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 Forgive me... I'll love you for all the time I have left. ▬ [Suite du Gala du 21/06/2015]

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Dukett
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MessageSujet: Forgive me... I'll love you for all the time I have left. ▬ [Suite du Gala du 21/06/2015]   Mar 1 Aoû - 18:23





Please, forgive me, darling. You're my One and I'll love you for all the time I have left.
I'm all out of love, I'm so lost without you
I know you were right, believing for so long
I'm all out of love, what am I without you?
I can't be too late to say that I was so wrong


Billy avait senti que quelque chose clochait lorsque, après avoir poussé la chansonnette avec sa marraine et Phyllis et être descendu de la scène, il avait cru voir son fiancé sortir de la salle plus ou moins précipitamment. Il avait senti son cœur s’emballer et l’inquiétude le gagner – ses yeux lui jouaient-ils encore des tours au point qu’il doive partir si précipitamment ? – et avait tenté de le suivre à grandes enjambées, mais il avait été intercepté en route, plusieurs fois, et avait dû donner à son visage une expression de joie et d’amusement pourtant terni par la préoccupation qui lui agitait l’esprit. Il voulait être avec son homme. D’accord, c’était son gala, ce serait mal vu de le quitter aussi précipitamment, mais… Il aurait au moins voulu prendre des nouvelles, vérifier que tout aille bien, qu’il avait au moins réussi à monter jusque dans le lit sans tomber dans les escaliers… Mais il n’en eu pas l’occasion. Il continua à parler avec ses invités et, une heure plus tard, il y était encore. Mais il avait remarqué que Neil avait mystérieusement disparu, ayant certainement emporté sa nièce dans son sillage. Son inquiétude ne l’empêcha pas, cependant, d’apprécier la musique d’Allen. Tout le monde devrait s’accorder à dire qu’il jouait vraiment bien, et le patron du Queen’s pensa, en lâchant un soupire, qu’il aurait bien aimé entraîner son français dans une valse. Au lieu de cela, il discuta un instant avec l’un de ses associés du talent de l’ancien confrériste, et alla le remercier et pour les fleurs, et pour la musique, avant de le laisser s’échapper. Parce que, oui, Billy n’avait même pas dépensé le moindre centime pour la décoration florale. Eh, l’un de ses plus proches amis pouvait le faire pour lui, pourquoi ne pas en profiter ? Surtout si cela pouvait occuper son esprit.

Les invités quittèrent peu à peu l’hôtel, les clients remontaient dans leur chambre et le calme retomba doucement. En bon patron, Billy resta pour aider ses employés à faire le plus gros du rangement avant de prendre l’ascenseur pour remonter vers l’appartement. S’adossant contre la paroi, il défit machinalement son col et enleva sa veste, avant de traverser le vestibule pour rentrer dans l’appartement et lancer sa veste de costume sur le premier dossier de chaise à sa portée. Il vit Ammy descendre délicatement l’escalier qui menait vers la chambre, et se rassura sur le fait qu’il avait au moins atteint le lit sans encombre et n’avait pas eu de problèmes. Sinon, la chienne aurait certainement eu l’air beaucoup plus paniqué et ne se serait pas laissé caresser tranquillement en remuant la queue. Il ne remarqua tout d’abord pas son carquois en vrac sur la table, ni ses quelques flèches de secours éparpillée dessus et au sol. Il fit encore quelques pas, se frottant les yeux et laissant Ammy remonter vers la chambre, avant de se figer et de pâlir brusquement, alors que son cœur battait plus vite encore que lorsqu’il avait commencé à s’inquiéter en voyant Richard quitter le gala. En fait, pour vous donner une idée… Billy n’avait pas ressenti une peur aussi aigüe depuis la fin de la Purge.

Pourquoi son costume de confrériste était-il étalé au sol, un peu n’importe comment, comme si… Comme s’il avait été jeté de la rambarde de l’étage ? Alors, certes, il n’avait jamais pris le temps de le cacher dans un placard sécurisé avec un code génétique et tout le bordel, même s’il en était capable, surtout depuis la fin de la Purge. Il savait aussi que son fiancé ne fouillait pas la maison, qu’il lui faisait confiance et que, des deux, c’était Billy le plus ordonné. Limite maniaque. Mais il se plaisait à croire que c’était en partie ce qui l’avait sauvé deux ans plus tôt. En revanche, qu’est-ce qui allait le sauver, actuellement ? Comment Rick avait-il pu tomber sur ça – en ouvrant le mauvais placard ? Qu’était-il allé s’imaginer ? Billy se dépêcha de ramasser toutes ses affaires, le cœur battant, et alla les poser sur un lit dans l’une des chambres d’amis avant d’entrer doucement dans la leur, pour jeter un coup d’œil. Richard semblait dormir paisiblement. Au moins, il était encore là… En faisant le moins de bruits possible, il se déshabilla et vint s’installer dans le lit. Il hésita un long moment avant de se glisser timidement dans son dos et de l’enlacer, le plus doucement possible pour éviter de le réveiller. Mais, pour sa part, la simple idée que cette découverte puisse amener Rick à rompre les fiançailles l’empêcha de dormir. Il lui suffisait de se dire que c’était peut-être la dernière fois qu’il le tenait dans ses bras.

Il ferma les yeux en prenant de grandes et lentes inspirations pour rester calme et ne pas se mettre à pleurer. Il ne sentait pas mieux que le précédent petit ami de Rick, le con qui l’avait abandonné, même si ça faisait longtemps. Pas moyen pour Billy de l’oublier, celui-là, ni même l’état dans lequel il avait abandonné son pâtissier préféré. Tente de refouler ses sanglots n’étaient pas très discret, et il préférait se rassurer en se disant que tout allait bien se passer et que, de toute façon, ils s’aimaient. N’est-ce pas ? Ils s’aimaient et bordel pourquoi avait-il réussi à lui dire qu’il venait du futur, mais pas qu’il était un foutu confrériste ? Parce qu’il avait eu peur de voir du dégoût et de la peur dans les yeux de son cher Richard. Oui, ils s’aimaient, mais Neil et Allen ne s’aimaient-ils pas ? Neil ne l’avait-il pas prévenu ? Billy était, à ce moment-là, loin de se douter que Neil l’avait à nouveau poignardé dans le dos, même en croyant bien faire. Et dire qu’il s’agissait de son « grand oncle »…

C’est quand il se sentit partir que, soudainement, Rick lui échappa. Un peu trop brusquement pour qu’il puisse se bercer l’illusion que son fiancé soit dans son état normal. Il rouvrit les yeux, plein du sommeil qu’il n’avait pas eu le temps de prendre, et se redressa sur un coude, lançant un petit « Darling ? » plein d’espoir qui n’eut que le silence pour réponse. Il se leva tant bien que mal malgré la fatigue qui traînait dans ses pattes, la panique le maintenant éveillé plus sûrement que le café, et le laissa prendre sa douche sans pour autant pouvoir retenir sa nervosité. Quand Rick sortit de la salle de bain, frais comme un gardon, il n’avait pas son expression habituelle du « Bonjour mon cœur, bien dormi ? », et passa devant lui avec rien d’autre qu’une expression agacée. Et encore, elle n’était agacée que parce que Billy voulait minimiser la situation.

« Je peux sortir la chienne, si tu préfères. »

Ce que Billy faisait habituellement quand il faisait encore nuit, le matin, et qu’il se réveillait, pour éviter à son fiancé de sortir dans la nuit. Mais il n’eut aucune réponse et l’ascenseur se referma sur lui avant qu’il n’ait eu le temps de le suivre. C’est mortifié qu’il se laissa tomber sur une chaise après s’être fait un café, les yeux rouges et la fatigue marquant son visage aussi sûrement que la peur lui nouait le ventre. Il n’était pas parti pour toujours, il n’avait pas pris ses affaires. Le mutant ne bougea pas d’un pouce après avoir terminé sa tasse, le regard hagard, attendant le retour de son cher et tendre en ayant l’impression que chaque seconde qui passait était une éternité. Il dû avoir un moment d’absence, une sorte de micro-sieste, car quand la porte de l’appartement claqua et qu’Ammy vint lui lécher la main, il sursauta sur sa chaise, et croisa le regard en colère de Richard. Il avait encore l’espoir d’être pris pour un gigolo SM…

« Tu comptais me le dire quand, que tu étais confrériste ? »

Raté. Il ouvrit la bouche, la referma, se cherchant une excuse, ne trouvant rien. Il ne valait pas mieux que les autres, au final. Est-ce que Richard aurait accepté de l’épouser s’il avait su ? Billy déglutit, avant de fermer les yeux un instant. Il fallait être honnête, parce qu’il n’aimait pas mentir à Rick. Il s’agissait juste d’une omission, après tout…

« Je... Ne comptai pas te le dire. »

Oh, comment ne pas être blessé par la froide déception qui traversait ce regard faiblissant ? La cécité n’aurait-elle pas juste pu être trop handicapante hier soir ? Il se leva dans le but de prendre l’homme de sa vie dans ses bras, mais il capta le mouvement de recul et se figea dans son élan. D’accord. Très bien. Il prit une grande inspiration, histoire de ne pas s’effondrer. Après tout, c’était lui qui avait merdé.

« Je suis désolé, mon cœur... » Il s’arrêta un instant, observant Richard, pinçant les lèvres. « Je voulais te protéger, si tu ne le savais pas je pouvais peut-être te préserver, je... J’avais peur de te dégoûter, c’est égoïste, j’avais peur que tu ne veuilles pas de moi en le sachant… » Son cœur battait trop vite, sa gorge se serrait et il sentait qu’il n’allait pas pouvoir retenir ses larmes bien longtemps si Rick continuait à lui apparaître aussi distant. « ... Je t’aime, je sais que j’aurai dû te le dire avant, je sais que je suis qu’un connard et que c’était un mensonge par omission, mais je t’aime. Ne me… Je ne veux pas que tu me quittes, mais si tu veux rompre les fiançailles, je… Je comprendrai. » Billy baissa le regard, tombant sur une flèche qu’il avait omis de ramasser la veille. « Je ne dis pas que je m’en remettrai, mais… »

Il pinça les lèvres. Merde, il avait toujours dit qu’il ne laisserait jamais Richard partir, de toute façon. Avant de lui laisser le temps de réagir, après avoir brièvement serré les poings, il annihila distance qu’il y avait entre eux et qui n’aurait jamais dû avoir lieu d’être.

« Je sais que j’ai merdé, mais je sais aussi que tu es tout ce que j’ai. Je vendrais mon hôtel et me séparerai de ma fortune pour te garder auprès de moi. Mais… Tu es si adorable, si innocent contrairement à moi, je ne voulais pas te perdre. Si ça devait arriver, je ferai le tour du monde et plus encore pour te récupérer. Peut-être que ma vie est une boucle temporelle infinie, mais je ne changerai ça pour rien au monde si ça signifie te rencontrer perpétuellement. Ne romps pas nos fiançailles… »

Il attendait, le cœur battant, juste une réponse. Un oui, un non, il prendrait ce qui arriverai, il se battrait pour le récupérer et ce jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il n’avait plus aucune chance de le récupérer. Alors, si cela devait se produire, peut-être envisagerait-il de retourner dans le futur. Une légère pression dans son dos lui fit reprendre espoir et le soulagea légèrement.

« Bien sûr que non. Je t’aime trop pour ça. Mais ne me ment plus. »

Il resserra légèrement sa prise sur le français, le soulagement le gagnant totalement. Il l’aimait – il l’aimait encore, il l’aimait malgré tout. Il avait vraiment trouvé l’homme parfait.

« Plus jamais, je te le promet... Tu m’en veux beaucoup ? »
« Un peu, oui. »

Billy finit par le relâcher en pinçant les lèvres, hochant légèrement la tête. C’était normal, il ne pouvait pas lui en vouloir, ce serait totalement odieux et déplacé. Avec un sourire désolé, il caressa légèrement sa joue et se pencha pour ramasser la flèche avant qu’Ammy ne décide de jouer avec. Il fallait laisser le temps au temps. Au moins, il n’avait pas perdu ce à quoi il tenait le plus.

© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart


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