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 07 - Englishman in New York

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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: 07 - Englishman in New York   Ven 22 Fév - 13:54

Helmett Jason Reecey a écrit:

La matinée s’annonçait plutôt calme et grise, le ciel laissait à peine le soleil apparaître et l'air se réchauffait lentement. À moitié emmitouflé dans le revers de mon col, traversant les rues telle une ombre monotone, je me camouflais dans la froideur de l'aube.

J’avais besoin de me cacher, j'observais les corps somnolents des matinales déprimées, chaque gestes étaient calculés et surveillés comme si je m’attendais à croiser le diable. Pourquoi suis-je si nerveux ? Ce n'est pas comme si j’étais en mission et ce quartier, je le connais... Chaque tête m'est familière, et pourtant j'ai l’abominable sentiment d’être regardé, d’être dans la ligne de tir....... Attention !
Main sur mon arme, retournement brusque, regard fixe sur mon agresseur ! Je serre les dents et... Mes yeux décompressent sur le suiveur fort peu intéressé par ma main-d’œuvre.
Un chat. Mon suiveur est un chat... J'en fus presque déçu, je voulais de l'action... Mais ce félin ne faisait que ranimer ma rancœur et ma mélancolie en me rappelant de poursuivre mon chemin et arrêter de chercher à fuir.
Bien sur, je ne fuirais pas...
J'ai lâché mon arme et la laissa glisser dans la poche intérieur torse gauche de mon long manteau noir et continua ma route.

L'astre solaire était enfin levé et aucune péripétie n’était intervenue, dommage... La ville donc était plus vivante, je pourrais m'amuser un peu avec la populace mais un pincement au cour m’empêcha de sourire ou d’éprouver une certaine joie.
Au contraire de l'habitude, je veux être seul, je veux pas faire face a mon destin... Ou plutôt mon devoir. Je chassa de nouveau mon esprit et enchaîna un pas rapide dans la foule sachant que peu importe ma décision je ne pourrais pas y reculer.
Un peu plus tard, 10 heures 36 minutes 48 secondes pour tout dire, je suis enfin arrivé à ma destination. Ce foutu soleil me brûlais de l’intérieur, j'ai enlevé mon manteau, laissant la nature admirer l’élégant costard cravate noir que je portais. Le noir n’était vraiment pas une bonne idée aujourd'hui...

Je patrouillais calmement me rapprochant de la pierre quand je gela directement à moins de 20 mètres de son emplacement. Je me cacha rapidement dans l'ombre d'un arbre épais sachant pourtant bien que personne ne serait là pour me voir et examina la scène en silence.
Dans le champ mortuaire, face à la tombe, à genoux, se dessinait de dos la silhouette de la jeune femme rousse, Victoire S. Reecey, bibliothécaire de New York, belle femme, dangereuse mutante de niveau 4 et bien sûr ma cousine. Celle que je ne connaissais pas assez, celle qui me faisait peur, celle que j'avais essayé de tuer, celle qui était ma seule famille...
Oui. Elle seule formait la famille qu'elle m'avait accidentellement prit...
À elle seule, pouvait tuer ou commettre le chaos !
Elle seule me rendait fou de culpabilité et de honte pour mes actes et mes pensées !
Et pourtant, parmi ma haine et mon dégoût fraternel, elle est quand même venue a l’enterrement de ma mère. Mon cœur voulais fondre sous une foule d’émotions diverses, il ne reste plus que nous maintenant !
La nervosité m'a de nouveau frappé, déjà lui faire face est douloureux mais lui avouer que...! Non reste calme Helmett, tu n'es pas un agent du SHIELD pour rien, que dirait ton père ! Qu'il repose en paix... Maman va le rejoindre peut être....
Je soupirais fortement et prit une grande inspiration et relâcha en remettant mon manteau, m'approchant déterminé mais calmement.
Elle semblait ne pas m'avoir remarqué, mes années d’expertises en assassinat sont une cause à cela ou peut être alors qu'elle pleurait... Depuis le décès aucune larme n'a parcourue mes joues, loin du fait que je connaissais peu ma mère, mais disons plutôt que mes yeux était asséchaient et mon cœur refusait l’accès.

Après cette courte petite marche qui m'a parut une éternité, je me suis positionné derrière la rousse et en me baissant, j'ai posé le plus délicatement possible ma forte main sur sa frêle épaule et dit avec ma voix la plus douce et rassurante possible
« Veux-tu que je te ramène ? »


Dernière édition par Mischief le Dim 28 Avr - 20:15, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 07 - Englishman in New York   Ven 22 Fév - 13:59

Goodbye auntie"Helmett & John & Victoire"

["Père" est à remplacer par "cousin" dans la chanson (aa)]

    Victoire avait d'abord reçu l'acte de décès de sa tante. Morte, emportée par une maladie, envolée celle qui lui avait mené la vie dure et élevée comme sa fille, sans jamais l'aimer comme telle. Partie, la femme profiteuse qui lui avait caché l'existence de son cousin, Helmett. Cousin qui lui envoya également une lettre, la priant de venir à l'enterrement de sa tante, à l'enterrement de cette mégère. La rouquine avait toutes les raisons de la haïr et pourtant, elle était abattue. Elle appela l'aéroport pour réserver d'urgence deux places – Elle ne partait pas sans John ! – mais on lui refusa totalement l'accès aux avions pour le matou mutant. Elle n'eut d'autre choix que de prendre des places dans un bateau, car il était hors de question qu'elle s'y rende seule. Et puis, après lui avoir promis de l'amener en voyage, elle ne pouvait finalement pas le décevoir en l'abandonnant ici. La rousse ferma la bibliothèque le cœur lourd, prévint ses plus proches amis de son absence et se prépara au voyage.
    La traversée de l'océan aurait put être épique si ce n'était pas la mort qui l'avait provoqué, car imaginez Cheshire et Truth, dans une (grosse) coque de noix au milieu de l'océan, cette vaste étendue d'eau sauvage sans qu'aucune Terre ne soit visible à l'horizon. Le cauchemar. Pire que Jotunheim. Elle avait, avec beaucoup de courage, essayé de se promener sur le pont. Elle est très vite retournée se cacher au fond de sa cabine, pour ruminer ses pensées, en ne bougeant que pour aller acheter de quoi se sustenter. Le reste du temps, elle repensait à sa tante en cherchant les quelques heureux moment qu'elle avait passé auprès d'elle. La jeune femme pensait également à son cousin, qu'elle n'avait encore jamais vu. Elle se demandait comment allait se passer cette ''rencontre'', et elle espérait plus encore qu'il serait gentil et indulgent avec John. L'inverse ne l'inquiétait pas vraiment. Quand elle se sentait submergée par la tristesse, elle allait prendre John dans ses bras pour s'insuffler le courage nécessaire et retenir ses larmes, prétextant une soudaine vague d'anxiété à cause de l'eau qui les entourait.
    Ils arrivèrent enfin à Londres, et revoir la ville de son enfance tira un léger sourire à Victoire, la joie repartie aussi vite qu'elle était venue. Chaque mètre que le taxi dans lequel ils étaient avalait la rapprochait un peu plus de l'affreuse vérité. Elle observait l'extérieur sans rien voir, les yeux dans le vague, plongée dans ses sombres pensées. Ils s'arrêtèrent tout d'abord devant l'hôtel, et Victoire prit le temps de se changer, d'une lenteur exaspérante, comme pour repousser l'échéance. Elle fit ensuite enfiler à John un costume noir, ajustant son nœud papillon pour perdre encore un peu plus de temps. Il y eut pourtant un moment où elle ne put plus se détourner de son destin et, avec un petit sourire triste et forcé à l'attention du mutant qui l'accompagnait, ils remontèrent dans un taxi en direction du cimetière.

    Dans sa robe noire, elle semblait errer entre les tombes tel un fantôme à la peau pâle, seul ses cheveux – contrastant avec l'ambiance froide du lieu – semblaient apporter un peu de vie à la bibliothécaire en deuil.
    Victoire se retourna vers John pour attraper sa petite main. Ils y étaient presque. Encore trois, quatre tombes et... La voilà. La rouquine serra la main de John entre ses doigts.

    « Bridgett Reecey »

    Victoire s'agenouilla devant la tombe et déposa un petit bouquet de chrysanthèmes à côté des autres fleurs. Le cimetière était désert, il n'y avait que les deux New-Yorkais. Silencieusement, la jeune femme laissa enfin sa tristesse prendre le dessus pour pleurer sur la dernière demeure de sa défunte tante.
    Elle ne saurait dire combien de temps elle resta là, immobile, son frêle corps secoué de sanglots qu'elle tentait de contrôler pour que John ne soit pas trop affecté par l'état pathétique dans lequel elle se trouvait être.

    Perdue dans ses pensées et ses larmes, Victoire n'avait conscience que de John qui n'était pas bien loin. L'eau inondant ses yeux et roulant sur ses joues l'empêchait d'y voir clair, tout comme ses hoquets de tristesse l'empêchait de capter tous les sons autour d'elle, un peu comme si elle était dans son monde, dans sa bulle, seule face à la mort de sa tante.
    C'est pourquoi elle ne réagit tout d'abord pas quand elle sentit une main se poser sur son épaule, bien que la main en question n'était pas tout à fait du même gabarit que John ; plus imposante, elle était posée sur son épaule et dégageait une certaine force, un sentiment de protection. Ce fut la voix – qui n'était absolument pas celle de son 'tit chaton – qui la sortit de l'espèce de léthargie dans laquelle elle s'était plongée.

    - Voix : Veux-tu que je te ramène ?

    Bien que cette phrase fut prononcée de la façon la plus douce et la plus rassurante possible, Victoire sursauta et se releva rapidement, reculant de quelques pas pour dégager son épaule de la main qui y était posée et se rapprocher de John pour le serrer contre elle. La rousse essuya ses larmes abondantes d'un geste rapide de la main, posant son regard sur celui qui avait parlé.
    Il était assez grand, et d'une carrure qui imposait le respect. Vêtu d'un élégant costume noir qui laissait deviner son corps musclé, Victoire le détailla rapidement, s'attardant plutôt sur ses yeux, d'un beau bleu-vert qui lui rappelait... Les siens. Victoire se détendit légèrement, et lâcha le matou mutant pour faire un pas en direction du nouvel arrivant.

    - Victoire : Helmett ?...

    Ce devait être Helmett. Elle n'avait aucun doute là-dessus ; qui donc oserait tutoyer une jeune femme qu'il n'avait jamais vu ? La jeune femme sentit sa gorge se serrer de nouveau et elle fondit dans les bras de son cousin, pleurant de nouveau, mais sur son épaule cette fois. La tristesse, la joie. Elle réussie à se calmer assez rapidement, avant de reculer et de s'excuser à voix basse. Elle jeta un regard à John, accompagné d'un sourire un peu plus radieux que tous les précédents depuis qu'elle avait apprit la nouvelle du décès de Bridgett.

    - Victoire : John, je te présente Helmett, mon cousin. Helmett, John, mon ch... John.

    Elle se passa une main dans les cheveux. Allez dire à votre cousin que l'homme qui vous accompagne est votre chat. Hein. Il va tout de suite vous prendre au sérieux.

    - Victoire : Si ça ne te dérange pas... Ce sera avec grand plaisir. ajouta-t-elle d'une petite voix, brisée par l'émotion.

    C'était peut-être un peu fou, d'accepter ainsi de se faire reconduire par, a priori, un inconnu. Inconnu pas si inconnu que ça, au final. Et puis, Victoire avait besoin de cette présence qu'elle n'avait jamais eut, de cette famille qu'elle avait découverte il y a peu. Non que John ne lui suffise pas ; au contraire ! Mais, comprenez, votre tante vient de mourir et vous rencontrer votre cousin pour la première fois. N'est-il pas normal qu'elle ai envie de rester un peu avec lui, d'essayer de rattraper le temps perdu, ne serait-ce qu'un tout petit peu ?...
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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 07 - Englishman in New York   Sam 9 Mar - 14:59

John W. Mac'Elorin a écrit:
    Le courrier arrivait régulièrement à l'appartement de Victoire et John n'y avait jamais prêté beaucoup d'attention : le tas de paperasse constituait simplement un coin chaud et confortable où poser ses fesses. Jusqu'à deux lettres bien précises arrivent dans la boîte aux lettres. Non, il ne les avait pas lu, mais Victoire était assez passée et repassée devant lui ces lettres à la main, avant de – de manière répétée – s'effondrer en larmes le nez dans son pelage pour qu'il comprenne le lien de cause à effet entre les bouts de papiers et leur départ précipité.

    Victoire avait un cousin et sa tante était morte. Il fallait donc traverser l'océan pour aller voir le cousin et pleurer la mère. Si la perspective d'un voyage avait fait ronronner John à qui mieux mieux, il avait eu un mauvais pressentiment. Les chats sentent ça. Ils voient les fantômes et ont des mauvais pressentiments. Le fait était que cela lui rappelait des mauvais souvenirs : un voyage très désagréable – en aviron pour l'aller, en bateau au retour dans le cas du souvenir en question – à la suite de l'enterrement d'un parent proche ? Il avait fait. Et il se rappelait comment cela avait fini pour lui : des cris, des insultes, des histoires de mutant, des balais, de l'eau, beaucoup d'eau, un cauchemar. Il ne savait pas qui était ce cousin du bout du monde, mais tout voyage au-delà de l'océan recélait des dangers, et il était bien décidé à ne pas lâcher la jeune femme d'une semelle: elle ne partirait pas sans lui et personne ne la traiterait de mutante, na!

    Une fois dans le bateau, John commença à sérieusement reconsidérer cette prise de position. C'était toujours aussi l'horreur, cet ignoble moyen de locomotion. Alors, certes cette fois-ci il avait une cabine : il avait passé son temps blottit sous les draps, sous forme féline et crachant dès que Victoire ouvrait la porte donnant vers l'extérieur, les ponts, et au-delà, cette masse liquide terrifiante. Il n'avait même pas mangé de la traversée – au moins cela l'avait empêché de vomir. Cela n'avait pas empêché Victoire de pleurer pour autant. Régulièrement elle se venait réclamer un câlin à John. Cela inquiétait le matou. Qu'elle soit triste ou que l'eau représente un danger, rien n'était bon.

    John suivait, comme une petite marionnette, ou comme un vrai chat obéissant. Il n'avait été qu'une fois à Londres il aurait été ravi de courir dans tous les sens, mon dieu tant de nouveautés, c'était donc de ça que Marie-Ange parlait ? Si l'atmosphère que transportait Victoire n'était pas aussi lourde. Et si le costume noir qu'elle lui avait fait mettre était moins désagréable à porter. Il était noir, sombre, triste, John était engoncé et le noeud papillon grattait. Il détestait ce voyage. Mille fois John-félin chercha à s'enfuir par la fenêtre pour aller se balader dans toutes ces rues inconnues qui sentaient incroyablement bon, mais Victoire le rattrapait, et l'air qu'elle affichait...il finit par se laisser faire.

    John emmêla ses doigts à ceux de la jeune femme et serra sa main. Ils devaient avoir l'air cérémonieux et tristes devant une tombe, mais de sa main libre, le mutant ne pouvait pas s'empêcher de tripoter son noeud papillon. Et de lancer des regards furtifs et inquiets en direction de son amie. Elle faisait grise mine. Ou blanche et noire mine plus exactement. Elle s'agenouilla près de la tombe et se remit à pleurer. Elle n'arrêtait pas de pleurer en ce moment. Cela désemparait le matou : sous forme animale, il savait comment faire : il ronronnait du ronron de consolation et se blottissait contre la personne en larmes. Sauf que là, le noeud papillon grattait et serrait et la transformation instinctive ne se faisait pas. Alors John restait là, près de son amie, et alternait entre embarras, oh un papillon, tristesse, mon dieu il va pleuvoir, inquiétude, Londres ça pue, envie de la serrer dans ses bras et qui c'est ce type.
    « -Veux-tu que je te ramène ? »

    Qui que quoi dont où, je vous prie ? Qui était cet individu, sortit de nulle part ? John le scruta avec inquiétude, sur la défensive. Il n'aimait pas ce type. Après un instant, Victoire se détendit, comme si elle reconnaissait le type : « -Helmett ?... » Le câlin qu'elle lui fit, le sourire qu'elle adressa à John... Le mutant se détendit quelque peu : il devait être un ami. Il planta ses mains dans ses poches, hésitant quant à la marche à suivre. Tout était si bizarre depuis qu'ils étaient partis. Il n'était pas encore à l'aise avec tout ça. « -John, je te présente Helmett, mon cousin. Helmett, John, mon ch... John. » Sorti une main de sa poche, fit un bref signe, accompagné d'un signe de tête en direction du … cousin.

    «- Hey. »

    Il ne pouvait pas s'empêcher de se méfier. Pas méchamment, hein. Juste comme un chat ne se sent pas en sécurité en face d'un chien. Surtout lorsqu'il n'était pas dans son élément. « -Si ça ne te dérange pas... Ce sera avec grand plaisir. »Le côté peur et facilement effarouché de John refaisait surface. Cela n'aurait été Victoire, il se serait sauvé à toutes pattes. Mais ils allaient se faire raccompagner par Helmett, et il suivrait gentiment, sans perdre la jeune femme de vue et prêt à se jeter, toutes griffes dehors sur quiconque la traiterait de mutante. Vu que sa main était sortie de sa poche, il la tendit pour attraper le bras de la jeune femme et la rapprocher de lui, contemplant Helmett d'un air boudeur par-dessus l'épaule de la jeune femme. Câlin, réconfort, sécurité. Il ne la laisserait pas s'en aller.

    « -Par où va-t-on ? »
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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 07 - Englishman in New York   Lun 15 Avr - 18:58

Helmett Jason Reecey a écrit:

La joie fut au rendez vous. Je m’étais pas trompé, c'est bien ma précieuse cousine dans mes bras. Je ne sais comment elle m'a reconnu mais cela me rendit heureux, et pourtant comment accepter une telle euphorie quand des retrouvailles sont faites devant une tombe ? Les sentiments se contredises peut-être ? 
Je tenais la frêle carrure dans mes bras quand je sentis une autre présence ànos cotés. Rien de spirituel, calmez vous.
Elle recula et me présenta un jeune homme. Il était assez menu, petit, l'air vif et me regardait avec des yeux dont je ne puis décrire. Je ne connaissais pas cet homme mais un frison passa déjà dans ton corps. Je l'avais même remarqué ni entendu, son regard n’était pas vraiment intimidant ou menaçant, j'avais vu pire, mais une sensation étrange me traversa pour réanimer une peur endormit.

- Victoire : John, je te présente Helmett, mon cousin. Helmett, John, mon ch... John.

«Mon John» ? C'est son petit ami ? ou un ami proche alors ? Bien que la question me démangeait j'ai préféré garder la politesse de mon indiscrétion et j'ai esquissé un signe de tête compatissant a la place. L'homme curieux me lança un « Hey » comme salut que je trouva plutôt comique.

- Content de vous connaître J'esquissa avec un sourire torturé

Pas si content que ça en faites mais tant pis, de tout façon je ne suis jamais ravis...j'ai l'habitude de mentir. Cela me fit penser au pouvoir de la mutante, m'a-t-elle démasqué ? Ça commence fort.
Mais pourquoi me prendre la tête ? Les problèmes mutants ne sont ta préoccupation aujourd'hui alors ne te fait pas de soucis Helmett.
La matinée s'achevait enfin et le soleil chaud de midi éclairé cette triste à Londre. Comme je suis venu a pied, j'ai appelé un typique taxi anglais pour les raccompagner au bateau. Drôle d’idée que de prendre le bateau, l'avion est plus rapide. En route, je ne dit pas un mot pendant le trajet. Que dire ? Je sais tant de chose sur elle que cela en est effrayant. La santé mentale de ma mère est un bon sujet mais évitons dans parler aujourd'hui, juste par respect pour la défunte. Par de même, je ne peux avouer maintenant ma déclaration. Ça serait faire preuve d'aucune galanterie, devant une si charmante lady et un homme trop mystérieux à mes sens. Le silence me fut si insupportable et le décor habituel si désintéressant que je tenta l'impossible.

-Victoire je dois te dire quelque chose, d'abord, merci d'être venu... je pense qu'elle aurait apprécié nous voir tout les deux...pour elle La phrase ne put être tourné autrement Je ne l'ai beaucoup connu mais elle semblait t'apprécier, tu était la petite fille qu'elle n'a jamais eu.
Un rire triste m'échappa, la nervosité était intenable
Elle m'a souvent parlé de toi...Je crois qu'elle t'aimais bien......
je repris mon souffle déjà fatigué de ces quelques phrases
Et je dois aussi t'avouer qu'elle...
Un bruit fort de sanglot m’interrompit. Je m'en mordit la lèvre, et merde, bravo Agent, le pire est arrivé. Victoire pleure, tu est encore le responsable. Les larmes si faciles à distingué me fit grincer des dents. Incapable d’empêcher les gens de pleurer. J'ai une solution. Arrêter. Je fit stopper le véhicule et sortit rapidement pour retirer ma cousine. Les yeux encore rouge et je la serrait plus proches de moi pour la réconforter. Sa tête enfouit dans mon cou pour la deuxième fois. La journée s’annonçait longue et misérable. Pourtant il y a mieux a faire que de larmoyer.

- On va se changer les idées, tu va voir. Il faut profiter de nos retrouvailles entre cousins même si c'est sur une mauvaise nouvelles.

Je lui sourit, luttant pour qu'il ne soit pas amer, ni hypocrite. Car même si l'enterrement me concerne en particulier, je n'éprouve pas ce chagrin. Es ce cette « sensibilité féminine » ? Ces émotions soit disant convenables écrit dans les vieux livres féminins ? Ou tout simplement, je ne suis pas humain... ?
Qu'importe, la jeune femme doit être courageuse.
Mais avant de jouer les touristes, je vais me diriger à l'endroit qui me semble le réconfortant. J''entraîna ainsi le duo dans une petite boutique, un salon de thé des moins modernes. Le salon avait un look du 18 – 19 siècles, vitrine exposant des pâtisserie et autres gâteries, le mobilier et la décoration était adapté au siècle, la dentelle couvrait la majorité de la pièce et la nuage de poudre blanche et parfumée étouffé les odeurs étrangères. Une cuisine était discrètement dissimulé ainsi qu'une garde robe. Les motifs de fleur se répété sans cesses. Les couleurs variés, vive et douce donnaient à la pièce un certain style très distingué. Aussitôt entré ma deuxième mère, nourrice, se jeta a mon cou. Toujours souriante et heureuse de ma venu, elle s'exclama avec compassion. Le décès de ma mère avait réanimé tout les quartiers.
Cette petite femme, âgées mais en pleine forme est la seule figure maternelle que j'ai le plus a l'esprit. Mon enfance a été faite a ses côté, m'apprenant les bonnes manières et la distinction et autres règles qu'un gentleman doit savoir. Je suis le « little Reecey » comme elle aime le prononce avec son vieille accent anglais. Depuis que je suis né, cette boutique n'a pas changé. Elle en est la propriétaire et on comprend ainsi mieux le goût pour la décoration. Je ne sais son âge mais en la voyant, on pourrait pensait qu'elle vient d'une autre époque. C'est son accoutrement qui est des plus marquant, pour ce jour elle porte une robe violette et blanche à point assez serré avec ruban et dentelles.
Spoiler:
 
Je jure l'avoir déjà vu en peinture. Après un longue embrassade, du fait que son chapeau me gênait. Elle posa son regard sur les 2 nouvelles têtes et repassa a moi avec son habituel regard curieux.

- Tell me my Little Helmett, qui sont ces delicious personnages ? Your friend ? 

L'accent est prononcé avec tellement de cliché qu'il met impossible de ne pas rire dans ma barbe. La compréhension met pourtant facile.

- Pas vraiment Lady Kelly, je te présente Victoire, ma cousine et John, son...euh..ami

Cette personne est très intrigante. Kelly s'exclama d'un coup, bras grand ouvert

-Really ? Votre cousine ? Omg She beautiful ! I know, i undertand and this young man ? your very cute, i loving, so sorry.
Elle plaqua ses mains sur cœur, émut du spectacle.

-yes, it good... Cette tête blanche impressionnera toujours pour sa vivacité.

- but, quel est cette accoutrement ? Il faut changer tour cela ! Il faut sourire a la vie et être présentable !

Elle claqua des doigts et avant même que je m'oppose, les deux était déja partit a la garde robe pour un relooking expresse. Je ne subit pas le même sort, car pour fois jetait très convenable mais je m'attendais au pire. Et j'avais raison, Victoire et John sont revenu complément rhabillés et saupoudrés de la tête au pied. J’esquissai un sourire moqueur aux deux. La Victoire triste et fanée s'était métamorphosée en véritable princesse du conte de fée, dans un ensemble plus moderne qui me surprit d’ailleurs. La robe était un ensemble jupe et bustier, entièrement en soie de couleur jade et blanche, le dos était composé d'une composition de drapés et fleurs de tulle de soie pailleté, avec une traînée. Les cheveux adorablement attachés, elle semblait exhaler une éternelle rêverie magique.
Spoiler:
 
John quant à lui porté un smoking, plus respectif du 19 siècle mais avec une touche de moderne aussi. Un long manteau noire recouvrait ses petites épaules et le pantalon était assortit avec le chapeau gris pale, typiquement anglais. Ses cheveux coiffés sur le côté, il semblait pas très alaise dans cette tenue serrée.
Spoiler:
 

Leurs visages était tellement saupoudré que je put savoir leur émotions mais en tout ça je me sentais mal moi aussi de leur infliger cela.
Une main sur l'épaule sur la mince petite dame, j’hésitai à la contrarier.

- Lady Kelly, tu exagère un peu...
- Sornette, IT FA-BU-LOUS !
Ses bras en l'air et les yeux débordant de joie et d'étoiles, je me positionna a coté d'elle pour faire part de mon embarra au deux poupées de soie.
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MessageSujet: Re: 07 - Englishman in New York   Lun 15 Avr - 19:04





« One day,

I'll go to NY with you »


«Helmett & John & Vic»


Alors que la jeune femme avait fait les présentation, John adressa un bref signe de la main et un petit « Hey. » à Helmett. Victoire trouvait le jeune homme méfiant, mais elle fini par ce dire que cela devait être normal. Tous les chats étaient un peu méfiant quand un inconnu venait et s'approcher un peu trop près de ce qui faisait parti de leur monde, non ? Il n'y avait aucune inquiétude à avoir, vraiment. La rousse passa une nouvelle fois sa main sur ses yeux alors que son cousin reprenait la parole.

- Helmett : Content de vous connaître.

La mâchoire de Victoire se serra alors qu'elle fixait Helmett. C'était pas normal, tout de même, qu'elle réussisse à détecter un mensonge dans cette simple phrase ? Et pourtant, sa mutation ne l'avait jamais trompé. John attrapa le bras de la jeune femme pour la rapprocher de lui, mais la mutante n'était pas décidée à lâcher le matou. Surtout pas après ça. Au vu de l'air boudeur que le mutant affichait, elle se demanda si lui non plus ne l'avait pas deviné. Non, certainement pas, il était comme ça depuis le début en fait ; et peut-être avait-il raison ?

- John : Par où va-t-on ?

Victoire posa son regard sur Helmett. L'avantage qu'ils avaient, c'est que s'il leur mentait sur la destination, elle le saurait et serait certainement tendue. Et si elle était tendue, le mutant saurait que quelque chose n'allait pas. Mais le jeune homme en costume resta vague, et ils prirent le taxi. La jeune femme s'installa entre les deux mâles, gardant la main de John dans la sienne. Ou dans les siennes, plutôt. Le silence s'éternisa, pesant. Personne n'avait rien à dire, ou personne n'osait rien dire, au choix. Victoire jetait de temps à autre des coups d'œil à John, et lui adressait quelques petits sourires, jusqu'à ce qu'Helmett décide de rompre le silence ;

- Helmett : Victoire je dois te dire quelque chose, d'abord, merci d'être venu... Je pense qu'elle aurait apprécié nous voir tout les deux... Pour elle. Victoire ne comprenait pas vraiment ce qu'il voulait dire, mais il ne mentait plus. Je ne l'ai beaucoup connu mais elle semblait t'apprécier, tu était la petite fille qu'elle n'a jamais eu. Victoire se crispa légèrement alors qu'il était secoué d'un petit rire nerveux. Non, sa tante ne l'avait jamais appréciée, pas besoin d'être une mutante pour le savoir... Mais peut-être n'était-il pas au courant. Après tout, elle ne lui avait jamais parlé de son cousin, il était fort probable qu'elle en ai fait de même à l'inverse. Elle m'a souvent parlé de toi... Je crois qu'elle t'aimais bien...... Et je dois aussi t'avouer qu'elle...

Victoire ne put s'en empêcher, et elle éclata de nouveau en sanglot, serrant la main de John entre ses doigts alors qu'elle essayait de retenir ses larmes de son autre main. Merde ! Pourquoi lui savait-il qu'elle existait, pourquoi on ne lui avait jamais dit qu'elle avait un cousin ? C'était... Elle n'avait aucun mot pour qualifier ça. Helmett fit arrêter le taxi et sortit Victoire. Non, non et non ! Elle ne voulait pas, elle voulait rester avec John, elle... Elle se retrouva de nouveau à pleurer dans les bras de son cousin, alors qu'elle voulait juste rester auprès de son petit chaton chéri.

- Helmett : On va se changer les idées, tu va voir. Il faut profiter de nos retrouvailles entre cousins même si c'est sur une mauvaise nouvelles.

Elle se dégagea de ses bras pour reculer vers John en essuyant ses yeux. Helmett souriait. Il avait l'air gentil, quand il souriait. Plus gentil que quand il mentait, en tout cas. Le londonien les entraînait ailleurs, et la jeune femme attrapa le bras du matou mutant, passant une main dans ses cheveux avec un petit sourire. Helmett les guida jusqu'à un salon de thé dans le style Edwardien, et l'émerveilla. Elle promenait son regard dans tous les coins de la salle avec curiosité, alors qu'une femme vêtue pour le moins bizarrement se jeta au cou de son cousin. Victoire s'éloigna d'un pas en entraînant John, alors qu'elle détaillait la nouvelle venue. On ne faisait pas dans la demi-mesure ici !

- ??? : Tell me my Little Helmett, qui sont ces delicious personnages ? Your friend ?
- Helmett : Pas vraiment Lady Kelly, je te présente Victoire, ma cousine et John, son...euh..ami
- Lady Kelly : Really ? Votre cousine ? Oh my god She is beautiful ! I know, I understand, and this young man ? You're very cute, I loving, so sorry. Victoire esquissa un sourire amusé, la remerciant du bout des lèvres.
- Helmett : Yes, it good...
- Lady Kelly : But, quel est cette accoutrement ? Il faut changer tour cela ! Il faut sourire a la vie et être présentable !

Si la rousse avait tout d'abord été amusée par le comportement de la bonne femme, elle cligna des yeux plusieurs fois avec un sourire en coin légèrement inquiet. Cet accoutrement ? Être présentable ? Sourire à la vie ? Et quoi ! Elle était en deuil, elle revenait du cimetière, elle n'allait tout de même pas pleurer devant une tombe avec un haut vert pomme, un pantalon rose bonbon, des chaussures bleues ciel et un chapeau jaune canari, si ?

Victoire se laissa entraîner, par politesse. Alors qu'on les déshabillait, les saupoudrait et les rhabillait – c'était quoi leur problème aux londoniens ?... – elle essayait de dires quelques mots réconfortant à John, pour qui elle devinait que cette ''épreuve'' devait être bien pire qu'à elle. Toujours est-il qu'elle se retrouva dans une magnifique robe, mais une robe qui faisait... Robe de mariée. Elle se retint de justesse de rire en voyant comment elles avaient changé John... Pauvre chaton ! Elle cligna des yeux alors qu'on les ramenait devant Helmett.

- Helmett : Lady Kelly, tu exagère un peu...
- Lady Kelly : Sornette, IT FA-BU-LOUS !

Victoire se passa une main dans les cheveux, gênée, en lançant un regard noir à son cousin. Il lui fallait trouver un prétexte pour quitter ce monde de fou. Non que cela la dérange vraiment, mais elle n'était pas d'humeur à rire pour rien ni d'afficher son habituel optimisme. Et puis, Londres lui rappelait trop de mauvais souvenirs. New York lui manquait déjà.

- Victoire : Je suis... Enchantée de... It's nice to meet you. fit-elle avec un petit sourire. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait pas essayé de parler l'anglais britannique, avec l'accent british qu'elle avait quand elle était petite. But we must come back to New York. Si la vieille dame paru tout d'abord enchanté de son anglais, elle esquissa ensuite une moue attristée.
- Lady Kelly : Already ? But...
- Victoire : I'm sorry, but John and me don't have very good memories of London, and we'd go home as soon as possible... s'excusa-t-elle, en attrapant la main de John pour enlacer ses doigts aux siens et les serrer, le tout avec un petit sourire désolé.


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