l'éradication des fantômes, goules et zombies. En fait, tout ce qui est mort mais continue quand même à pourrir la vie aux vivants. Son territoire de chasse est assez restreint par rapport à la plupart de ses collègues chasseurs, se limitant à la ville de New-York et à un périmètre d'environ 100 à 150km autour de celle-ci. Après tout, comme tout les chats il aime son petit chez soi, et n'apprécie pas de s'en éloigner.

# ANECDOTE 4 : Bien qu'il soit un chat, Wayne adore les oiseaux. Et pas seulement pour leur courir après, leur sauter dessus et les croquer. Il leur envie leur capacité à s'envoler, et la liberté quasi permanente dont ils jouissent. Il adore les regarder voler, et pourrait rester planté des heures durant à les admirer évoluer parmi les courants d'air.

# ANECDOTE 5 : Son premier petit ami était un Sorcier plus vieux que lui de cinq ans, qui n'essayait en fait que de garder Wayne pour lui pour en faire son Familier. Quand Wayne le réalisa enfin, il le quitta avec pertes et fracas, ne se gênant pas pour lui faire une scène en plein milieu de son lieu de travail : un bureau de courtiers en bourse très réputé. Et bim, dans les dents.

# ANECDOTE 6 : Wayne est diplômé d'un doctorat de langue étrangère en Français, ainsi que d'une licence de littérature anglaise, et d'une licence en Espagnol et Allemand. Il parle couramment Anglais, bien sûr, mais aussi Français, Espagnol, Allemand, Japonais et Swahili. Un véritable dictionnaire de traduction sur pattes.


LE CARACTÈRE
# QUALITÉS & DÉFAUTS : Tout le monde voit ce qu'est un chat, n'est-ce pas ? Je suppose que, comme la plus grosse majorité de la population, lorsqu'on vous dit « chat » vous pensez à certains traits de caractère bien spécifiques ? Eh bien, sachez que… C'est vrai. Oui, je suis un chat dans toute sa splendeur. Comme ces félins, j'adore dormir, flemmarder, lézarder au soleil, somnoler dans des positions toutes plus étranges les unes que les autres, et un peu n'importe où. Est-ce que c'est de ma faute si j'ai besoin de plus de sommeil que les humains ordinaires, hein ? Non, parce que croyez-moi, ce n'est pas qu'une simple question de paresse émanant de ma volonté propre. C'est vrai, je l'avoue, je suis un partisan du moindre effort. Une feignasse, disons les choses carrément. Mais ça ne veut pas dire que je ne me force pas à aller contre ma nature, au contraire ! J'aime faire les choses correctement, même si je suis loin d'être quelqu'un de maniaque. Bon, tout est soigneusement rangé chez moi, mais je ne vais pas péter un câble parce qu'un stylo dépasse de trois millimètres, ou qu'un tapis de bain n'est pas parfaitement parallèle à la douche. Je n'en suis pas encore à ce point-là, merci bien.

Tout comme un chat, je suis très indépendant, et n'aime pas réellement qu'on me vienne en aide. Attention, pas de méprise entre nous, hein. Je n'ai pas dit que je crachais sur les mains qu'on me tend, à contrario je sais apprécier qu'on me propose un coup de main, et loin d'être ingrat, je sais exprimer ma gratitude. Seulement, c'est ce sentiment d'être lié à quelqu'un par une dette, cette sensation de faiblesse et d'incapacité, qui me déplaisent vraiment. Vous l'aurez certainement compris, je n'aime pas me sentir entravé, enchaîné. Ma liberté, je la chérie plus que tout, et ne suis pas près de la céder à qui que ce soit. C'est ma vie, et j'estime que j'en fais ce que je veux. C'est pour ça que je me refuse à trouver un Sorcier ou une Sorcière. Je n'en ai pas besoin, je vis très bien sans, merci ! Et si c'est pour finir comme un vulgaire animal de compagnie, à ne plus jamais pouvoir bouger ou agir selon mon bon vouloir seulement, je préfère m'en passer… Je ne tiens pas à devenir comme ce Familier que j'ai un jour rencontré, à la Nouvelle Orléans. Ce n'était rien de plus qu'une ombre, et même pas la sienne, mais celle de sa Sorcière. Brrr… Non non, très peu pour moi.
Pourtant, là où je me distingue de ma moitié féline, c'est dans mon incapacité à rester seul. J'aime la compagnie des autres. La solitude me pèse rapidement, me rendant nerveux, limite angoissé, morose et à cran. Dans ces moments-là, je tourne en rond, je ressasse des choses déplaisantes, je mange tout et n'importe quoi comme pour compenser, je fais mes griffes un peu partout, je grimpe en haut des meubles… Bref, je suis comme un lion en cage. Pour éviter de mettre en pièces mes rideaux ou de lacérer davantage les pieds de mon canapé déjà bien entamés, j'ai donc pris l'habitude de squatter chez mes proches, ou d'en recevoir chez moi très régulièrement. Ca peut parfois me rendre un peu collant, mais je sais quand je dois m'arrêter, ou quand j'abuse. J'évite d'être désagréable autant que possible.

D'ailleurs, on me qualifie souvent de peluche. Et pas seulement parce que mon apparence de chat m'en donne l'air. D'un naturel doux et aimable, j'aime venir en aide aux gens. Ce qui est l'une des principales raisons pour lesquelles je suis devenu un chasseur de vilaines bestioles mort-vivantes. Jamais au grand jamais vous ne me verrez abandonner quelqu'un. Même si je sais que c'est déjà trop tard, même si ça doit me faire terminer en carpette, même si je sais que je n'ai aucune chance face à mon adversaire. Tant pis, au moins j'aurais la satisfaction d'avoir tout essayé. Je suis également attentif et tendre avec les personnes qui me sont les plus proches. D'un naturel très tactile, j'aime coller les gens et leur réclamer des gestes d'affection, n'en étant pas avare moi-même. En revanche, là où je peux devenir vraiment mauvais, c'est quand on touche à ce que j'estime m'appartenir. Que ce soit un objet ou une personne, d'ailleurs. Parce que oui, je suis jaloux, possessif, et même exclusif. Comme un félin, j'ai du mal à supporter qu'on porte son attention sur autre chose que moi. Pour rétablir les choses, je deviens un véritable enquiquineur. Je passe volontairement devant la télé en m'attardant, je me couche sur les jambes de la personne pour l'empêcher de lire ou de rester sur son ordinateur, je miaule à tue-tête pour la faire raccrocher quand j'estime qu'elle est restée trop longtemps au téléphone… Bref, je suis insupportable. Oh, j'en suis bien conscient, et j'aimerais bien pouvoir y faire quelque chose, j'essaie parfois… Mais c'est plus fort que moi.
Autre point commun que je partage avec les chats, mon affection pour le jeu. Que ce soit de courir après une pelote de laine ou un rongeur sous ma forme féline, ou bien de chercher à agacer quelqu'un pour attirer son attention et jouer au chat et à la souris, j'adore ça. Bon, parfois ça m'attire de sacrés ennuis, mais eh… Où serait le plaisir s'il n'y avait aucun risque là-dedans ? Ca m'arrive d'être un peu casse-cou, oui… Rarement, je suis du genre prudent, mais j'avoue que ça m'amuse de chercher à provoquer un peu le danger, de temps en temps.

Natif de la Nouvelle Orléans et y ayant vécu une bonne partie de ma vie, je suis horriblement frileux. Si seulement les hivers new-yorkais pouvaient être plus chauds, bon sang ! Ou au moins un peu moins froids… Ah, j'adore la neige, je ne dis pas le contraire. Mon côté joueur de félin est ravi quand tombent les premiers flocons et que je peux sortir sur mon balcon pour essayer de les attraper entre mes pattes avant qu'ils ne tombent sur le sol, mais franchement… On gèle, bordel ! Ca n'arrange pas mon côté casanier, restant pratiquement tout le temps enfermé chez moi durant les saisons froides, bien au chaud. Les grands voyages, ce n'est définitivement pas mon truc. Je tiens à mon petit train-train quotidien, à mes habitudes bien rodées, et mes commerçants et collègues dont les visages familiers ont quelque chose de rassurant pour moi. Je ne dis pas que, de temps à autres, je n'ai pas envie de changement. Comme tout le monde, il m'arrive de ressentir le besoin de voir du pays, de faire autre chose, de rencontrer de nouvelles personnes, de bousculer ma zone de confort. Peut-être moins souvent que chez les autres personnes, c'est vrai.
Malgré tout, il y a une constante chez moi qui ne change jamais. Je fais toujours très attention à mon apparence, peu importe la forme. Bien habillé ou bien léché de partout, j'essaie de toujours me montrer sous mon meilleur jour. Ceci dit, je n''hésite pas à me salir si je dois en arriver là, croyez-moi. Je me suis plus d'une fois roulé dans la boue pour faire disparaître mon pelage blanc beaucoup trop voyant et qui me trahirait, dans certaines circonstances. Je ne crains donc pas l'eau, et la considère au contraire comme une grande amie.

En tant que professeur, il faut également noter que je suis heureusement doté d'une grande patience et d'un certain sens pédagogique. Je sais comment me faire comprendre de mes élèves, et visiblement je parviens à leur transmettre le goût et l'envie d'apprendre. C'est dans mon travail que mon naturel organisé et rigoureux se manifeste le plus. J'aime quand les choses se déroulent comme je l'ai prévu, et bien qu'on ne puisse pas me qualifier de prof despotique, je sais me faire respecter quand ça devient nécessaire. Certains élèves, sortant à peine du collège et entrant au lycée, essaient bien de me la faire à l'envers, mais croyez-moi, ce n'est parce que j'ai parfois l'air un peu endormi qu'on peut me carotter. Je sais ce que je fais, et j'ai un œil en permanence sur ma salle de classe.


LES DESCRIPTIFS
# POUVOIRS :
Métamorphose ▬ En tant que Familier, Wayne est aussi bien un chat qu'un humain. Il peut donc passer d'une apparence à l'autre sans la moindre contrainte, quand ça lui chante. Sous sa forme animale, c'est un grand chat -haut sur pattes- à la silhouette élégante arborant une fourrure angora blanche comme neige. Ses grands yeux sont d'un bleu profond très particulier, ce qui le rend difficile à confondre avec un autre chat.


# ARMES : L'arsenal ordinaire pour affronter fantômes, zombies et goules. Du sel, une ou deux armes à feu... Il a également de l'eau bénite et quelques amulettes de protection contre les démons. Au cas où, on ne sait jamais.


# COMPÉTENCES DIVERSES : Très souple et agile, Wayne a un sens de l'équilibre bien supérieur aux humains ordinaires. Rien d'étonnant, donc, à le voir régulièrement se balader sur les toits et grimper en haut des arbres.

SHADOW
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MessageSujet: Re: Wayne L. Kennedy ❖ « I do what I want with my life »   Dim 18 Sep - 15:14


HISTOIRE

La nuit, tout les chats sont gris

# votre histoire : La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà. Contrairement à une grande partie de la ville, je ne dormais pas. Pattes de velours, je sautais d'un toit à l'autre, avançant sans me presser, mes oreilles s'agitant parfois pour capter les bruits autour de moi. Le klaxon épisodique des quelques voitures qui circulaient encore, le vrombissement des climatisations, les éclats de voix des couples qui se disputaient quelques étages plus bas, les pleurs des enfants que les parents n'arrivent pas à coucher… Des sons ordinaires, auxquels j'étais habitué depuis longtemps. Sans me laisser distraire, je poursuivais ma route, silhouette blanche accrochant le ciel noir au dessus de moi. Bientôt, le vent se leva, venant battre mon épais pelage et me faire frémir les moustaches. Brrr. L'automne était bien là, aucun doute. Mes petites rondes nocturnes allaient devenir de plus en plus désagréables. Même avec ce manteau de fourrure ça deviendrait rapidement bien trop froid à mon goût pour que je traîne comme ça dehors. Et puis de toute façon, ce n'était pas de cette façon-là que je trouvais la plupart de mes affaires de chasseur. Comme pratiquement tout les autres, je fouinais dans les faits divers des journaux. Parfois, certains me précédaient, d'ailleurs. Dans ces moments-là, je ne cherchais pas à m'imposer. Je ne tenais pas tant que ça à me faire égorger, tiens. C'est qu'il ne faut pas oublier que je ne suis pas un Humain, moi. Même si je débarrasse l'Humanité des fantômes, zombies et goule de tout poils, je reste un Familier, un potentiel allié pour un Sorcier ou une Sorcière. Allez expliquer à une brute épaisse de chasseur habitué à rentrer dans le lard à des démons qu'on ne veut pas de ce lien-là, et qu'on ne fera jamais rien pour nuire à son espèce… Je vous souhaite bien du courage. Personnellement, je ne tiens pas à essayer.

Cette crainte des chasseurs, je l'ai depuis aussi loin que je me souvienne. Ma mère est une Familière sans Sorcier, elle aussi, et m'a élevé dans l'optique de le rester, comme elle. Mon père je ne l'ai pas connu, et elle n'a jamais voulu m'en parler. Ca ne me manque pas vraiment, pour être tout à fait franc. Je n'ai jamais ressenti le besoin de le connaître, je vis très bien sans. Certaines personnes un peu stupides sur les bords prétendent que c'est l'absence de ce père que je cherche à compenser en aimant d'autres hommes, mais sérieusement… C'est complètement con. Je ne vois pas le rapport. En quoi ce serait lié ? Je veux dire, si c'est un père que je me cherche, je ne coucherais pas avec que je sache, non ? Ou alors il y aurait un sérieux problème… Bref.
Je suis né à la Nouvelle Orléans, en Louisiane. J'adore cette ville, vous ne pouvez pas imaginer à quel point ! Ma mère et moi avons vécus dans le vieux carré français, de façon très confortable. Avec un revenu de chirurgienne obstétrique renommée, on peut largement subvenir aux besoins de son rêveur de fils, vous pouvez me croire. Elle vit encore là-bas, d'ailleurs, et je lui rends visite assez régulièrement. Durant mon enfance, j'ai appris à parler aussi bien le Français que l'Anglais, ma mère descendant d'une famille d'émigrants français, même si ça ne se voit plus à notre nom de famille. Et puis à la Nouvelle Orléans, on baigne dans le Français, vous savez. Surtout dans le quartier et la communauté au sein desquels on vivait. Bien que ma mère était fermement opposée à l'idée de dépendre d'un quelconque Sorcier, elle ne nous tenait pas pour autant à l'écart de ceux qui vivaient dans les parages, bien au contraire. Très tôt, elle m'a emmené avec elle dans les lieux hautement sorciers de la ville, m'apprenant que j'avais autant le droit que ces Humains manipulant la magie de me trouver là. Elle m'enseigna l'art et la manière de caresser les Sorciers dans le sens du poil pour obtenir ce qu'on voulait d'eux, ou à l'inverse à les monter les uns contre les autres. Ca m'amusait de la regarder faire, mais en ce qui me concernait, ça ne me disait rien de jouer à ce jeu-là… Oh, je sais le faire, bien sûr. Mais je n'en use que si j'en ai besoin. Pour extorquer des informations concernant mes chasses, savoir quelles sont les nouvelles du coven que je fréquente… Ce genre de choses.
Nous n'étions pas les deux seuls Familiers du coin, mais le seul autre congénère que nous connaissions était… Comment dire ça de façon politiquement correcte… C'était un chien, dans tout les sens du terme, même les plus négatifs. Il suivait sa Sorcière sans jamais rechigner ni protester, obéissant au moindre de ses désirs comme un gentil petit animal bien dressé. Comme s'il n'avait pas la moindre volonté propre. Je ne l'ai que rarement vu sous son apparence humaine, et je ne sais toujours pas aujourd'hui si c'était un souhait de sa part ou la préférence de sa maîtresse (parce qu'à ce stade-là, j'appelle pas ça autrement). Cette vision me collait des frissons d'horreur, rien que d'y repenser. Soudainement, je comprenais mieux ce refus catégorique de ma mère de chercher un Sorcier, et je la rejoignais dans cette idée.

Mais vous savez, les Familiers sont rares. Alors quand certains se manifestent en tant que tels, affichant le fait qu'ils ne sont liés à personne… Forcément, ça attise les convoitises. Nombreux sont les Sorcières et Sorciers à avoir essayé de gagner nos faveurs, multipliant les cadeaux et les services. Ils espéraient qu'en entrant dans nos bonnes grâces, on choisirait l'un d'entre eux comme compagne ou compagnon. Et pour être honnête… L'un d'entre eux aurait presque pu réussir.
Je venais à peine de fêter mes dix-huit ans. J'étais encore assez naïf, et je ne voyais pas toujours le mal qui se cachait derrière les paroles de certaines personnes. C'est donc avec un grand sourire enjôleur et des mots pleins de miel que m'aborda Emil. Un charmant Wiccan de vingt-trois ans, aux manières vraiment charmantes. On se fréquenta quelques semaines, avant de finalement sortir ensemble. A l'époque, j'étais plus qu'heureux d'avoir trouvé quelqu'un qui puisse comprendre ce que j'étais réellement, et auprès duquel je n'avais pas à cacher ma nature de Familier. Il était mon premier petit ami. Ce fut une période durant laquelle je me sentais bien, aimé pour ce que j'étais, ni plus ni moins. Et là, je ne pensais pas si bien dire. Après environ deux ans de relation, Emil me demanda franchement si j'étais devenu son Familier, avec tout ça. Rendu muet par la stupeur, je me contentai de le fixer sans rien dire. Trop choqué pour réagir, ou même pour réfléchir. Mais il ne s'arrêta pas là, non non. Sans la moindre gêne, il me lança un ordre. Juste pour voir, qu'il ajouta. C'est là, à ce moment précis, que je compris ce qui avait motivé l'intérêt d'Emil pour moi en tout premier lieu. Cet espèce d'enfoiré voulait se trouver un Familier, pas un petit ami. Du moins, pas au début. Cependant, je me fichais qu'il ait changé d'avis entre temps. Il m'avait menti, et mené en bateau. Blessé, je bondis pour lui coller un bon coup de griffes sur la joue en feulant furieusement, avant de reprendre apparence humaine pour attraper mes affaires et tout ramener chez ma mère. Cette leçon, bien que me laissant amer et malheureux comme les pierres, m'offrit une précieuse expérience. Dorénavant, je me méfierais encore davantage des Sorciers.

Une fois mon doctorat de langues en poche et mes licences secondaires terminées, je postulai à divers postes de professeur, un peu partout. Bien sûr, j'aurais préféré rester à la Nouvelle Orléans, mais… Quand une réponse favorable arriva d'une université de New-York, je ne pouvais décemment pas décliner l'offre d'emploi qu'on me faisait. Ma mère m'aurait étranglé, de toute façon. Je fis donc mes bagages, direction la Grande Pomme ! En enseignant le Français à la fac, je me découvris une véritable vocation. J'étais fait pour être prof. Ca me plaisait tellement que je passais pratiquement toutes mes journées à la fac, m'amusant même à y trouver des petits endroits tranquilles où je pouvais dormir pour mes micro siestes. Je restai enseignant dans cette université jusqu'à mes trente-huit ans, avant de finalement me reconvertir pour devenir prof dans un lycée, plus proche de chez moi. Ces clichés que les gosses peuvent avoir sur la France et cette langue, si vous saviez… Ca me ferait presque peur, certains jours. C'est justement pour essayer de lutter contre ça que j'ai décidé de quitter la fac au profit du lycée.

Au fond, j'ai une vie tranquille. Même si parfois, j'ai quelques ex un peu stalkers sur les bords qui continuent à me courir après. J'ai réussi à éviter la plupart des ennuis provoqués par les frangins Winchester -de véritables sommités pour les communautés sorcières, vous savez- bien que j'ai pris quelques mauvais coups suite à la première libération de Lucifer. Bien entendu, j'ai eu vent du vol du Livre des Damnés aux Styne, et bon sang comme je n'aimerais pas avoir cette famille de dégénérés aux fesses… Je souhaite bien du courage à celui ou celle qui a eu le cran de leur piquer, parce qu'il en aura besoin. Ceci dit… J'ai comme la sensation que nous aussi, on va en avoir besoin, de courage… Et de chance, aussi. Beaucoup.


TOI, TA LIFE


# Pseudo : Grimmy & Llewella Scarmander
# Date de naissance : 10 mai 1991
# Fréquence de connexion :  :9:
# Ta route jusqu'ici :  :105:

# Code de validation :  :103:
# Schizophrénie : Etat critique. C'est la fin, adieu  :19:

# Commentaires :  :kiss:  :22:  *fuit*

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« I sense this time I may have changed, I'm torn and the hate still lingers, I slowly start to realize, We won't reunite, I dream of a stairway to the skies, My angel is coming down from heaven to take me, I reach out but then you fade away, Whenever you call for me, Know that I'm only one step behind, Is it a curse or a fortune ? Have I been blinded by regret ? Redemption awaits, My soul is at stake, Will I find a stairway to the skies, In the end ? »

(c) Bloody Storm
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