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 09 - La vierge et le vieux

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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: 09 - La vierge et le vieux   Dim 24 Fév - 15:12

Le Mandarin a écrit:
A peine Mademoiselle Reecey venait-elle de sortir de son appartement que des hommes foncèrent vers elle au pas de course, on entendit un bruit de métal sur métal, le chargeur d’un flingue qu’on mettait en place. Des mains attrapèrent la bibliothécaire, des grands balèzes en costards et manteaux lui tombèrent dessus de toutes parts. Des mains la trainèrent dans la rue, des mains lui collèrent du sparadrap sur sa bouche et des menottes aux poignets. Une limousine noire à châssis long vint se ranger, la porte s’ouvrit et des mains agrippèrent Victoire pour la tirer à l’intérieur. Des mains la collèrent nez à nez avec le Mandarin.

Le vieux portait toujours sa fameuse tenue mélangeant kaki et vert émeraude, celle qu’il arborait déjà lors de leur dernière rencontre. Il retira ses lunettes de soleil dignes de Saddam Hussein ou Kadhafi dans un geste indolent puis fronça les sourcils en voyant de quelle façon ses hommes de mains avaient entravés et bâillonnés Victoire.

« Qu’est-ce que vous avez foutus ? »

« Bah on vous l’a amené maître comme vous nous l’avez ordonné. »

« Incapable ! Par toutes les femmes du harem de Tony Stark, je vous ai dit de me l’amener, pas de la capturer de cette façon inconvenante ! »

« On croyait que vous vouliez la tuer ? »

« Abruti ! »

Le Mandarin le gifla et on s’empressa de retirer le sparadrap et les menottes de Victoire.

« Ma chère enfant, pardonnez ces rustres. Si je ne suis pas revenu vous voir plus tôt c’est à cause de ce maudit dieu. Il m’a abandonné en Sibérie, dans la région polaire du Kamtchatka qui se trouve à 800 kilomètres de toute civilisation. Encore heureux, le pouvoir du Tao Te Ching me permet de rester plusieurs jours sans manger ni sans boire, ce qui m’a permis de survivre et de revenir chez moi. Je viens vous voir, vous vous en doutez à cause de quelque chose qui me manque. »

Le Mandarin leva ses deux mains, l’une était munis de ses 5 anneaux aux doigts, l’autre n’en avait plus.

« Je veux récupérer ce qui est à moi, grâce au lien unique que j’ai avec ses anneaux je sais où ils se trouvent exactement et j’ai pu vous observer avec ! »

Oui le Mandarin avait pu observer Victoire en train de dormir la nuit avec l’un de ses anneaux posé sur la commode à côté de son lit. Il avait pu aussi l’observer en train de s’amuser avec devant son miroir pendant qu’elle était en soutif mais ensuite elle avait remisé ses 5 anneaux au placard. Le Mandarin ne voyait plus qu’un tiroir à vêtement, il ne s’en plaignait pas, ses anneaux baignaient dans un amoncellement de lingerie fine et de petites culottes.

« J’aurais pu les faire revenir à moi en volant mais j’ai choisis plutôt de venir vous voir courtoisement pour les récupérer. »

Un sbire toqua à la vitre de la limousine, le Mandarin la baissa. Le sbire lui tendit les 5 anneaux :

« Voilà grand Khan, on les a trouvé, ils étaient dans un tiroir. »

« Quoi ? »

Le Mandarin regarda par la fenêtre de sa voiture, ses sbires avaient défoncé la porte pour entrer dans le bâtiment afin de fouiller l’appartement de Victoire.

« Par toutes les femmes du harem de Tony Stark ! Quand est-ce que vous allez cesser de faire les sauvages ! J’ai dit qu’on allait récupérer mes anneaux et non tout dévaster ! »

Il gifla son sbire et confus claqua des doigts, un sbire lui passa une valise. Le Mandarin l’ouvrit devant Victoire. Plus de 3 millions de dollars dedans au bas mot. Il referma la valise et lui colla dans les bras.

« C’est pour vous ! Une compensation pour… votre bibliothèque. Acceptez mes excuses. »

La porte de la limousine s’ouvrit, des mains firent sortir Victoire dehors avec sa valise. Puis la limousine s’éloigna, elle freine subitement et fit marche arrière pour rejoindre la jeune femme sur le trottoir, le limousine renversa une poubelle. La fenêtre descendit à nouveau, la main du Mandarin tendit une assiette entourée de papier alu vers Victoire.

« J’oubliais, voilà des beignets chinois à la banane, mon cuisinier les as fait pour vous. »

La vitre remonta et la voiture repartit aussitôt. La limousine grilla un feu rouge.


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MessageSujet: Re: 09 - La vierge et le vieux   Dim 24 Fév - 16:23





« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Ce matin-là, Victoire avait pris son courage à deux mains et avait décidée de rendre une petite visite à sa défunte bibliothèque, histoire de mesurer l'étendu des dégâts. Elle jeta un regard courroucé aux anneaux du Mandarin avant de les jeter au fond d'un tiroir où elle était certaine que son cousin ne viendrait pas fouiller ; ses sous-vêtements. Une fois prête, elle sortit de son appartement et n'eut pas le temps de fermer la porte qu'elle était agressée. Quoi ? Que se passait-il ? Sous le choque, elle ne pensa même pas à hurler ni à se débattre alors qu'on la traînait de force dans la rue avant de la bâillonnait avec du sparadra et de lui passer des menottes aux poignets. Une limousine noire se gara juste en face d'eux, et elle fut poussée à l'intérieur. Quoi, encore un enlèvement ? Mais qu'est-ce qu'il lui voulait tous ? En relevant les yeux, elle se trouva nez-à-nez avec le Mandarin. A tien, le revoilà lui ! Elle savait que les anneaux qu'elle avait gardé – pas totalement du vol, disons plutôt un malheureux concours de circonstance – allait lui attirer quelques ennuis. Qu'allait-il faire d'elle, cette fois ?

- Mandarin : Qu’est-ce que vous avez foutus ?
- Sbire : Bah on vous l’a amené maître comme vous nous l’avez ordonné.
- Mandarin : Incapable ! Par toutes les femmes du harem de Tony Stark, je vous ai dit de me l’amener, pas de la capturer de cette façon inconvenante ! – elle était tout à fait d'accord avec lui, ce n'était pas une manière de traiter ainsi une dame ! -
- Sbire : On croyait que vous vouliez la tuer ?
- Mandarin : Abruti !

Victoire ouvrit de grands yeux étonnés quand l'homme du Mandarin se reçu une belle gifle. Au moins, la demoiselle était rassurée sur une chose ; ce n'était pas pour l'abattre qu'il l'avait enlevée. Il voulait retourner faire un petit voyage à travers l'univers ? Non parce que si c'était ça, elle voulait avoir son mot à dire quand à leur destination, cette fois. En deux temps trois mouvement, la rousse pouvait de nouveau parler et bouger ses mains comme elle le voulait, achevant de la rassurer sur les intentions du Mandarin ; s'il avait voulu la torturer où la tuer, il ne lui aurait pas laisser sa liberté de mouvement. Dans le coup, elle n'était même plus certaine qu'il veuille l'enlever.

- Mandarin : Ma chère enfant, pardonnez ces rustres. Si je ne suis pas revenu vous voir plus tôt c’est à cause de ce maudit dieu. Il m’a abandonné en Sibérie, dans la région polaire du Kamtchatka qui se trouve à 800 kilomètres de toute civilisation. Encore heureux, le pouvoir du Tao Te Ching me permet de rester plusieurs jours sans manger ni sans boire, ce qui m’a permis de survivre et de revenir chez moi. Je viens vous voir, vous vous en doutez à cause de quelque chose qui me manque.

Un sourire amusé s'étira sur les lèvres de Victoire. Alors c'était donc pour ça que Loki l'avait ramenée seule à son appartement. Il avait largué le Mandarin en court de route, et en Sibérie en plus. C'était mesquin, fourbe. C'était Loki, quoi. Pauvre homme tout de même ; elle avait encore une fois eu de la chance d'être rentrée saine et sauve chez elle ; à la place du Mandarin, elle serait restée sur place. Le Khan leva ses deux mains, dont l'une était dépourvue de toute bague.

- Mandarin : Je veux récupérer ce qui est à moi, grâce au lien unique que j’ai avec ses anneaux je sais où ils se trouvent exactement et j’ai pu vous observer avec !

La rousse avait vu juste ; il était là pour reprendre ce qu'il lui appartenait, mais ces cinq anneaux n'étaient pas sur elle à ce moment-là. Elle les avait caché au milieu de ses petites culottes. Justement. Il savait où ils étaient. Il avait put l'observer avec. La jeune femme pâlie légèrement. Alors, il... Il savait beaucoup de chose sur elle, finalement. Loki, entre-autre, s'il avait regardé à ce moment-là. Et puis sa petite infiltration dans le SHIELD, puisqu'elle avait gardé un anneau sur elle – celui du feu – par précaution. Et une ribambelle d'autres choses auxquelles elle ne voulait même pas penser.

- Mandarin : ’aurais pu les faire revenir à moi en volant mais j’ai choisis plutôt de venir vous voir courtoisement pour les récupérer.
- Victoire : C'est trop aimable à vous. fit-elle avec un petit sourire en coin.

Quelqu'un toqua contre la vitre fumée de la limousine. Le Mandarin l'ouvrit et l'un de ses hommes lui tendit les anneaux. Le visage de Victoire passa de légèrement pâle à complètement cramoisie ; ils avaient osé fouiller dans ses sous-vêtements !...

- Sbire : Voilà grand Khan, on les a trouvé, ils étaient dans un tiroir.
- Mandarin : Quoi ? Il se pencha pour regarder par la fenêtre, inquiétant grandement la demoiselle. Par toutes les femmes du harem de Tony Stark ! Quand est-ce que vous allez cesser de faire les sauvages ! J’ai dit qu’on allait récupérer mes anneaux et non tout dévaster !

Tout dévaster ? Ah non ! Pas son appartement ! Surtout qu'elle vivait avec son cousin pour le moment, merde ! Agent du SHIELD et tout et tout ! Il allait lui demander ce qu'il s'était passé, et qu'est-ce qu'elle allait répondre ? Qu'elle avait péter un plomb ? Ouaip, certainement. Qu'avait-elle d'autre à lui dire, hein ? Certainement pas que le Mandarin et ses hommes étaient passés chez elle. Chez eux. Quoi que, cela aurait permis l'arrestation du mécréant... Le problème étant juste qu'elle ne voulait pas qu'il se fasse arrêté. Oulalah, elle devenait folle...

Le sbire reçu une deuxième baffe – il ne devait rien comprendre, le pauvre – et un autre donna une valise à son maître. Le Mandarin l'ouvrit, et Victoire fronça les sourcils. Il y avait énormément d'argent là-dedans. Qu'est-ce qu'il voulait ? Non non, elle ne se ferait pas payer, elle ne ferait rien !

- Mandarin : C’est pour vous ! Une compensation pour… votre bibliothèque. Acceptez mes excuses.
- Victoire : Je...

Elle n'eut le temps de rien dire que, déjà, on l'attrapait pour la sortir. En un rien de temps, elle était sur le trottoir, la valise dans les mains et la limousine s'éloignait. Enfin, jusqu'à ce qu'elle ralentisse et fasse machine arrière. Victoire ne bougea pas de là où elle était, encore un peu sonnée par ce qui venait de lui arriver. La voiture s'arrêta au même endroit qu'un peu plus tôt, renversant une poubelle au passage. La vitre se baissa et la main du Mandarin tendant une assiette recouverte de papier aluminium apparut.

- Mandarin : J’oubliais, voilà des beignets chinois à la banane, mon cuisinier les as fait pour vous.
- Victoire : Euh... Merci...

La jeune femme attrapa l'assiette, la regardant avec étonnement, mais déjà la limousine disparaissait, grillant un feu rouge. Elle resta encore là, sur son trottoir, l'air un peu nigaud, avant de remonter vers son appartement au ralentit. Elle posa les beignets sur la table, et regarda avec des yeux ronds le carnage. Heureusement, l'appartement n'était pas en si piteux état que sa chère bibliothèque. Elle courut jusqu'à sa chambre, et remis rapidement de l'ordre dans son armoire, cachant la valise et la cape de Loki dans ses sous-vêtements – c'était décidément la meilleure cachette, du moins contre les cousins un peu trop curieux.

Et puis, alors qu'elle se redressait, elle sembla recevoir un coup de jus. Une seconde. Il venait de lui offrir une sacrée somme d'argent pour qu'elle remette sa bibliothèque sur pied, il lui avait demandé d'accepter ses excuses et il lui avait même offert des beignets à la banane – à supposer qu'ils ne soient pas empoisonnés. Et quelque chose lui disait que non, ils ne l'étaient pas. Ce fut assez pour que Victoire ai envie de savoir pourquoi tant d'attention. Elle se doutait bien que le dieu des mensonges ne devait pas y être pour quelque chose, non... C'est pourquoi elle décida sans réfléchir plus de grimper sur sa moto pour retrouver le super-vilain. Mais où aller ? Ne nous focalisons pas sur les préjugés, mais le Mandarin était asiatique, non ? C'est pourquoi Victoire décida de se rendre à Chinatown sans plus tarder.

Elle gara sa chère Harley là où elle pu, accrocha son casque à la roue avant, elle-même accrochée à un lampadaire, avec un gros antivol. Okay, elle était parée. La jeune femme avança d'abord dans la rue principales mais, ne voyant rien qui ressemblait à une limousine où un repaire de méchant, elle vira soudainement à droite dans une ruelle un peu trop sombre à son goût. Elle cligna des paupières et, apercevant des hommes en noir un peu plus loin, s'avança avec un grand sourire jusqu'à eux.

- Victoire : Excusez-moi, je cherche le Mandarin, est-ce vous feriez partie de sa clique par hasard ? En fait, je...

Victoire s'arrêta et fronça les sourcils. Il y avait quelque chose qui clochait. Déjà, les trois hommes ne parlaient pas un mot d'anglais. Génial. Se serait-elle trompée de personne ? Sans aucun doute. Victoire le boulet come back. Un petit sourire gênée apparut sur son visage alors qu'elle reculait de quelques pas en s'excusant. L'homme le plus proche d'elle se glissa dans son dos, empêchant sa retraite. Génial. Et maintenant, qu'allait-elle faire ? Se battre ? Cramer tout le monde ? Aller on se calme et on attend de voir ce qu'ils lui veulent – en espérant qu'ils parviennent à se faire comprendre parce que pour le moment, Victoire ne comprenait rien de ce qu'il était en train de lui raconter.


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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 09 - La vierge et le vieux   Sam 9 Mar - 15:01

Le Mandarin a écrit:
Le Mandarin venait de finir de boire son thé au Jasmin. Le restaurant Ming Li Fo appartenait aux triades chinoises. Il venait de rendre visite au proprio, une connaissance New Yorkaise. Le criminel entretenait de très bons rapports avec les caïds de la pègre asiatique dans les grandes villes comme New York ou Hong Kong. Il sortit par la porte arrière du restaurant avec ses sbires lorsqu’il aperçut la jeune Victoire Reecey (encore elle !) aux prises avec des malfrats qui visiblement en voulaient à son argent (ou à sa vertue…).

« Par toutes les femmes du harem de Tony Stark ! »

Furieux il pointa son poing sertit d’anneaux et balança un jet de flamme pour cramer l’un des importuns, les autres prirent la fuite sans demander leur reste.

« Encore vous mon enfant ? Laissez-moi deviner, vous avez dévorés mes beignets à la banane et vous en voulez encore, alors vous êtes accourus au seul endroit de New York où on en fait d’aussi bon : Chinatown. Je connais justement un excellent restaurant qui en fait des fameux à l’angle de Guanang Street, venez donc avec nous ! »

Les sbires poussèrent Victoire « courtoisement » jusqu’à la limousine du Mandarin qui était garé à proximité dans la pénombre. La jeune femme se retrouva coincée sur la banquette arrière entre le Mandarin et l’un de ses hommes. Un employé du restaurant qu’ils venaient de quitter s’approcha du véhicule et leur tendis par la vitre un amoncellement de manteaux de fourrures.

« C’est un cadeau de mon maître, c’est l’un de ses produits de la contrebande de marchandises de luxes. Il vous remercie de votre visite grand Khan et aimerait que vous lui rendiez un service. Un écrivain hindou répondant au nom d’Hassan Raghupatti qui est l’une des relations de notre maître doit faire une allocution dans moins d’une heure dans le plus grand lycée de Chinatown. Malheureusement l’écrivain s’est blessé dans un accident de voiture et comme vous avez euh…une tête d’hindou, mon maître songeait que vous pourriez peut être… »

Le Mandarin avait envie de l’envoyer se faire voir, mais il songea aussitôt qu’il tenait une occasion de faire très bonne impression devant Victoire.

« Bien entendus ! Je vais me faire passer pour lui et le remplacer, j’adore les enfants ! »

Un beau mensonge. La vitre de la limousine se referma et le véhicule démarra. Les sbires examinèrent les manteaux, ils farfouillèrent dans les fourrures, ils zyeutèrent les zibelines, ils palpèrent les putois, ils chahutèrent les chinchillas. Le Mandarin fit un large sourire à Victoire :

« Vous voulez un manteau ? Ça peut s’arranger ! Et pourquoi je dis vous ? Tu peux me tutoyer ! Après tout on a failli crever tous les deux à cause de ce rejeton asgardien mal dégrossi qui mérite juste une bonne correction de la part de son père. »

Ils arrivèrent devant le lycée où était prévue la visite. La grille de la cour était ouverte. Tous les élèves étaient sortis dans la cour. Une banderole annonçait : Bienvenue à Hassan Raghupatti. Il y avait peut-être 200 élèves au bas mot dans la cour. La limousine se gara en plein sur le terrain de sport du lycée sous les yeux ébahis des surveillants. C’est quoi ce bordel ? Le Mandarin sortit avec sa suite et se dirigea vers le coffre que l’un de ses sbires ouvrit. Le criminel barbus attrapa un sac et marcha droit vers la tribune qui avait été installé pour recevoir la personnalité littéraire. Les gens hallucinèrent en voyant sa tenue orientale. C’est ça le grand écrivain Hindoue ? Pourquoi il est attifé comme ça ? Le Mandarin agita son sac devant les élèves, il se planta sur l’estrade face aux gamins en essayant d’avoir l’air gentil. C’était le moment d’impressionner Reecey. Les mômes lancèrent des applaudissements. Quelques profs paumés observaient la scène. Les mômes lancèrent des cris, les profs ravalèrent leur salive. Le Mandarin cessa de sourire.

« Du calme ! »

Les mômes martelèrent leurs sièges et scandèrent des cris. Le Mandarin hurla :

« La ferme bande d’insecte ! »

Les mômes s’écrasèrent, les profs firent la tronche, le Mandarin fit une leçon de morale.

« Travaillez bien, apprenez vos leçons, ne volez pas d’alcool dans les magasins, ne vous avouez jamais battus, allez à l’église, utilisez des préservatifs avec les filles, venez me voir foutre une raclée à Iron Man. Je vais le renvoyer dans sa baraque de Malibu à coup de pied cet alcoolique. »

Le Mandarin s’arrêta et sourit de toutes ses dents, les mômes qui ne s’attendaient absolument pas à ce qu’un grand écrivain Hindoue leur tienne ce discours, l’acclamèrent (même s’ils avaient rien compris à propos d’Iron Man). Les profs applaudirent du bout des doigts la mine vexée. Comment un écrivain invité d’honneur du jour, osait-il s’adresser aux lycéens sur ce ton ? Le Mandarin agita son sac, prit une poignée de billet dedans et aspergea l’assemblée. Les mômes attrapèrent les liasses de billet au vol. Ils se jetèrent dessus et se cognèrent les uns aux autres. Le Mandarin continuait à balancer son fric par grosse poignée. Des élèves sautaient en l’air et retombaient, des bagarres se déclenchèrent. Le Mandarin fit au revoir d’un signe de la main et sauta dans sa limousine avec sa suite. Les mômes suivirent en courant la voiture qui quittait le lycée. Le Mandarin se tourna vers Victoire :

« Ma petite, je suis dans un bon jour, tu peux me poser les questions que tu veux. »
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MessageSujet: Re: 09 - La vierge et le vieux   Sam 9 Mar - 15:02





« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Victoire adressa un petit sourire innocent à l'homme qui se tenait dans son dos. Elle n'avait rien sur elle ; pas de sac, même pas d'argent. Ah, si les clef de sa Harley. Mais ça, s'ils les voulaient, ils devraient d'abord lui passer sur le corps et prier pour se découvrir une mutation qui protège contre le feu ! Ils continuèrent à lui parler asiatique alors qu'elle s'acharnait à leur dire qu'elle ne comprenait rien, en articulant autant qu'il lui en était possible. Elle finit par pousser un profond soupir, et l'un des hommes lui attrapa le bras en la secouant, visiblement prêt à l'embarquer ailleurs. Elle pensait sincèrement à se défendre lorsqu'une vois familière vint lui taquiner les tympans ;

- Mandarin : Par toutes les femmes du harem de Tony Stark !

Cette expression... Pas de doute, il ne pouvait s'agir que du Mandarin ! Un sourire victorieux s'étendit sur son visage alors qu'un jet de flamme venait attaquer l'homme qui lui avait agrippé le bras, et ils prirent tous la fuite. Un petit morceau de son foulard prit feu ; elle attrapa la petite flamme et joua avec avant de la faire disparaître. Peut-être qu'un jour elle réussirait à vraiment maîtriser sa mutation et à l'assumer totalement.

- Mandarin : Encore vous mon enfant ? Laissez-moi deviner, vous avez dévorés mes beignets à la banane et vous en voulez encore, alors vous êtes accourus au seul endroit de New-York où on en fait d'aussi bon : Chinatown. Je connais justement un excellent restaurant qui en fait des fameux à l'angle de Guanang Street, venez donc avec nous !
- Victoire : Oui, ça doit certainement être ça ! fit-elle en riant.

La jeune femme se laissa pousser jusqu'à la limousine, notant avec satisfaction qu'elle ne faisait ni menotter ni bâillonner. Le service s'améliorait dites moi ! Elle se retrouva coincée entre le Mandarin lui-même et l'un de ses sbires (heureusement qu'elle n'était pas grosse !), alors qu'un homme faisait passer tout un tas de manteaux de fourrures par la fenêtre, avant de lui demander un petit service.

- Mandarin : Bien entendus ! Je vais me faire passer pour lui et le remplacer, j'adore les enfants !

Victoire secoua légèrement la tête en souriant, amusée, alors qu'elle sentait le voile glacée du mensonge. Non, il n'adorait pas les enfants ! La fenêtre se referma et la limousine repartit, alors que les hommes du Mandarin se disputaient les manteaux.

- Mandarin : Vous voulez un manteau ? Ça peut s'arranger ! Et pourquoi je dis vous ? Tu peux me tutoyer ! Après tout on a faillit crever tout les deux à cause de ce rejeton asgardien mal dégrossi qui mérite juste une bonne correction de la part de son père.
- Victoire : Mal dégrossi ? Je le trouve tout à fait... commença la rousse en fronçant les sourcils, avant de se racler la gorge, gênée de s'être laissée emporter. C'est gentil, mais je n'en aurais pas l'utilité. Du manteau. ajouta-t-elle précipitamment ; elle ne parlait pas du tutoiement ou du mauvais garçon d'Asgard !

Ils arrivèrent finalement devant un petit lycée où tous les élèves avaient été regroupés dans la cours. La limousine se gara au milieu du terrain de sport, et tout le monde sortir de la limousine ; Victoire ne s'en éloigna pas pour autant. Elle s'adossa contre la belle carrosserie noire, bien entourée par deux des hommes du super-vilain. Victoire se mordit la lèvre pour ne pas rire devant le show du Mandarin ; elle en avait vu, des conférences d'auteurs, mais jamais de tels ! Évidemment qu'elle savait que le vieil oiseau n'avait rien d'un écrivain, mais tout de même, c'était un drôle de spectacle. Une fois qu'il eut terminé son discours, il lança des liasses de billets dans son public avant de regagner la limousine. Victoire eu tôt fait de retourner à l'intérieur du véhicule, le corps encore secoué de son rire qu'elle avait étranglé pour ne pas paraître impolie devant les professeurs mais, finalement, elle aurait tout aussi bien put se promener nue qu'ils n'avaient d'yeux que pour le Mandarin.

- Mandarin : Ma petite, je suis dans bon jour, tu peux me poser les questions que tu veux.

Ah tien, voilà qui était intéressant ! Des questions, la bibliothécaire en avait quelques unes. Elle voulait comprendre. Décidément, ces vilains allaient lui faire perdre la tête si elle devait chercher à comprendre pourquoi dès qu'ils se montraient ''gentils'' envers elle – mais, avouons, elle ne s'en plaignait pas ; elle préférait largement cette attitude à celle qu'ils avaient lorsqu'il était dans leur... Mauvais moments ?...

- Victoire : Félicitation pour votre... Victoire fronça furtivement les sourcils avant de se reprendre rapidement : Ton petit discours. Très réussi !

C'était finalement assez intimidant sur le coup de tutoyer le Mandarin. M'enfin, cela était plutôt bon signe !

- Victoire : En fait, oui, je me posais quelques questions... Vous n'aimez pas Loki n'est-ce pas ? Depuis longtemps ? Pourquoi ?

Victoire eut soudainement envie de se frapper très violemment la tête contre une mur ou, à défaut de murs, contre la vitre de la limousine. Mais ce ne serait pas très élégant et pas sûr que le Mandarin apprécie de voir quelqu'un se frapper contre ses vitres. Déjà elle avait oublié de le tutoyer et puis ensuite, si le dieu des mensonges l'avait laissé en Sibérie, il avait une très bonne raison de ne pas l'apprécier. Quelle idiote. La rousse tiqua juste légèrement en se mordant la joue avant de se reprendre ;

- Victoire : Désolée, j'ai encore un peu de mal... En fait, j'aurai plutôt aimé savoir pourquoi vous... Tu as fait tout ça. Tes anneaux d'abord, puis l'argent et... Les beignets.

Elle s'adossa au fond de son siège, en jetant un coup d'œil au sbire qui était assis à côté d'elle.

- Victoire : Il me semblait être un fardeaux, indésirable et... Enquiquinante ? fit-elle avec un large sourire, trouvant le dernier adjectif utilisé parfaitement ridicule. Oh, et ce n'est pas la peine de me mentir, je le sentirais. Mais tu le sais déjà, non ? ajouta-t-elle avec un sourire amusé.


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MessageSujet: Re: 09 - La vierge et le vieux   Lun 15 Avr - 19:12

Le Mandarin a écrit:
Les sbires dans la voiture furent terriblement étonnés de voir leur grand khan autoriser quelqu’un d’aussi insignifiant à leur yeux être autorisé à tutoyer le Mandarin, suprême honneur. La rousse hésitait et était intimidée. Le Mandarin sortit un couteau à cran et se cura les ongles avec. L’invitée lui posa plusieurs questions et c’est avec indolence qu’il répondit :

« Loki ne cesse de me trahir à chaque fois que je fais appel à lui ! S’en est trop, la prochaine fois je le tue ! Et puis que peut-on attendre d’un dieu dévoyé qui a tout échoué ? Il a été banni d’Asgard, a manqué son invasion de la terre, il n’est plus rien dans le cosmos, juste un raté. »

Il l’observa médusé en train de se cogner la tête contre la vitre de sa limousine et continua :

« Pourquoi je t’ai aidé mon enfant ? Mais parce que tu m’es sympathique (ce qui est rare), tu as été agréable et audacieuse dans un environnement hostile pendant que le rejeton asgardien me fichait des bâtons dans les roues en plus de me traiter avec son mépris habituel (pour ne pas changer). Je me devais donc de te rembourser pour les dégâts de ta bibliothèque surtout que j’ai obtenus le livre original du Tao Te Ching, un pouvoir qui n’a pas de prix. Je peux donc me montrer magnanime.»

Les dernières paroles de Victoire étaient assez espiègles et elle faisait preuve d’audace comme si au final elle n’avait plus peur de lui ou ses hommes. Le Mandarin piqua une suée, comment ça il ne pouvait pas lui mentir sinon elle le sentirait ? La limousine s’arrêta dans l’arrière-cour d’un resto-chinois. Ils descendirent et entrèrent dans le bâtiment. Les sbires les laissèrent. Le Mandarin guida victoire vers une grande salle privée avec un mobilier asiatique raffiné. Il s’assit en tailleur sur un tapis persan somptueux et l’invita à faire de même. Il désigna le livre du Tao qu’il avait installé sur un plateau d’argent au sol.

« Tu le reconnais, c’est le livre pour lequel j’ai dû traverser les mondes d’Odin et faire un pacte avec cet abruti de dieu pour qui tu fais les beaux yeux. »

Le Mandarin prit une pipe à narguilé et caressa sa barbe tout en savourant le tabac, s’entourant d’un épais halo de fumée.

« Ouvre et lit le à la page 33, la page des rêves, elle ouvre une porte sur le passé des gens, les souvenirs surgissent de façon aléatoire, sans aucune cohérence ni sans obéir à une quelconque chronologie. »

Lorsque Victoire ouvrit le livre à la fameuse page, les images du passé jaillirent, la plongeant dans une espèce de songe où elle pouvait assister aux visions du passé.

30 ans plus tôt

La suite d’hôtel dans New York était magnifique, « Daddy » Hammer Sr l’avait acheté au Hilton sur le champ. Une centaine de personne laissaient la pièce principale à moitié vide, la baie vitrée offrait à la vue tout central park. Le Mandarin était déguisé en homme d’affaires, il n’avait ni barbes, ni cheveux. Il se faisait passer pour un dirigeant d’entreprise, il piquait ses crevettes de cocktail en jetant des regards mauvais à Howard Stark là-bas entouré d’un groupe d’homme qu’il faisait rire. Daddy Hammer vantait les mérites de son môme capricieux, un petit merdeux qui s’appelait Justin. Daddy Hammer avait le sens de l’humour, il avait appelé sa fille ainée, la grande sœur du mioche, sous le nom de Justine avec un E au bout. Daddy Hammer prenait ses enfants pour des trophées. Howard Stark se marrait, il parla de son fils à LUI. Un certain Tony, il tourna en dérision l’attitude de Daddy avec ses gosses. D’ailleurs Justine n’était plus une enfant mais une femme selon son père, et quelle femme !

Les invités défilaient devant les vestiaires lorsque Justine Hammer la grande sœur surgit. Elle trainait son vison derrière elle. Un groom service faillit trébucher en s’y prenant les pieds. Justine faisait tourner toutes les têtes des hommes présents. Elle était plus que ravissante, elle demanda au maître d’hôtel de câliner son vison, elle insista pour qu’il l’essaya. Elle traversa la foule sur un pas de mambo qui fit suer le Mandarin et piqua le verre de son père, Daddy Hammer se marra. Il lui offrit une petite boîte sous emballage cadeau, elle le glissa dans son sac à main sous le regard envieux du petit Justin bigleux à lunette qui ne devait pas dépasser les 8 ans selon le Mandarin. Il resta à la contempler sans rien faire jusqu’au bout. Elle quitta la suite, une tapée de groom se précipita pour ouvrir la porte à la fille du patron. Le Mandarin la suivit. Dehors elle se tint dans la rue, elle ôta l’emballage du cadeau de son père. Le Mandarin était à quelques mètres d’elle. Le cadeau était une broche de diamants enserrée d’un rouleau de billets de 1000 dollars. Un poivrot passa en vacillant, Justine lui donna la broche. Le vent souffla la liasse en éventail, révélant au bas mot 50 000 dollars. Le poivrot se mit à glousser et regarda la broche. Le Mandarin éclata de rire. Un taxi vint se ranger, la femme au vison se pencha à l’intérieur et dit :

« 681, 5éme avenue. »

Le Mandarin lui ouvrit la portière.

« Ne trouvez-vous pas la famille Hammer ennuyeuse ? »

Les yeux de la demoiselle étaient translucides, d’un vert à vous faire tomber raide.

Le songe se brouilla complétement, le livre du Tao fit apparaître une autre vision du passé.