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 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde

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Tommy M. Summerfield

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MessageSujet: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Mer 16 Nov - 23:59







But I cannot say that

I love someone other than my wife.

...


La vie avait repris son cours, normalement. C’est ce que voulait se dire Tommy ; que tout était redevenu normal, comme avant. L’évacuation avait été une chance inespérée pour son couple, pour sauver son mariage qui battait de l’aile depuis… Depuis combien de temps le savait-il ? Oh ! Une bonne dizaine d’années, au moins, sur un mariage qui venait d’en dépasser la quinzaine. Mais l’homme restait aveugle, il ne voulait pas voir que plus rien ne tournait rond ou, qu’au contraire, tout tournait beaucoup trop rond. Leur petit ballet dominical ne rimait plus à rien, un jeu de dupe qui n’en dupait qu’un. Pourtant, il avait réellement espéré que leur arrivé à Los Angeles allait arranger les choses. Il avait redoublé d’effort pour plaire à sa femme, en se disant que ça venait forcément de lui si elle avait été voir ailleurs. Il avait tût les sentiments qu’il avait pour un autre afin de se concentrer sur les sentiments qu’il pensait toujours avoir pour sa femme.

Alors qu’il avait commencé à ouvrir les yeux, à se rendre compte que, peut-être, il était plus heureux quand il était avec Stephen que quand il était avec Brittany, l’attaque de New York avait réduit ces efforts à néant. Et Tommy avait choisi de couper les ponts avec son amant. Il en souffrait – et il en était conscient. Il mourrait d’envie d’aller le retrouver, juste pour passer un peu de temps avec lui, juste pour s’assurer que tout allait bien pour lui, juste pour lui montrer qu’il pensait encore à lui. En vérité, Tommy pensait toujours à lui, il n’y avait pas un seul instant où, lorsqu’il avait deux secondes de répit, son esprit ne s’égare du côté du Sorcier. Il se faisait violence pour ne pas céder à son envie, intimement persuadé que tout pourrait s’arranger pour sa femme. Qu’il finirait par penser à Brittany en s’endormant, et non plus à Stephen. Il ne pouvait aimer un homme – cet homme – il était marié et aimait sa femme. Et sa vie lui semblait si pitoyable.

Ce jour-là, Tommy sortait de l’Aquarium du Pacifique, à Long Beach, après une bonne journée de travail. Cela faisait un petit mois qu’ils avaient emménagé et qu’il avait repris son travail de l’autre côté des Etats-Unis, et ils avaient pas mal de travail à faire avec son équipe. Il leur fallait pucer de nouveaux animaux, puisqu’ils avaient perdu la quasi-totalité des autres. S’occuper de ses amis aquatique et être dans l’eau permettait à Tommy de s’aérer l’esprit, de penser à autre chose. Plus ou moins. Aujourd’hui, ils avaient récupéré une petite orque, qu’il avait dû guérir car elle s’était certainement battu. Rien de grave. Un animal magnifique. Il l’avait appelé Brunnhilde, sans hésiter une seule seconde, et s’était demandé comment allait la Valkyrie. Elle aussi, elle lui manquait. Mais elle était beaucoup trop associée à Stephen pour qu’il essaie de reprendre contact, et il ne voulait pas briser l’équilibre fragile de son mariage. En réalité, brisée depuis leur arrivé ici par Brittany…

Il essuya rapidement ses cheveux dans une serviette avant de se rhabiller. Quelle heure était-il ? Dix-sept heures, plus ou moins. Il soupira légèrement. La ville était belle, pour « une sirène » comme lui, c’était presque le paradis sur terre. Il récupéra ses affaires et salua son équipe, avant de sortir. Ils avaient eu de la chance de ne pas avoir à planifier à nouveau toute leur expédition de cette année, n’ayant rien prévu autour de New York… Cela aurait été catastrophique. Il marchait doucement, prenant son temps pour arriver jusqu’au parking, les yeux mi-clos. Il hésita à prendre une glace, à traîner un peu avant de rentrer chez lui. Il haussa légèrement une épaule pour lui-même, se disant qu’il pouvait bien se faire un petit plaisir… Lorsque son regard s’accrocha à un magnifique étalon. Ailé, l’étalon. Le cri « Aragorn ! » s’étouffa dans sa gorge alors qu’il s’approchait en courant presque. La guerrière ne devait pas être loin de son destrier, mais la promesse qu’il s’était fait à lui-même de ne plus approcher de près ou de loin ce qui le liait à l’homme pour lequel son cœur battait secrètement, elle, s’était envolée bien loin.

« Brunnhilde ! » appela-t-il avec un sourire beaucoup trop naturel et sincere pour qu’il puisse faire croire, par la suite, qu’il ne voulait plus la revoir. Mais s’il avait su ce qui l’attendait, peut-être n’aurait-il pas accouru ainsi vers sa grande et belle Dame asgardienne.



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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:00

Brunnhilde a écrit:

ft. Tommy M. Summerfield

ft. Brunnhilde

「 How dumb are you ? 」
« Et Tommy ? Cela fait un moment que je ne l’ai pas vu. »
« La dernière fois que je l’ai vu oui. C’était il y a un mois. Il est avec sa femme. »


Ces mots résonnaient encore dans la tête de notre Brunnhilde. Comme à son habitude, elle venait visiter régulièrement le sorcier, pour prendre de ses nouvelles, mais aussi pour savoir s’il avait besoin de quelque chose. Stephen était quelqu’un d’assez direct en général, s'il avait eu besoin d’elle il aurait réussi à la contacter d’une manière ou d’une autre. Mais c’était un petit rituel que la guerrière appréciait grandement d’honorer dans le plus grand secret. Aussi, quand elle avait compris que l’océanologue n’était pas réapparu depuis l’attaque sur Midgard par Thanos. Naturellement, n’écoutant que sa nature, elle avait foncé dans le tas aux côtés des humains et des Asgardiens qui se mit à soutenir leur nouvelle terre d’accueil pour quelque temps.

Elle avait la rage au ventre, une colère à faire passer. Malheureusement, malgré un épuisement certain et un dos fracassé, elle ne s’était pas sentie tout à fait satisfaite de ce combat. Aussi, elle avait passé sa frustration sur un certain Midgardien qu’elle avait en affection depuis presque un siècle maintenant. Lui-même ayant été déçu par cette bataille. En y repensant, un sourire en coin se dessina en coin de ses lèvres. Elle se demandait ce qui l’avait le plus épuisée au final. Thanos ou Barnes. Ce dernier avait une énergie peu commune lors d’un combat, même lors d’un simple entraînement. Mais enfin ce n’est pas ce qui nous intéresse ici. Le sujet, c’était bien Tommy. Un humain qu’elle avait aussi pris en affection, comme s’il n’était qu’une petite chose fragile n'et innocente alors que c’était un homme d’un âge maintenant mûr. Peut-être que la relation qu’il entretenait avec Strange était peu « conventionnelle » par rapport à ce qu’elle connaissait du sorcier. Aussi avait-il piqué sa curiosité et ainsi toucher la sensibilité bien cachée de Brunnhilde.

Son talon donna léger coup à Aragorn, pour lui donner un coup de de nerf. Le cheval  hennit alors, mécontent. La dame blonde tapota alors son encolure avec sa main pour l’encourager gentiment et lui signifier qu’il n’y avait rien de méchant là-dedans. Ce dernier ayant son caractère donna un violent coup d’aile pour faire partager le fait qu’il n’appréciait guère les coups dans le haut de sa cuisse. Un simple haussement de sourcils en guise de réaction lui fut donné. Voilà qu’elle remarquait finalement qu’en dessous d’elle, la ville de Los Angeles s’étalait à ses pieds. Après avoir attrapé un plan de la ville quelque part à New York avant de grimper sur Aragorn, elle cherchait à présent à repérer où pouvait se trouver le scientifique. Il fut assez logique qu’elle cherche du côté de l’Aquarium très rapidement.

Après un atterrissage en douceur à l’endroit où les humains rangent leurs « montures » mécaniques, elle mit pied à terre. Ah oui, pourquoi était-elle venue déjà ? Pour chercher Tommy, vous le savez. Mais surtout pour savoir pourquoi il n’avait pas montré signe de vie. À personne. Même un petit « bonjour » ou un mot à Strange aurait suffi à la dame.  Elle commença à faire le tour du bâtiment pour le chercher, un signe de vie. Ne se préoccupant guère des regards effrayés ou curieux de certains sur son accoutrement ou bien simplement sur le fait qu’un cheval ailé attendait patiemment à côté du peu de voiture qu’il y avait sur le parking.

« Brunnhilde ! »

Ses yeux se plissèrent en entendant au loin son nom. L’étalon eut un petit hennissement en se laissant approcher par Tommy qu’il connaissait bien maintenant. Et accepta sa présence à ses côtés sans se plaindre. Avant que d'un pas ferme et déterminé, la femme aux cheveux blonds apparaît tout autant.

« Tommy Molpé Summerfield, puis-je savoir ce que tu fais ici ? »

Elle s’arrête devant lui, le dominant légèrement par sa taille plus imposante que la sienne. Le regard dur, les épaules droites. Un silence se fit. Avant qu’un sourire n’apparaisse sur le visage de Brunnhilde, posant finalement sa main sur l’épaule de l’humain aux pouvoirs de l’eau avec poigne et affection.

« Contente de voir que tu sembles aller bien mon ami. »
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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:01






“But I cannot say that

I love someone other than my wife.”

...


Il n’aurait jamais cru que revoir la blonde et son magnifique destrier lui ferait autant plaisir. A chaque fois qu’il y pensait – donc, assez souvent quand même – il y avait une sorte de réticence qui mettait une muselière à ses sentiments. Aragorn accepta sa présence, malgré le fait qu’il ne l’ai pas vu depuis un moment. Sa vie lui semblait pouvoir se tenir dans le creux de ses ailes, avec tous ce qu’elles impliquaient « d’anormales » pour les gens, autour, qui n’avaient pas la chance de côtoyer une Valkyrie…  Quoi qu’il ne la côtoyait plus réellement puisqu’il cherchait à tout prix à les éviter… Mais s’il désirait tant ne pas aller les voir de lui-même, peut-être désirait-il au fond de lui, et de manière plus ou moins inconsciente, les croiser, par hasard. Comme il venait de croiser Brunnhilde. Comme certaine personne, sans avoir envie de se suicider, avec une conduite suicidaire – peut-être était-il atteint à ce point. Sûrement l’était-il, mais son aveuglement était tel qu’il ne voulait rien voir, rien entendre. La vérité ferait trop de mal, peut-être, et en cela sa mutation lui allait bien : enfermé dans sa bulle, dans son monde construit sur une perception qu’il faussait lui-même, fragile et prêt à éclater. Mais pas tout de suite.

Tommy releva légèrement le menton pour pouvoir regarder Brunnhilde, alors qu’elle se plantait devant lui et le dominait de sa hauteur. Ses paroles avaient glacé l’océanologue sur place. Il n’appréciait pas spécialement se faire appeler par son nom, tout entier. Surtout avec ce second prénom féminin, qu’il n’entendait plus (ou presque) depuis que ses parents n’avaient plus l’occasion d’hausser la voix sur lui… Et le silence qui suivit les paroles de la grande blonde n’aidaient pas à se sentir mieux – mais heureusement, elle finit par poser sa main sur son épaule, et il reconnaissait bien là la brave guerrière « extra-terrestre » qu’il appréciait tant.

« Oui, ça va… Autant que ça peut aller, après un évènement comme celui-là. Je n’ai pas trop à me plaindre, on a réussi à se remettre rapidement à vivre normalement, grâce à Brittany… Et toi, ça va ? »

Ce prénom, celui-ci de sa femme, sa voix s’essouffla dessus. Elle s’abaissa jusqu’à n’être qu’un murmure et, un instant, le doute vacilla dans son regard. La honte, la culpabilité de n’avoir pas pris de nouvelles de ses amis, d’avoir délaissé, finalement, les personnes qui comptaient le plus au monde, pour lui. Mais sa femme comptait plus de tout, n’est-ce pas ?... Il baissa les yeux, l’espace d’un instant, le temps de cligner des paupières. Il s’était longtemps demandé comment faisait Brittany pour vivre entre deux vies. Comment il faisait pour vivre entre deux mondes, opposés l’un à l’autre, en ne les faisant qu’à peine se rencontrer. Il n’avait plus à se poser cette question, puisqu’il n’irait plus les voir.

« Pour ce que je fais ici, je… Sors du boulot. Je travaille ici, maintenant. » Un léger sourire barra un instant son visage. « Mais ce serait plutôt à moi de te demander ce qui t’emmène ici ? Je doute que ça soit les poissons. »

Un léger rire agita ses côtes, alors qu’il retrouvait sa contenance. Il n’avait rien à craindre… Peut-être avait-elle été courroucée qu’il n’ait pas cherché à lui donner de signes de vie plus tôt, mais il n’avait rien à craindre avec elle. Il lui faisait confiance. Tommy laissa un instant son regard dériver sur la place autour d’eux, les voitures, le parking, la vie « normale ». Avec tout ce qui se passait dans le monde, il se demandait parfois comment des gens pouvaient être étonnés devoir un cheval ailé garé à côté d’une automobile. L’esprit humain est parfois étrange, reste fermé aux évidences… Tommy ne faisait pas exception, mais il l'était simplement sur le plan sentimentale. Niveau expérience "surnaturelle", il était assez d'ouvert d'esprit, entre un Sorcier Suprême et une Valkyrie... Tout ça risquait fort de lui manquer, mais il devait résister.



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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:02

Brunnhilde a écrit:

ft. Tommy M. Summerfield

ft. Brunnhilde

「 How dumb are you ? 」
En toute honnêteté, la guerrière ne pouvait pas réellement garder  son air sérieux et inquisiteur très longtemps sur Tommy. C’était même impossible pour elle. Tommy avait ce genre d’aura, il était ce type de personne qui pouvait faire des bêtises, se faire attraper par ses parents et les regarder avec un petit air coupable avant de baisser la tête pour observer ses pieds. Attendant sa sentence. Et, finalement, se sentir décourager de toute remontrance possible à son encontre. Mais elle se disait qu’elle était bien plus forte que cela. Ce qui était le cas. Mais disons simplement que la grande blonde allait simplement adoucir son temps avec lui pour les premières minutes. Il n’était pas vraiment nécessaire de se montrer énervé de tout de suite. Non, vraiment pas.

Après avoir légèrement serrés ses doigts sur l’épaule de l’être humain pour lui montrer sa sincère salutation, elle retira celle-ci pour pouvoir la ramener auprès de son corps et écouter attentivement les paroles de l’océanologue. Son visage resta sans expression particulière tout en tendant l’oreille à ces propos. Jusqu’à entendre le nom de Britanny, qui lui fit lever un sourcil. Elle ne cherchait même pas à cacher sa légère surprise. Ah, donc c’était vrai ce que Strange lui avait donc dit ? Il était réellement retrouvé sa femme ? Bien qu’elle n’ait rien contre cette femme, puisque elle ne la connaissait pas et que Strange était resté discret sur le sujet. Tommy quant à lui n’avait fait que lui donner les grandes lignes de sa relation avec sa femme. Ce n’était pas tout beau tout rose, un regard légèrement agacé de Strange lui avait fait comprendre que c’était plus compliqué que cela Brunnhilde n’avait donc pas nécessairement insisté auprès du mutant.

Son sourire fit une légère moue, comme ennuyé par quelque chose. Le ton qu’employé son ami n’était pas très naturel. Prononcer le nom d’une personne d'une façon presque étranglée n’était jamais un très bon signe.

« Hum. Je vois. »

Tout le monde connaît ce genre de phrase. Qui vous mets mal à l’aise, qui mettent une légère tension, presque imperceptible après avoir été prononcés. Il suffisait simplement de savoir désamorcer rapidement.

« Plutôt bien. Simplement, je suis étonné de ne pas t’avoir revu à Los Angeles. Donc, je m’inquiétai pour toi. Ce n’est pas si loin que cela avec Aragorn. »

Taquina alors la guerrière alors qu’elle venait tapoter l’encolure du cheval ailé qui semblait toujours contrarié de son petit coup de fouet dans les airs par sa maîtresse. Bien sûr que cela faisait une petite trotte même à cheval dos d’un cheval ailé. Sa main caressa un peu plus les poils de l’animal alors que ne cessait son observation du midgardien. Il ne semblait pas tout à fait à l’aise. Un tic se fit entendre quand elle claqua sa langue contre son palais alors qu’elle relevait un peu ses yeux vers lui.

« Oh ! peux demander mon ami. Bien sûr que c’est pour venir te voir, je suis surprise que tu n’ai donnée aucune nouvelle. Moi c’est une chose. Mais le vrai hic c’est que tu n’en ai pas donné à Stephen. »

C’était… Comment dire ? Mettre les pieds dans le plat ? C’était cela l’expression terrienne, il lui semblait. Ou simplement être franche. Pas besoin de prendre des gants ou de tourner autour du pot avec elle la plupart du temps. Il y avait des choses qui devaient être dit et, malheureusement pour notre gentil océanologue, avec toute l’amitié qu’elle lui portait, Brunnhilde n’allait pas prendre plus de pincettes que cela avec lui. Bien sûr, elle ne lui ferait pas de mal, ce n’était pas son genre. Elle était peut-être « brute » sur les bords, mais non une violente impulsive… Enfin. Cela, cela restait à voir selon les situations.

« Tu ne trouves pas cela un peu exagéré Tommy ? »

Demanda le plus sincèrement la blonde alors que sa main restait sur la crinière d'Aragorn, celui-ci ayant fini par se calmer. Il n’y avait aucune colère ou irritation dans sa voix. Une simple exposition de faits et de mises en confrontations avec une réalité. Il était bon d’avoir une amie comme Brunnhilde qui était naturellement du genre à mettre en valeur le problème sans faire des tours et pirouettes pendant des heures. À son avis, son comportement envers Strange était déjà bizarre. Sans compter que c’était fort impoli.
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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:02






“But I cannot say that

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...


La main de Brunnhilde sur son épaule avait quelque chose de réconfortant, de doux, de chaleureux. Beaucoup plus que n’importe quel « tendre égard » ou caresses que sa femme pouvait avoir pour lui. Quelle chose étrange, quand il y pensait… Il perçu la surprise sur le visage de Brunnhilde qu’elle ne cacha pas… Oui, Tommy était tombé aussi bas que ça, et il sacrifiait ses amis pour une femme qu’il aimait… Qu’il semblait désirer ardemment aimer comme au premier jour, et quand il pensait l’aimer son cœur brûlait pour un autre. Il pinça légèrement les lèvres en rougissant. Les paroles de Brunnhilde n’étaient pas pour le mettre à l’aise, mais avait-il réellement son mot à dire ? Il croisa un bras sur son torse pour frotter de sa main son autre bras, l’air embêté. Il finit cependant par calmer ses rougeurs, et esquisser un petit sourire amusé en relevant le regard vers Aragorn. C’est vrai que sur ce magnifique destrier, les distances devaient sembler bien réduite. En plus de pouvoir aller droit, « à vol d’oiseau », il n’y avait pas d’embouteillage dans le ciel… Du moins, pas à sa connaissance.

Durant un instant, il n’osa ôter ses yeux du cheval ailé. Il sentait celui de Brunnhilde sur lui et, sans savoir pourquoi, il sentait qu’il n’avait pas fini de rougir. Enfin, si, il savait pourquoi, puisqu’après tout, tout était de sa faute. C’était lui qui s’était mis dans cette situation depuis le jour où il avait commencé à avoir une relation avec Stephen. Depuis qu’il avait fait le choix de les exclure de sa vie, mais de manière lâche et éhonté, en ne donnant simplement plus de nouvelles. Pourquoi avait-il accouru vers la Valkyrie lorsqu’il l’avait vu, pourquoi n’avait-il pas tout simplement passé son chemin, comme un homme résolu l’aurait fait ? Il retint un léger sursaut lorsqu’il entendit un claquement, provoqué par Brunnhilde.

Ses paroles ne firent que l’enfoncer un peu plus dans la gêne. Il ne savait pas exactement comment il allait réussir à se sortir de cette situation gênante, puisqu’il restait déterminé à continuer à ne plus donner de nouvelles alors que, paradoxalement… Il était réellement heureux de la voir. Malgré le fait qu’il ne soit pas totalement à l’aise, du fait de son idiotie naturelle, alors qu’il finissait par croiser les bras sur son torse pour tenter de garder une certaine contenance. Et il en eu besoin, alors qu’il déglutissait péniblement en détournant à nouveau le regard, commençant un petit :

« Je suis désolé… »

Mais il s’arrêta net au milieu de sa phrase lorsqu’elle prononça le nom de Stephen. Elle ne semblait pas réellement lui en vouloir de ne pas lui avoir donné de nouvelles, du moins se disait-elle surprise, mais… Ce qui la choquait le plus, c’est qu’il n’en ai pas donné à… Stephen ? Il resserra doucement ses doigts sur sa peau pour rester calme, la laissant continuer. Exagéré ?... Mais si elle savait, si elle savait comme il s’en voulait ! Si elle savait à quel point il était torturé par ce qu’il faisait, par ce choix, et comme il pouvait en être malade, malheureux, mais préférait vivre dans le déni ?

« Ne parle pas de lui… » gémit-il doucement en finissant par relever timidement les yeux vers Brunnhilde. « Je ne peux pas… Je ne peux pas aller le voir… »

Je ne l’aime pas, je ne l’aime pas, je ne l’aime pas, je ne l’aime pas. Il avait tellement envie que cette phrase soit vraie, qu’elle sonne vraie, qu’elle raisonne vraie à ses oreilles, à son esprit, qu’il laisse enfin son cœur, ses émotions, son humeur en paix. Qu’il puisse penser au Sorcier sans sentir comme un épieu s’enfoncer dans son cœur sous un jour de pluie. Son regard suppliait Brunnhilde. Il avait envie de la serrer dans ses bras, il avait envie qu’elle lui parle de Stephen, qu’elle lui dise qu’il allait bien, qu’il était heureux… Mais il ne voulait pas, il ne devait pas craquer… Alors, avec une infinie précaution, les lèvres tremblantes, il finit par murmurer, déjà plein de remords pour ce qu'il s’apprêtait à dire :

« Je n'ai plus besoin de lui... » il ravala sa salive, essayant lui-même de se convaincre de cet odieux mensonge.

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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:03

Brunnhilde a écrit:

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「 How dumb are you ? 」
Les yeux de Brunnhilde ne quittaient pas le jeune humain devant ses yeux. Elle n’avait aucune raison d’être méchante avec Tommy, mais elle n’en avait pas non plus pour se montrer plus sympathique que cela. Après tout, cela l’exaspérer légèrement de voir Stephen faire comme si cela ne le touchait pas et le mutant qui jouait l’autruche. Elle avait appris grâce à Moony cette drôle d’expression Midgardienne. Faire l’autruche. Elle avait vu à la télévision cette bestiole et la plus jeune lui avait gentiment expliqué ce que c’était et pourquoi elles posaient leur tête contre le sol. Et pourquoi c’était devenu une blague pour les humains. La guerrière était parfois intriguée par l’humour de la Terre, mais en vue de la situation présente, elle commençait à comprendre.

Le murmure de son interlocuteur manqua de la faire soupirer alors qu’elle continuait d’exposer son point de vue sur la situation. Étant d’un caractère à exprimer ses sentiments et ses pensées, elle ne saisissait pas tout à fait pourquoi les autres faisaient des ronds de jambe pour exprimer ce qu’ils voulaient. Aller d’un point A à un point B ne devait pas être compliqué. Comme le fait de dégainer son épée et de transpercer un ennemi en deux coups. Il n’y avait rien de plus facile. Aussi était-elle un poil exaspéré par ceux qui ne disaient pas clairement ce qu’ils ressentaient ou autres. La pudeur ? Humph. Vous vous êtes trompés de personne avec Brunnhilde.

Cela la rendait un peu triste même de voir Tommy si mal à l’aise. Certes, elle ne faisait rien pour. Mais ce n’était pas le moment de se montrer guimauve. Ses yeux bleus continuaient de le fixer en continuant de parler. Jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche, elle préférait cela. Il lui faisait face. Elle aimait ça. Même si ces paroles ne lui plurent pas nécessairement. Se faisant silencieuse, Aragorn finissait par secouer sa crinière avant d’aller balader plus loin.

« J’aimerais bien savoir pourquoi tu ne peux pas aller le voir tiens. »

Se moqua la grande blonde en levant quelques secondes les yeux au ciel. Malheureusement pour son ami, il était une sorte de livre ouvert. Ce n’était pas très compliqué de voir qu’il était peu sûr de lui et qu’il n’avait qu’envie, c’était de se cacher pour ses propos. Alors, elle l’écoutait, s’enfoncer tout seul dans ses propos plus débiles les uns que les autres. Pour voir jusqu'à quel niveau de stupidité pouvait atteindre Tommy. Son regard suffisait pour exprimer tout son jugement. Elle l’avait beaucoup exercé avec Bucky lorsqu'ils allaient dévorer ensemble des sucreries et autres merveilles de Midgard. Elle regardait donc son ami danser sur un pied puis sur l’autre, tentant d’être crédible aux yeux de Brunnhilde quelques secondes. Et il réussit à la faire tiquer une seconde fois. Un silence gênant s’installa. Avant qu’un bruit ne se fasse entendre. On pouvait voir Brunnhilde frapper dans ses mains.

Elle applaudissait.

« Bravo. J’applaudis à la performance. Tu t’entraînes tous les soirs devant ton miroir dis-moi ? C’est presque crédible mon ami. »

Elle reprit une expression plus sérieuse avant de se frotter les sourcils en soupirant.

« Sérieusement Tommy. Tu t’entends ? Plus avoir besoin de lui ? Tu es loin d’être un homme manipulateur, crois-moi. J’en ai rencontré dans ma vie. Alors s’il te plaît, ne me chante pas ce mensonge. Cela ne te va pas du tout. » Elle planta son regard dans le sien, l’empêchant de fuir. « Tu veux la vérité ? C’est vrai, ce ne sont pas mes affaires. Tu peux me le dire si tu veux. Il n'empêche que je suis la plus honnête de nous deux quand je dis que je me soucie de vous.»

Ses mains se posèrent sur ses hanches, alors qu’elle jetait un regard à Aragorn qui arrachait de l’herbe un petit peu plus loin. Au moins, il y en a un ici qui s’amusait bien, elle supposait. Elle vit un groupe d’enfants plus loin, s’arrêter pour observer le drôle de cheval. Elle se méfiait des gosses. Elle en avait vu une fois manquer de jeter des pierres à son bel étalon pour une raison stupide. Ce que ça pouvait être mal élevé ces bêtes-là.

« Je t'en prie. N'hésite pas à me faire partager ton point de vue Tommy. J'ai hâte de l'entendre.»

Elle ne cherchait pas la confrontation particulièrement. Juste à le faire réagir.
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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:04






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...


Il avait l’impression d’être jugé. Sévèrement. Oh, ce n’était pas vraiment le genre le Brunnhilde – il la connaissait, tout de même, assez bien – d’être méchante. Surtout pour « rien ». Et il avait plutôt l’habitude de se faire juger. Avec Brittany, c’était presque son lot quotidien ; pour tous, n’importe quoi, beaucoup de choses. Mais il avait pris l’habitude d’encaisser, de ne pas être blessé par les paroles parfois empoisonnées de sa « chère et tendre femme », à faire profil bas, l’écouter sagement. Avec Brunnhilde, cela lui semblait tout autre. Il n’avait jamais eu l’occasion, jusqu’à présent, de la décevoir, ou de faire quelque chose qui puisse provoquer son courroux. Apparemment, il venait de le faire… Il aurait préféré ne jamais connaître cela, ne pas ressentir ces pincements au cœur, ce poids dans sa poitrine, mais… Peut-être cela l’aiderait-il à tourner la page. Définitivement.

Ô naïf enfant. Le mutant rentre un peu plus sa tête dans ses épaules lorsque Brunnhilde se demande pourquoi il ne pourrait pas aller voir Stephen. L’explication était si simple. Beaucoup trop simple pour être honnête, sans doute (et elle ne l’était de toute façon pas) mais il ne pouvait pas la lui servir. Elle ne satisferait pas la Valkyrie, et l’explication logique par le B-A BA était beaucoup trop longue et fastidieuse. Et, surtout, aurait tendance à démonter le mensonge qu’il se servait à lui-même, ce qu’il préférait éviter. Mais, à ses paroles suivirent un silence. Gênant. Donne-moi raison, Brunnhilde, aurait-il prié s’il avait pu. Au lieu de quoi, il eut droit à des applaudissements, qui ne firent que renforcer le sentiment de mal-être qu’il ressentait déjà.

« Je… » commença-t-il, avant de se rabattre.

Elle n’avait pas terminé de parler. Il était devenu pâle, il avait l’impression de geler de l’intérieur. Il souffrait – littéralement – chacune des paroles de Brunnhilde l’enfonçait un peu plus profondément dans cette souffrance intérieure. Il se sentait honteux, plein de remords, il voulait s’enterrer, profondément. Le regard de Brunnhilde verrouillé au sien empêchait toute fuite, tout repli stratégique ; il n’osait pas détourner le regard mais, quand elle en lança un à Aragorn, il croisa frileusement les bras sur son torse, se renfermant sur lui-même.

« Je n’ai pas envie d’en parler ! Je vais très bien, je vais très bien sans lui ! » cracha-t-il à Brunnhilde avant de lui tourner le dos pour rejoindre sa voiture.

Il était parti d’un bon pas, l’air décidé, les sourcils froncés… Mais à peine lui avait-il tourné le dos que les larmes roulaient déjà le long de ses joues. Il se cachait, il faisait l’autruche, la tortue, il ne savait faire que ça ; pourtant, au bout de trois pas, il s’arrêta. Il n’était pas prêt, pas prêt à faire ça. Il voulait l’être, mais il fallait se rendre à l’évidence. Il ne l’était pas, et n’avait clairement pas la force de s’en aller en claquant la porte maintenant qu’il se retrouvait face à elle. Lui pardonnerait-elle son comportement ? Et Stephen ? N’était-ce pas trop tard ? Tommy hoqueta avant de revenir vers elle pour se jeter dans ses bras.

« Pardon ! Pardonne-moi ! Je ne voulais pas… Je ne voulais pas te parler comme ça… »

Pudiquement, il recula de quelques petits pas, les joues rougies, mais pas plus que ses yeux qu’il essuyait mollement du dos de la main.

« Je… Je ne peux pas. Je n’ai pas le droit de l’aimer. Je suis marié, je… J’aime ma… Ma femme. » Il se mordit la lèvre. Ce qu’il était con. Mais, après tout… Peut-être que parler, enfin, l’aiderai à se sentir mieux ? A tourner la page ? Il pris une grande inspiration, et finit par se lancer ; « Et pourtant, je… Je pense tout le temps à lui. Souvent. Presque tout le temps… A chaque fois que je vais dormir. Je… J’ai toujours sa chevalière. A côté de mon alliance. Ca me brûlerait de l’enlever, ça me brûle de la garder… Ne suis-je pas censé aimer uniquement ma femme, jusqu’à ce que la mort nous sépare ?.. Ce que j’ai fait… Ce que je ressens… Ce que j’aimerai faire… Là n’est plus la question. C’est mal… »

Il baissa les yeux, pinça les lèvres. Il aimait Stephen ? Ces mots lui brûlaient les lèvres mais il refusait catégoriquement de les prononcer. Sa gorge se noua alors qu’il faisait tristement remarquer ;

« Peut-être que… J’ai besoin de lui… » Il parlait, doucement, pesait ses mots. « Mais lui non plus n’a pas essayé de me retrouver… Moi non plus, je n’ai eu aucune nouvelle ! Et c’est toi qui est là pour m’en parler ? Où il est ? »

Tommy avait beau connaître Stephen, il n’était pas en état pour penser clairement. Il eut un nouveau hoquet, et détourna légèrement la tête pour essayer de masquer pudiquement les larmes qui se remettaient à couler.

« Il n’est pas là. Il n’a pas besoin de moi. Je suis frêle, inutile, il est… Le Sorcier Suprême. A quoi je pourrais bien lui servir ?... Il n’a pas besoin de moi, il… S’en moque… »


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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:04

Brunnhilde a écrit:

ft. Tommy M. Summerfield

ft. Brunnhilde

「 How dumb are you ? 」
Elle savait bien qu’elle mettait Tommy en état de stress. Elle tentait de lui faire avoir une réaction qui à son sens semblait logique. Mais qu’il arrête de tourner autour du pot en jouant à l’autruche. Décidément, elle appréciait de plus en plus cette expression. Et par Odin, qu’est-ce qu’elle pouvait être contente de voir enfin son interlocuteur réagir enfin. Elle ne pensait pas avoir autant de talent pour faire sortir les gens de leurs gongs. Ou peut-être ni faisait-elle tout simplement pas attention le reste du temps. Elle avait même détourné la tête d’Aragorn pour le voir filer à toute vitesse loin de lui. Elle avait simplement croisé les bras. Voilà quelque chose qu’elle n’espérait plus. Voir Tommy être énervé par ses mots. Bien, au moins, cela signifiait qu’elle avait tapé juste dans ses paroles. Brunnhilde s’empêchait alors de sourire pour ne pas se démonter.

La suite ne fut qu’à moitié surprenante. Elle n’espérait pas le revoir aussi vite. Il n’avait fait quelques pas  quand il se dépêcha de revenir sur ses pas et se jeter presque dans ses bras en s’excusant comme un enfant. Un jeune enfant que la culpabilité envahie plus vite que n’importe quel autre sentiment et qui vient s’excuser en vitesse à ses parents. Posant quelques secondes ses mains sur les bras de Tommy, les relevant sagement quand il se sépara de nouveau d’elle alors qu’il se confondait dans plus d’excuses qu’il ne le fallait. Un léger soupire traversa ses lèvres. Le reste des mots de Tommy lui arrachant un plus discret. Mais au moins elle pouvait voir à quel point Tommy était dans une situation qui le torturait. Elle aurait voulu parler, mais voilà que le mutant ne s’arrêtait plus de parler. Ses yeux clairs se perdurent sur les doigts de l’homme pour en effet y découvrir la fameuse chevalière. C’était toujours amusant de voir à quel point Stephen pouvait être… attentionné.

« Tommy, calme toi. Ce n’es- » Tenta la guerrière.

Brunnhilde avait lançé un véritable moulin à paroles. Elle ne voulait pas savoir les détails de la vie personnelle des deux hommes, même si elle se doutait de la teneur de celle-ci. Elle pouvait même saisir la faute que Tommy s’infligeait, au contraire de Strange qui ne devait pas y faire plus attention que ça. Ou plutôt, l’irritation de celui-ci en se disant que son amant n’était tout simplement pas prêt à s’avouer quelque chose d’aussi important que des sentiments. Enfin, ce n’était pas à elle de juger ça. Pas du tout même.

« Je ne dis pas que Stephen a raison de rester dans son coin. Or, tu le connais aussi bien, si ce n’est mieux que moi Tommy. Il est comme ça. Et je ne dis pas que c’est la meilleure façon de faire. Vous êtes autant idiot l’un que l’autre pour cette affaire. »

Elle haussait tranquillement les épaules en faisant quelques pas, sans s’éloigner de Tommy. Ce n’était en général pas vraiment son truc à elle de parler d’amour, même si cela ne la dérangeait pas. C’est juste qu’étrangement, les autres devaient se dire que… Aucune idée en fait. On n’avait jamais vu Brunnhilde avec un homme sur Midgard. Et sur Asgard, cela faisait bien longtemps aussi.

« Je ne connais pas ta femme. Et très sincèrement, je ne sais pas jusqu’où vous êtes allés avec Stephen, ça ne me regarde pas. Mais crois-moi que Stephen n’héberge pas gratuitement quelqu’un pendant les deux ans de la Purge simplement parce qu’il trouve que tu es mignon. » Dit-elle en souriant un peu. « Tu es quelqu’un d’honnête et de bon. Tu n’aurais pas développé des sentiments aussi…forts envers lui si tout allait bien dans ton couple avec ta femme. Je ne t’ai jamais vu autrement qu’heureux quand tu étais là-bas. Et là… »

Elle posait son regard longuement sur Tommy. Observant attentivement son visage silencieusement. Brunnhilde n’en revenait pas de ce qu’elle était entrain de faire. Elle était belle la Valkyrie d’Odin, elle ressemblait à une conseillère matrimoniale pour tenter de rabibocher un couple sur le déclin.

« Ici, j’ai l’impression d’avoir une parodie de ton sourire et de ta bonne humeur. Et je n’aime pas les pâles copies des gens. »

Reposant finalement ses mains sur ses hanches, un sourire apparut sur les lèvres de l’Asgardienne en fixant avec une certaine tendresse son ami. S’approchant doucement de lui, sa main se posa sur l’épaule de Tommy.

« Je ne dis pas avoir la science infuse. Je suis une combattante, pas une magicienne ou je ne sais encore ce que vous appelez psychiatre. Je m’en irais si tu n’as plus envie de m’entendre, mais sache que ce que je dis, ce n’est pas pour te faire du mal Tommy. Je te le dis parce que je suis ton ami. »
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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:05






“But I cannot say that

I love someone other than my wife.”

...


Tommy était lancé. Il ne savait pas encore spécialement si parler l’avait soulagé, ou non, mais c’était beaucoup plus simple de faire part de ses doutes à Brunnhilde, de lui exposer ses inquiétudes, les reproches muets adressés à Stephen – ces reproches qui n’étaient que des excuses qu’il se servait chaque jour pour mieux croire en ces mensonges et qui finissait par lui apparaître comme plus ou moins réel. Après tout, quelque part, sa pseudo-colère était légitime. Pourquoi ce serait à lui, forcément, de courir après Stephen ? Il connaissait Stephen, comme le lui disait Brunnhilde. Et, pour tout dire, le voir débarquer chez lui où au boulot pour prendre de ses nouvelles, juste voir comme il va où lui demander pourquoi il ne passait plus l’aurait vraiment étonné. En bien, mais la surprise aurait été grande. L’espoir aurait été trop doux – il ne s’est d’ailleurs jamais permis d’espérer qu’une telle chose ne se produise. Alors pourquoi le lui reprocher ?...

Il se sentait pathétique. Totalement. Il haïssait tout ce qu’il était, sa lâcheté, chacun des atomes qui composaient son être. Lorsque Brunnhilde reprit la parole, lui annonçant qu’ils étaient aussi idiot l’un que l’autre, il baissa légèrement la tête, penaud. Ses paroles étaient rassurantes, réconfortantes. Il pourrait l’écouter parler pendant des heures – il aimerait se caler contre elle, fermer les yeux et se laisser bercer par ses paroles. Mais ce n’était ni le moment, ni l’occasion. Le sujet ne prêtait pas à cela, comme le prouvait les larmes silencieuses qui roulaient doucement sur les joues du mutant. Ecouter Brunnhilde lui donner des conseils matrimoniaux avait quelque chose d’assez étonnant, aussi, mais il n’y avait plus grand-chose pour étonner Tommy.

« On a été… Loin… Trop loin pour que ça ne soit pas mal, je suis… Marié, Brunnhilde, et j’ai… »

Il secoua légèrement la tête en pinçant les lèvres, pour la laisser parler. Des sentiments « aussi forts » pour Stephen ? Oui, ils étaient forts. Plus que ceux qu’il avait pour Brunnhilde, peut-être, mais… C’était différent. La nature n’était pas la même. Quand à Brittany… Ce qu’il se passait avec sa femme… Il ne voulait pas croire qu’elle ait pu recommencer à le tromper si vite. Mais sans doute se berçait-il encore d’illusion. Pourtant, ça lui faisait mal de l’admettre.

« Oui, je… J’étais heureux. C’est vrai. »

Il esquissa un léger sourire, l’espace d’un instant, en haussant une épaule. Oui, il n’était plus le Tommy qu’elle avait connu durant la Purge. Il était un homme qui avait repris ses responsabilités en main – non, en fait, il n’était qu’un homme idiot. Imbécile. Aveugle.

« Non, reste... Je sais que tu ne dis pas ça pour me faire du mal… » Il essuya rapidement ses larmes de la paume de sa main, avant de sourire lorsqu’elle posa sa main sur son épaule, et d’aller se blottir contre elle. « Oui, je… J’étais heureux. C’est vrai. » Il ferma les yeux en inspirant doucement ; « Peut-être... Peut-être que je n’aime pas Brittany autant que je le devrai, en tant que mari… Et peut-être que… Stephen… » Il pinça les lèvres. Il ne pouvait rien dire de plus.



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MessageSujet: Re: 01 - Don't be rude, please, cause I love the two of you more than anything... | ft. Brunnhilde   Jeu 17 Nov - 0:06

Brunnhilde a écrit:

ft. Tommy M. Summerfield

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「 How dumb are you ? 」
Bien sûr qu’elle se doutait bien qu’ils étaient allés loin avec Stephen. Elle n’était pas idiote ou aveugle en vérité. Pas totalement en tout cas, même si elle n’était pas connue pour sa grande réflexion en se lançant sur un champ de bataille. Elle avait un avis sur la tromperie dans un couple, comme tout le monde. Même si on disait ne pas porter de jugement. Personnellement ? Elle serait certainement rentrée dans une grande colère avant de commencer à se battre contre son amant avant de le jeter hors de la chambre. Une relation établie sur un mensonge n’était pas saint et encore moins quand la personne en face avait si peu de respect autant que pour soi que pour votre lien. Mais ça après, c’était le caractère de Brunnhilde et sa manière de voir les choses. Elle ne pouvait pas se comparer à Tommy et à son histoire. On ne réagissait souvent pas comme on le voulait, mais plutôt comme le pouvait dans les situations douloureuses.

Un petit sourire triste traversa ses lèvres en l’entendant avouer qu’il était heureux avec Stephen. Bien, un pas après l’autre, on commençait à avancer avec Tommy. Elle savait bien que ce n’était pas facile pour le pauvre midgardien mutant, aussi sensible qu’une jeune fille de quinze ans découvrant les douleurs de la vie sentimentale. D’accord, c’était facile et très cliché de dire ça, toutes les jeunes filles de quinze ans n’étaient pas comme ça. Et parfois Tommy était aussi réel que le signe astrologique qu’il semblait représenter. Doux et une éponge émotionnelle sur patte. Elle ne croyait pas vraiment en cette extravagance de Midgard, la croyance dans les signes astrologiques… Mais quand même. Il y avait de quoi de se poser les questions. Bah. Elle ne savait même plus quand il était né. La voilà qu’elle se retrouvait avec un Tommy couinant doucement dans ses bras,  mon dieu. Elle devrait se recycler.

« Ça va aller Tommy, allez, calme toi. »

Demandait-elle doucement en frottant doucement son dos alors qu’elle écoutait ses mots tout en tentant de le réconforter de son mieux. Brunnhilde avait l’impression de jouer le rôle d’une mère apportant le réconfort à son enfant, lui disant ainsi de continuer à se battre pour ses idées. Elle continuait de frotter son dos avec une certaine vivacité, s’opposant d’une manière étonnante avec la douceur qui se trouvait derrière son désir de rassurer le petit mutant. Après quelques secondes, elle le reculait un peu pour pouvoir lui faire face. Avant de prendre une grande respiration.

« Malheureusement, tu dois faire un choix Tommy. Il s’offre à toi. Et personne ne pourra choisir à ta place. C’est ta vie, pas la mienne ou celle de Stephen. Il faut seulement que tu es un élément en tête avant de faire le grand saut dans ta décision : sans regret. C’est la seule chose que je peux te dire. Peu importe que tu choisisses ta femme ou notre ami, ou même personne. Il faut que tu te dises seulement après l’avoir annoncé que tu ne regrettes pas ton choix. » Elle laissa un sourire passer sur ses lèvres, avant de lui faire un clin d’œil. « Bon, le bonheur que peu t’apporter ton choix est assez important. ».

Voilà qu’elle devenait une pro en intervention de couple. Merci que Bucky ne lui demandait pas de conseil à ce niveau-là. Elle préférait le taquiner sur le sujet en lui parlant des belles cuisses de Captain. Pas qu’elle rejetterait sa demande si il lui demandait un avis sous couvert d’une discussion banale, au contraire même. C’est juste que pour le moment, il préférait venir lui sauter dessus pour lui faire dire bonjour à ses phalanges. Après quelques secondes en se fixant dans les yeux, elle finit par fixer Aragorn, puis Tommy. Elle fit le chemin quelques fois avec ses yeux. D’un ton amusé, les yeux légèrement pétillants, elle se tournait finalement vers lui.

« Ça te dit ? Si tu n’en parles pas, je n’en parle pas non plus. »

Autant changer les idées quelques minutes à son ami. Ça lui ferait du bien et cela l’amuserait même. Elle en était certaine. Et puis après tout, elle rêvait de voir un poisson voler.
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