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 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.

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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:21

Virginia P. Potts a écrit:
Pepper & Loki
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles. »

Après notre longue discussion, Isaac m’avait raccompagnée à la Tour Stark. Honteuse de la façon de lui avoir adressé la parole, je lui avais proposé de venir prendre un verre dans mes appartements – Tony n’y était pas, je le savais. Loin de moi l’idée de lui cacher quelque chose – le secret gardé avec Natasha avait eu de très mauvaises répercutions – mais je ne voulais pas aborder le sujet de ma découverte maintenant. Après tout, c’était à lui de me dire qu’il me faisait suivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre par un soi-disant « simple agent de sécurité ». Attentionné ou pas, je n’avais pas apprécié son initiative, surtout pas sans m’en avoir touché deux mots. Si j’avais ainsi pris des cours clandestins avec la Veuve Noire, c’était bien pour lui éviter de s’en faire pour moi à chaque seconde de sa vie, il n’avait pas le temps pour ça… Et moi non plus. Est-ce que je le faisais surveiller moi ? Pourtant il risquait bien plus souvent sa vie que moi et il était presqu’aussi vulnérable… Qui sait s’il ne risquait pas sa vie en ce moment même ?

C’est donc seule que je m’étais retrouvée dans notre immense appartement situé au quasi sommet de la Tour Stark. Il faisait maintenant nuit noir et tout était bien calme. Je demandai à Jarvis d’allumer l’immense écran du salon et d’en augmenter le son pour pouvoir entendre les nouvelles de la salle de bain. J’avais besoin de me réchauffer… Et de connaître les nouvelles. Les journalistes devaient maintenant être sur place pour tenter d’avoir les meilleures images possibles du brasier immense qu’était devenue la forêt. C’est avec un pincement au cœur que je songeai à Daniel. Que lui était-il arrivé ? Il était méconnaissable et j’avais l’impression qu’il ne contrôlait pas son pouvoir. Pourtant il avait fait d’immenses progrès, chez les jeunes mutants c’était le signe qu’ils maitrisaient beaucoup mieux leur don. Là, j’avais l’impression que c’est le pouvoir de gravité qui contrôlait Daniel. Je soupirai.

Toujours trempée par la vague immense qui avait recouvert les flammes dans la forêt, je me dirigeai vers la salle de bain, portant une oreille attentive aux informations. Rien de bien nouveau pour le moment. Il n’y avait que les pompiers qui tentaient de venir à bout du feu qui avait redoublé d’intensité. Comment Daniel s’était-il sorti de cet enfer ardant ? Je n’en savais rien, mais l’hypothèse qu’il se soit fait engloutir n’était même pas envisageable.

L’eau qui se mit à ruisseler sur ma peau gelée me fit un bien fou, j’en oubliai presque mes tracas. Je n’avais pas à m’en faire pour Danny. Il avait réussi à vivre seul dans une forêt durant plusieurs semaines, et même s’il avait beaucoup changé, il était resté bien vivant. Krista quant à elle… Il n’y avait plus de doute à avoir. Mes souvenirs des quelques heures passées étaient encore un peu confus mais je n’avais pas rêvé : c’était une mutante et elle m’avait sauvé la vie. C’était impressionnant de réaliser à quel point la Terre était peuplée d’humains aux capacités surdéveloppées – car c’est ce qu’ils étaient pour moi. Nous vivions dans un monde où nous ne connaissions jamais réellement nos voisins. Est-ce que Natasha allait encore m’en tenir rigueur ? Je me souvins du jour où elle avait appris que Daniel travaillait à la Tour Stark. Elle n’avait pas eu l’air d’apprécier l’idée que je sois ainsi exposée au danger, surtout qu’il était déjà connu du SHIELD à l’époque. Cette pensée me ramena instantanément à Isaac, et à Tony qui l’avait engagé pour me surveiller en cachette. C’est de nouveau furieuse que je coupai l’eau. Il aurait tout de même pu m’en toucher deux mots, ou au moins me le dire implicitement, pestai-je intérieurement.

Je m’enroulai dans une serviette et m’approchai du miroir totalement embué avant de frotter mes cheveux avec une autre serviette. « Nous sommes en direct de la forêt de Sterling, forêt encore réputée de hantée il y a de cela quelques heures à peine ! Voici que celle-ci s’est enflammée sans aucune explication. Véritable fantôme ou acte criminel ? Nous en saurons plus dans quelques instants après avoir interrogé le chef pompier. Restez à l’antenne ! » Je penchai la tête vers l’écran dans le salon où étaient retransmises les images chaotiques du lieu que j’avais quitté il y a peu. Il n’y avait pas signe de vie à part les pompiers qui faisaient leur possible pour éteindre le feu. Que faisaient les Avengers ? ils ne pouvaient pas avoir déjà terminé leur intervention, pas s’ils devaient affronter Daniel.

Fronçant les sourcils je me relevai vers le miroir qui, lentement, dispersait la buée. Mon sang se glaça lorsqu’un visage apparut dans le miroir, un visage derrière moi, un visage qui aurait dû m’effrayer car il s’agissait de celui de l’un des pires ennemis des Avengers.

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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:24

Loki a écrit:
    Loki.
    Loki se dressait dans le dos de Mademoiselle Virginia Pepper Potts. Il était tranquillement adossé au mur opposé, entre la douche et porte-serviette, mais n'en semblait pas troublé le moins du monde. Il fixa le reflet de Pepper dans la glace, et eut à son intention un sourire, qui avait tout d'une grimace, lorsqu'il vit qu'elle l'avait enfin aperçut au travers de la buée. C'était fou la facilité que les psychopathes ont pour s'introduire chez vous sans votre consentement, et plus précisément dans votre salle de bain, pendant que vous prenez votre douche, nu et totalement vulnérable. C'est à ce don bien particulier que l'on reconnaît un psychopathe. Un psychopathe tordu est le psychopathe qui vous attends à la sortie de la douche avec un sourire narquois, sans tenter de vous tuer, mais en vous faisant bien sentir que vous êtes... juste sorti de la douche, presque nu et mutilé dans votre impression de sécurité.

    Pas de costume, pas d'écharpe soyeuse, et surtout pas de sourire sur le visage du dieu.
    Loki n'était pas là pour s'enquérir de la côte boursière de Stark Industrie ou des projets de Tony pour le week-end. Il n'était même pas là pour se moquer des produits de beauté de Stark – qui en utilisait un nombre bien trop faramineux, même aux yeux de Loki – ou pour tourner en ridicule le caleçon « Stark Industrie » qui traînait par terre.
    Non. Loki était tout de cuir vêtu, portait son costume asgardien et avait l'air furieux. Furieux, extrêmement sérieux et sombre, mais très calme. Aussi calme que Banner quelques minutes avant de se transformer en cauchemar vert : calme pour l'instant, mais prêt à exploser si on le contrariait une once de trop.

    Depuis les évènements de Staten Island, la forêt de Sterling était en proie à des activités qui fascinaient autant qu'elles effrayaient les humains. Si certains s'y risquaient et mourraient, bon débarras. Loki ne s'était pas vraiment senti concerné par le phénomène, puisque non seulement tout ce qui pouvait inquiéter les humains le ravissait mais aussi parce qu'il avait d'autres chats à fouetter. Il ne s'en était pas préoccupé, il n'avait pas cherché à savoir ce qui s'y tramait, mais lorsque un incendie s'était élevé de la forêt, le dieu n'avait pu s'empêcher d'aller voir. La feu qui jaillissait des arbres, ravageant la forêt était immanquable, et il avait observé la situation de loin. Il avait vu Daniel, maigre et hagard, perdre le contrôle de ses pouvoirs tandis que Pepper et une autre jeune femme sauvaient se mettre en sécurité. Son pouvoir de téléportation lui avait donné quelques minutes d'avance sur les Avengers, mais Thor et Iron-Man volaient, et de toute façon les autres seraient bientôt là avec leur engin volant. C'est pourquoi Loki s'était contenté d'observer Daniel perdre le contrôle de loin et laisser ses pouvoirs éclater, puis, avait suivit Pepper et son garde du corps – le même qui avait refusé d'entrer à son service d'ailleurs, vivement Stark était un patron bien plus attirant/riche/avait un code du travail – rentrant à la Tour Stark.

    Il avait attention qu'elle soit seule pour surgir dans sa salle de bain. Daniel n'était pas en danger, immédiat, car les Nadirs ne mettraient pas la vie du garçon en danger de mort, il n'en avait aucun doute. Ils en avaient trop besoin. Mais Loki avait également besoin d'eux, et de Daniel. Le mutant était initié à son culte, il l'avait choisi comme dieu tutélaire... Le dieu asgardien n'était pas assez concerné pour avoir mauvaise conscience et vouloir lui venir en aide, alors que les avengers n'allaient pas tarder à venir protéger leur chère humanité ; dieu ne rimait pas avec ange gardien. Cependant, Daniel était son allié, un jeune homme perdu et accessoirement il était possédé par l'esprit des Nadirs. Rien que ce dernier détail obligeait Loki à prendre de ses nouvelles : il devait rester en contact avec eux, et vérifier qu'ils agissaient dans le bon sens. Au pire, ils détruiraient Midgard et Daniel avec, mais ce n'était pas le premier objectif de l'asgardien. Il préférait garder un oeil sur lui, autant parce qu'il avait une once de compassion envers le mutant, que parce qu'il pouvait lui servir. Et il n'adhérait pas totalement à la vision du futur que lui avaient proposer les Nadirs.
    C'est pour toutes ces raisons qu'il se trouvait à nouveau dans la Tour Stark. Il commençait à devenir un habitué des lieux. Il était là, devant une Mademoiselle Potts plus qu'à moitié nue, sortie du bain qui le regardait à travers son reflet dans le miroir. Pepper Potts. Fiancée d'Iron-Man. Daniel l'aimait bien, et elle avait été sur les lieux. Restait à lui faire comprendre qu'il valait mieux qu'elle l'aide, dans l'intérêt même du jeune homme. Loki prit la parole avant qu'elle n'eut le temps de réagir, craignant pour une réaction qui ne lui compliquerait la tâche:

    « - Mademoiselle Potts. Je vous serais reconnaissant de ne pas vous mettre à hurler, à appeler au secours ou à essayer de vous enfuir. Nous gagnerions tous les deux du temps, et je partirais plus vite si vous vous conduisez civilement, ce qui est dans notre intérêt à tous les deux. Je veux simplement savoir ce qui s'est passé.»
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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:25

Virginia P. Potts a écrit:

Mon cœur venait sans doute de rater un ou deux battements car l’espace d’un instant je ne sus quoi faire, comme si mon corps ne répondait plus de rien. La buée s’était lentement volatilisée, glissant sur la surface réfléchissante jusqu’à ce que celle-ci me renvoie une image de moi totalement nette. Une image de moi derrière laquelle se trouvait un intrus, un indésirable, un extra-terrestre ou, parait-il, un dieu. Comment avait-il passé le système de sécurité ? Comment avait-il fait pour apparaitre ainsi sans que je ne m’en aperçoive ni même l’entende ? En sortant de la douche il n’était pas dans la pièce, s’était une certitude.

Le silence était pesant mais je ne pouvais me résoudre à dire quoi que ce soit. La faculté de parler n’était plus mienne. Je me contentai de le regarder via ce miroir qui me renvoyait mon image hébétée, serrant fort la serviette autour de ma poitrine de peur qu’elle ne tombe sur le sol, et un Loki à l’air narquois mais non moins sérieux. J’ouvris la bouche, mais l’Asgardien fut plus rapide que moi. « Mademoiselle Potts. Je vous serais reconnaissant de ne pas vous mettre à hurler, à appeler au secours ou à essayer de vous enfuir. Nous gagnerions tous les deux du temps, et je partirais plus vite si vous vous conduisez civilement, ce qui est dans notre intérêt à tous les deux. Je veux simplement savoir ce qui s'est passé. »

Qu… Quoi ? Je me retournai vivement, dévoilant ainsi une minuscule parcelle de ma cuisse. « Mais comment diable êtes-vous rentré ici ?! » Pestai-je. La proximité avec un être tel que Loki était tout à fait nouvelle et tout à fait dérangeante. De un, c’était un homme inconnu qui se trouvait dans ma salle de bains où je me trouvais moi-même quasiment nue, de deux, c’était un ennemi mortel des Avengers, d’Iron Man, de Tony Stark. La douloureuse et fâcheuse rencontre avec l’une des ennemies des Avengers me revint en mémoire. Les coups, la sensation de froid glissant le long de ma colonne vertébrale, l’odeur du tapis que mon corps endoloris avait percuté, tout s’empara de nouveau de moi, m’obligeant à me retenir à l’évier pour ne pas tomber. Voilà une situation que devait bien amuser le dieu Asgardien.

Je secouai la tête pour reprendre mes esprits et analysai la situation. « Je veux simplement savoir ce qui s’est passé. » De quoi parlait-il ? Pourquoi était-il venu me voir moi ? Je n’avais jamais eu affaire à lui, alors pourquoi ?... Daniel. Ça ne pouvait être que ça. Je connaissais l’admiration malsaine qu’avait l’adolescent pour le dieu de la fourberie. Loki était son dieu et soudainement, tout devenait plus clair. La transe de Daniel, sa double personnalité, sa force décuplée. Le responsable ne pouvait être qu’un être cruel comme Loki, profiteur de la faiblesse des autres ! La colère s’immisça en moi en un rien de temps, mais je n’étais pas en face du bon adversaire. Contre lui, je ne pouvais absolument rien. Je me contentai de froncer les sourcils et de plonger mon regard bleu dans le sien. « Savoir ce qui est arrivé à Daniel ? Je crois que vous avez déjà toutes vos réponses. Tout est de votre fait, n’est-ce pas ? »

Des gouttes d’eau coulaient le long de mes cheveux et continuaient leur course sur ma peau. Tout le confort que m’avait apporté cette douche s’était évaporé aussi rapidement que Loki était arrivé. Je grelotai. « Je suppose qu’on vous apprend la politesse là-haut ? Pourriez-vous me laisser quelques minutes d’intimité, s’il vous plait ? » Rien ne servait de jouer les dures avec lui, il fallait une autre tactique. Mes yeux se posèrent sur une chemise de Tony qui trainait là. Il ne me fallait qu’un rien de temps pour l’enfiler et être un tant soit peu couverte, assez en tout cas pour oser « discuter » avec un dieu. « J’ai cru comprendre que vous connaissiez déjà les lieux. Vous n’avez qu’à vous servir un verre pendant que je me change. Je vous écoute. » Je n’avais aucune confiance en lui, mais j’étais à peu près persuadée qu’il ne pourrait pas me refuser ces quelques minutes d’intimité. Il savait de toute façon que j’allais entendre toutes les questions qu’il avait à me poser si jamais sa patience venait à bout. Quant à moi… Je savais que je n’avais pas le choix d’y répondre. Tony était sans doute à la forêt et ne risquait pas de rentrer avant un long moment.

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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:25

Loki a écrit:
    Le sourire de Loki s'étira lorsque Pepper se retourna vers lui. Surprise, surprise, un asgardien dans la salle de bain. « Mais comment diable êtes-vous rentré ici ?! » Eh bien, puisque je suis plus ou moins la représentation du diable, cela s'explique assez bien, non ? Question stupide: Magie, magie. La magie était toujours la réponse, plus particulièrement quant la question concernait Loki.
    Le dieu eut un rictus satisfait en voyant l'humaine se retenir à l'évier, visiblement chancelante. Etait-ce lui qui la mettait dans cet état, ou bien un contre-coup des évènements précédents ? Loki n'en savait rien, mais cela le remplissait d'aise. Pepper pouvait bien être troublée par le père Noël, tant qu'elle perdait un minimum ces moyens, il ne pouvait que s'en réjouir et se moquer de sa faiblesse. Le légendaire calme et sang-froid de mademoiselle Potts était ébranlé, et cela se savourait.

    Cependant, Loki n'était pas là pour torturer la jeune femme, et chercher à la déstabiliser. Enfin, s'il pouvait la traumatiser à vie et obliger Stark à lui offrir une cure de repos ou des séances chez le psy après son passage, il en serait très content. Mais il avait besoin de réponses pour l'instant, et il serait moins fatiguant pour lui de les extorquer à l'humaine que de se glisser magiquement sur les lieux du crime. Loki attendait donc, appuyé contre le mur qu'elle daigne reprendre ses esprits.
    Après un temps qui parut infiniment long à Loki et à sa patience toujours plus fragile et instable, elle se retourna pour le fusiller du regard. Loki soutient calmement le regard clair de Pepper. Allons donc, elle était énervée. Cela ne faisait pas grand chose à Loki, bien qu'il faille convenir qu'elle avait d'excellentes raisons pour cela – comme à peu près l'intégralité des neuf royaumes, il vous faudrait faire la queue si vous voulez adresser votre liste de reproches à Loki. Il l'aurait préférée effarouchée, et suppliante, mais on ne pouvait pas tout avoir du premier coup, n'est-ce pas ? Les humains semblaient s'habituer à le voir surgir dans leur intimité.

    « Savoir ce qui est arrivé à Daniel ? Je crois que vous avez déjà toutes vos réponses. Tout est de votre fait, n’est-ce pas ? » C'était un raccourci qu'il avait déjà observé sur Asgard : si quelque chose de mauvais se produisait, c'était forcément de son fait. Vilain Loki, pas bien. Une attaque d'un autre royaume ? Loki. Un vin frelaté ? Loki. Une coupe de cheveux mal faite ? Loki. L'assassinat d'un noble ? Loki. Des chèvres lâchées dans le palais ? Loki. De la neige ? Loki. Le croque-mitaine ? Encore Loki. Le dieu était souvent dans les mauvais coups, cela ne servait à rien de le nier, il était fier de cette réalité. Toutefois, il n'était pas forcément dans tous les mauvais coups, tout de même. Même le mal a besoin de dormir de temps en temps. L'asgardien eut un tic agacé. C'était fatiguant à la longue, ses méfaits étaient toujours créatifs, mais l'opinion sur lui, désespérément...plate. Il croisa les bras et lâcha, sombre, mais tenant à rétablir la vérité :

    « Tout les maux des neuf royaumes ne sont pas forcément de mon fait, figurez-vous… Je suis lié à tout ça, plutôt que directement responsable. »

    Rien n'était plus vrai.
    Il n'avait pas provoqué ça. Il ne l'avait même pas souhaité, n'ayant pas vraiment d'intérêt à détruire la forêt de Sterling, les arbres ne lui avaient rien fait, et il aurait dû mal à les soumettre. Loki, seigneur de la forêt sonnait extrêmement mal à ses oreilles. Si, encore, Daniel avait décidé de mettre à feu et à sang le centre de New York, ou même sa banlieue... Le dieu aurait été fort satisfait d'en clamer la responsabilité et d'encourager le jeune mutant. Il en aurait responsable, instigateur, cause, promoteur, moteur, tout ce que vouliez, mais là sérieusement... On ne pouvait pas penser plus de quelques minutes que Loki avait demandé à quelqu'un de dévaster une forêt : il aurait demandé à ce que la Tour Stark, l'institut X-Men ou le centre de la ville soient pris pour cible. Au moins un centre commercial, ou bien un hôpital, quelque chose d'utile, où le pouvoir ainsi lâché pouvait devenir réellement meurtrier, sinon était quel intérêt de la chose ?
    Bien sûr, il était lié à ça, puisqu'il était lié à Daniel et à l'esprit qui hantait l'esprit du jeune homme : mais ce n'était pas sa faute, celui-ci l'avait voulu ! Lorsqu'on priait le dieu qui était dit responsable du Ragnarök, c'est-à-dire la fin du monde, on pouvait s'attendre à ce que quelques dommages collatéraux finissent par vous atteindre.

    « Je suppose qu’on vous apprend la politesse là-haut ? Pourriez-vous me laisser quelques minutes d’intimité, s’il vous plait ? » Oui, maman Frigga avait appris la politesse à Loki. Loki était un bon garçon, qui avait toujours été respectueux de la politesse et des femmes. Le courroux de Frigga aurait suffit à le remettre dans le droit chemin si cela n'avait pas été le cas : Thor, brute sans cervelle dans bien des domaines, n'aurait jamais manqué de respect à une femme, et était un fervent adepte des baise-mains. Loki, avait tout d'un gentleman, la plupart du temps. Il hocha la tête lentement, se décollant du mur. « J’ai cru comprendre que vous connaissiez déjà les lieux. Vous n’avez qu’à vous servir un verre pendant que je me change. Je vous écoute. » Tony lui avait-il appris leur précédente entrevue dans ces mêmes appartements, ou cette phrase était-elle anodine, simplement induite par sa présence dans la salle de bain ? Si la sincérité était essentielle dans un couple, alors Tony le lui avait dit, même si cela pouvait être compliqué d'insérer « Loki m'a regardé dormi, j'étais à poil et je lui ai fait un câlin après avoir trinqué avec lui » dans une conversation banale. Notons néanmoins que dans cette tour, les individus avaient une tendance assez marquée à lui offrir des verres. La Tour Stark, bar à super-vilains.

    Le regard de Loki ne descendit même pas pour contempler au passage la tenue légère de la jeune femme, pourtant bien plus que charmante. Il n'était pas intéressé par les humaines, encore moins quand il était aussi mortellement sérieux. Il était là pour affaires et pour la destruction du monde, pas pour badiner. Il se dirigea à pas lent vers la porte de la salle de bain, sans la quitter du regard, ni lui tourner le dos. Ne plus jamais prendre aucun risque.

    « -C'est charmant, très attentionné, merci. Je suis ravi de voir que nous pouvons nous entendre. »

    Il lui livra un sourire moqueur et arrogant avant de sortir de la pièce, en refermant galamment la porte derrière lui . Elle répondrait à ses questions, parce qu'elle était intelligente, et parce qu'elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait se téléporter ailleurs – aux dernières nouvelles, la fiancée d'Iron-Man n'était qu'une humaine sans mutation – et s'enfermer dans la salle de bain ne lui servirait à rien, puisque Loki pouvait facile faire sauter la porte. La voix de Loki parvint à Pepper :

    « - Je vous sers quelque chose ? Vous avez l'air d'avoir besoin d'un verre. »

    Et sans doute un verre ne serait-il pas inutile pour affronter Loki, à moins qu'elle ne fasse confiance qu'en son sang-froid naturel ? Loki entra dans le salon où se trouvait un mini-bar d'où Tony avait tiré l'alcool qu'il lui avait servit la dernière fois qu'il s'était présenté à la Tour. Il se servit un verre de whisky, et posa la bouteille à côté d'un autre verre, vide celui-ci, sur la table basse. L'asgardien balaya rapidement la pièce du regard, vérifiant que rien d'important – et de dangereux pour lui - n'avait changé depuis, avant de s'asseoir à son aise sur le canapé, faisant tournoyer le contenu de son verre en attendant la jeune femme.
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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:26

Virginia P. Potts a écrit:

Ainsi donc le dieu du grabuge « coucou c’est moi, je fais n’importe quoi » s’inquiétait du sort de Daniel. Ou alors ne s’inquiétait-il pas de ce qui était arrivé à l’adolescent, mais plutôt de ce qui pourrait lui tomber dessus à lui. Je fronçai les sourcils. C’était forcément de l’inquiétude à son égard : Loki était connu pour son égoïsme et son narcissisme. Ce dernier point me fit songer à Tony, à la différence que lui ne faisait pas passer les autres après sa petite personne : il avait changé, il s’inquiétait du sort des autres avant le sien et c’est ce qui faisait de lui un vrai super-héros. Il était maintenant clair que Loki avait quelque chose à voir avec l’incendie, et plus particulièrement avec Daniel. Etait-il le responsable de l’état lamentable dans lequel se trouvait mon ancien stagiaire ? Rien n’était étonnant : partout où passait le dieu cornu il y avait du désordre : matériel et immatériel.

« Tout les maux des neuf royaumes ne sont pas forcément de mon fait, figurez-vous… Je suis lié à tout ça, plutôt que directement responsable. » Dit-il sombrement, pourtant qu’il soit l’unique responsable ou simplement l’une des entités responsables, cela ne changeait rien me concernant : Loki était un nuisible à mettre hors de service rapidement. Seulement les choses étaient un peu différentes : le dieu s’était lui-même déplacé pour me voir moi. Si c’est Tony qu’il avait cherché à rencontrer, ou n’importe quel autre Avenger, il me l’aurait de suite demandé, ce qui n’était pas le cas. Souhaitait-il marchander ? Dans tous les cas, je n’étais pas en position de le faire, là, dans la salle-de-bain, simplement recouverte d’une serviette de bain. Je lui demandai alors de me laisser le temps de me changer, lui offrant le luxe de se servir un verre si l’envie lui en disait. Après tout, il commençait à être un habitué des lieux. « C'est charmant, très attentionné, merci. Je suis ravi de voir que nous pouvons nous entendre. » Dit-il avec un sourire taquin. Ce qu’il pouvait m’exaspérer ! Il referma la porte le plus doucement possible. Je le soupçonnais de savourer ce qu’il pensait être sa victoire, mais je n’étais pas décidée à collaborer avec lui à tout prix : Loki n’allait obtenir de Mlle Potts que le stricte nécessaire : au diable la politesse avec un importun de ce genre.

Une fois certaine que le dieu était loin de la porte – même si j’étais persuadé que se rincer l’œil ne faisait pas partie de ses priorités ce soir-là – je laissai tomber la serviette qui, trempée, tomba lourdement à mes pieds. Je pris un élastique dans l’un des tiroirs et remontai mes cheveux en un chignon négligemment noué. « Je vous sers quelque chose ? Vous avez l'air d'avoir besoin d'un verre. » Se pensait-il si effrayant que ça ? Lorsque je l’avais vu aux informations lors de son attentat en plein cœur de Manhattan, oui, j’avais été apeurée par cet étranger à la Terre, mais là j’étais plus furieuse qu’autre chose. Adrénaline quand tu nous tiens… « Servez-moi donc la même que vous. » Dis-je assez fort pour être entendue. J’enfilai rapidement mes sous-vêtements et la chemise sombre de Tony et baissai les yeux : mes cuisses était couvertes, tant mieux, je n’avais aucun autre linge à ma disposition. Je me regardai dans le miroir et soupirai. « Mais à quoi es-tu en train de jouer ? » Où êtes-vous monsieur Stark ? Je pense avoir besoin de vous… Songeai-je. Je me demandai bien qu’elle allait être la réaction de mon fiancé quand – si – celui-ci allait arriver à notre étage, me voyant discuter avec l’ennemi numéro un des Avengers, ne portant rien d’autre qu’une chemise lui appartenant.

J’ouvris la porte sans hésiter et marchai sans broncher, fièrement, à l’endroit où se trouvait Loki : confortablement installé sur le canapé, un verre à la main, un autre posé sur la table. Je m’approchai, pris le verre et le regardai avec scepticisme. « J’ai entendu dire que ce n’était pas vous le professionnel dans l’art du poison à Asgard, je suppose que je ne risque rien. » Dis-je en faisant un signe de la tête vers le contenu du verre. Je trempai mes lèvres dans le verre et retins une grimace : de tous les alcools, le whisky était celui que j’appréciais le moins. Tant pis, je lui avais demandé de me servir. Je pris place à bonne distance de l’individu et plongeai mon regard aussi bleu que le sien dans ses yeux. « Bien, vous vouliez apparemment discuter, alors discutons. Pourquoi m’avoir trouvé moi au juste ? Je n’étais pas la seule sur les lieux. »

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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:26

Loki a écrit:
    Loki attendait le retour de mademoiselle Potts avec une certaine impatience, même s'il s'efforçait de n'en rien laisser paraître. Il ne pouvait pas se le permettre : même s'il était sincèrement troublé par les évènements et inquiet pour son disciple, mentir était comme toujours la meilleure carte qu'il avait à jouer. Ou du moins, dissimuler, manipuler et jouer à l'être fourbe qu'il était. Mademoiselle Potts ne l'aurait jamais cru à jouer la carte de la sensiblerie et du coeur derrière l'être ignoble. Coeur de pierre, visage de marbre, Loki patientait le plus calmement du monde. « Servez-moi donc la même que vous. » Sans doute la réponse la plus adéquate, évidente et... imprudente. Il obéit silencieusement, avant de se caler à nouveau dans son fauteuil: Seul l'un de ses longs doigts de sorcier tapotait avec une certaine impatience sur le rebord de son propre verre, mais il s'immobilisa aussitôt que Pepper refit son apparition.

    Jusqu'alors, Loki observait avec attention l'écran en face de lui, qui diffusait toujours les actualités en temps réel de ce qui se passait à la forêt de Sterling et l'arrivée des vengeurs sur le … sur les ruines de la forêt et l'allure de champs de massacre qu'elle prenait. L'enregistrement était effecuté de loin – aucun journaliste n'ayant le désir de réduire son hélico et son matériel au même état que les arbres centenaires, qui étaient à présent des brindilles, même pas valables pour du petit bois. Mais cela n'avait pas l'air bon, et pour aucun des camps.

    Au retour de mademoiselle Potts, il lâcha l'écran des yeux pour se tourner vers elle. Il n'émit aucune remarque alors qu'elle venait s'asseoir le plus loin possible de lui. Tout juste songea-t-il qu'il s'agissait d'une habitude, de se trimballer court vêtu dans la Tour Stark sous le nez d'un ennemi public. Bien. Elle était habillée, hors de la salle de bain, prête à gérer la situation et Loki avait hâte de commencer. « J’ai entendu dire que ce n’était pas vous le professionnel dans l’art du poison à Asgard, je suppose que je ne risque rien. » Ah ah. Loki lui accorda un bref sourire et acquiesça pour confirmer l'information : il n'était pas très poison lui-même, bien qu'il lui soit déjà arrivé d'en fabriquer ou de requérir les services de plus poison que soi. Il privilégiait d'autres méthodes, tout aussi détournées et tordues mais, à ses yeux, plus directes et efficaces. Et puis, empoisonner quelqu'un à son insu était bien moins amusant que de la forcer à se suicider ou que de faire survenir un accident de nulle part, comme par magie. Si le poison était déjà plus raffiné que le meurtre à la hache, Loki souhaitait atteindre l'étape encore supérieure. Et puis, empoisonner du whisky... Une honte.

    « Bien, vous vouliez apparemment discuter, alors discutons. Pourquoi m’avoir trouvé moi au juste ? Je n’étais pas la seule sur les lieux. » Bonne question, après tout ils ne s'étaient jamais rencontrés, et n'avaient à première vue aucun intérêt en commun. Deux points communs entre l'humaine et le dieu : leur intérêt porté à Iron-Man et à Daniel, bien que ces intérêts soient très différents chez l'une et chez l'autre. Opposés même. Loki haussa les épaules et préféra livrer l'évidence en premier :

    « Considérez que vous êtes la seule qui était présente sur les lieux, et dont l'adresse s'affiche en lettres de néon sur un building de New York. Cela facilite le repérage, il faut bien l'avouer. »

    Loki adorait la tour Stark, flamboyante manifestation de l'ego de Stark, qui n'avait d'autre égal que l'ego démesuré de Loki. Il en voulait une, c'était dire. Il ajouta, plus sérieusement, sans détacher son regard de la jeune femme, exposant calmement les raisons de son choix, en s'efforçant de se rendre indifférent aux mauvaises nouvelles que lui avaient apportées la télévision et sa propre vision de la forêt de Sterling.

    « -Vous êtes la seule personne dont m'ait parlé Daniel, et apparemment l'un des rares individus qui lui ait fait confiance et ait cru en lui. Il vous aime beaucoup et je pensais cela réciproque. J'espérais que l'intérêt que vous portez à Daniel vous permettrait de... » comment formuler cela par un charmant petit euphémisme qui ne froisserait personne ? « - aller au delà de nos indéniables différents. Et ce dans l'intérêt de tout le monde : le mien, le vôtre, celui des avengers là-haut et surtout de Daniel. Cette réponse vous convainc-t-elle ou ai-je besoin d'ajouter que j'ai foi en votre intelligence et en votre capacité à me répondre sans vous laisser submerger par vos émotions, mademoiselle Potts ? »
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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:27

Virginia P. Potts a écrit:

Peut-être prit-il mal le fait que je me sois assise si loin de lui, car il me fixa quelques instants avant de daigner me répondre. Mais qu’étais-je supposée faire ? La proximité du dieu ne me plaisait pas vraiment, j’aurais préféré ne pas le rencontrer, encore moins seule. Comme ce Loki était fourbe. La situation l’amusait, j’en étais certaine. Mais sa présence, bien qu’inattendue, était curieuse. Que faisait-il ici, à me chercher moi ? Après tout, je n’avais pas été la seule dans cette forêt, il aurait pu s’entretenir avec Krista – aux pouvoirs exceptionnels d’ailleurs – ou bien Isaac qui venait de me quitter. Le fait que je sois la fiancée de Stark avait-il fait pencher son choix vers moi ? Rien ne m’aurait étonné : Loki était totalement fan de Tony, tout le monde l’avait bien compris. « Considérez que vous êtes la seule qui était présente sur les lieux, et dont l'adresse s'affiche en lettres de néon sur un building de New York. Cela facilite le repérage, il faut bien l'avouer. » Je ne pus réprimer un sourire. Ah cette fameuse tour. Tony avait été bien en colère que le dieu, lors de son arrivée sur Terre, détruise le dernier étage : pure jalousie ! avait-il ajouté. Il était en tout cas indéniable que Loki était attiré par cette tour gigantesque, l’une des plus hautes de NY, sur laquelle brillaient les lettres du nom de Tony. Ces deux-là avaient bien des points en commun de ce côté. « Soit. »

Loki ajouta cependant qu’il était venu à moins car j’étais la seule personne dont avait parlé Daniel. Ça ne m’étonnait guère, mais j’en fus touchée. Effectivement, Daniel était un jeune homme sauvage qui ne parlait pas beaucoup, qui n’avait pas énormément d’amis ou personnes à qui parler. Il y avait bien Ororo, mais c’était la directrice de l’école qu’il avait fui : pas vraiment dans les personnes les plus importantes à ses yeux.

Loki jouait donc la carte de la compassion pour me faire rester ici, à l’écouter. « Cette réponse vous convainc-t-elle ou ai-je besoin d'ajouter que j'ai foi en votre intelligence et en votre capacité à me répondre sans vous laisser submerger par vos émotions, mademoiselle Potts ? » Je bu une gorgée de ce liquide ambré que je n’appréciais pas. « Très bien. » L’atmosphère sembla se détendre soudainement, comme si les prémices de notre discussion avaient brisé la glace. Après tout, qu’avais-je à perdre au juste ? J’étais à présent sereine sur les intentions du dieu, il n’allait rien faire d’offensif ce soir-là. Comme pour lui faire comprendre que les choses étaient claires et comprises, je me rapprochai de lui, gardant une distance décente cependant : c’était la première fois que nous nous rencontrions officiellement, il avait tout d’un étranger pour moi. « Que voulez-vous savoir au juste ? » Demandai-je, d’un ton posé mais froid. « Ça fait des semaines que je n’avais pas revu Daniel… Depuis les attentats de septembre en réalité. » Me rappeler ces faits me fit prendre conscience que Loki n’était peut-être pas réellement le responsable de l’état de Daniel. Jusqu’à preuve du contraire, l’asgardien n’avait rien fait cette nuit-là, où le maire avait été enlevé, où les mutants avaient attaqué. Daniel était-il la victime de l’organisation terroriste que l’on appelait la Confrérie ? « Ce soir ce n’était… Plus lui. Il semble être habité par quelque chose de malfaisant, un peu comme... » Clinton. Et là, le responsable c’était bien lui. « Comme quand vous vous amusez avec votre bâton magique. » lançai-je, amer. « Aucune supposition sur la cause de ce changement soudain ? Si c’est le cas, sachez que Daniel ne résistera pas. Si son esprit est fort, son corps, lui, ne supportera pas le changement. On aurait dit un cadavre. » Le simple fait de me remémorer la scène me donna des frissons.

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:27

Loki a écrit:
    Au moins Loki avait-il réussit à la faire sourire : elle était assez détendue pour se moquer de lui, serait-elle assez détendue pour lui être utile ? Et si en passant, elle finissait par être un tant soit peu agréable, ce serait le triomphe, la gloire ! Non, cette envolée lyrique ne fut pas visible sur le visage de Loki : il n'était pas un adolescent, il savait se contrôler, que diable. « Soit. » ...La seule remarque que Loki pourrait faire ici serait : heureusement qu'il était capable de parler pour deux, car elle ne semblait pas décidée à lui accorder un mot inutile. Peur de se retrouver prise au piège par le dieu à la langue d'or ?

    Il attendait son jugement, son opinion avec une certaine curiosité et impatience. Il avait presque l'impression d'avoir passé un test, une épreuve, ou au moins une étape dans leur rencontre : les quelques mots prononcés précédemment étaient déterminants pour la suite de leur rencontre. S'il avait réussit le test, tout irait bien et ils pourraient, en quelque sorte, collaborer. Sinon... ils collaboreraient tout de même, mais l'un des deux membres de l'équipe risquait de ne pas être consentant ni très satisfait de leur échange. Et le tiers membre que serait alors Tony Stark n'aurait pas été content du tout, de trouver sa petite-amie à l'esprit quelque peu occupé par l'ennemi public. Pour le bien de tout le monde, et une vie plus facile, il valait mieux qu'il ait convaincu la jeune femme : « Très bien. »

    A quoi cela tenait-il ? L'alcool ingéré ? Cette courte phrase ? Mais la jeune femme se détendit légèrement, en même temps que l'ambiance. L'impression que l'on était dans une fosse ou deux lions qui ne se connaissaient pas se jaugeaient mutuellement se dissipa légèrement. Pas totalement,s bien sûr, car Mademoiselle Potts était un peu plus difficile à apprivoiser – et plus pudique, par bonheur - que son compagnon, mais on avançait.

    On avançait sur le canapé d'ailleurs : Mademoiselle Potts fit glisser ses fesses sur le canapé qu'ils partageaient pour s'approcher un peu de lui : pas trop près, mais un peu plus. Loki n'était pas contre le fait d'avoir une distance certaine avec la jeune femme, puisqu'il avait toujours du mal à côtoyer les êtres humains, mais il savait que les distances pouvaient être révélatrices : maintenant, ils pouvaient parler. « Que voulez-vous savoir au juste ? » Voilà, exactement, enfin une bonne question. « Ça fait des semaines que je n’avais pas revu Daniel… Depuis les attentats de septembre en réalité. » Dommage, cela n'apprenait rien de plus à Loki, qui se trouvait exactement dans le même cas, ce qui le faisait enrager secrètement. Tout avait été foutu en l'air, quelle est l'utilité d'un espion, si on perds le contact avec celui-ci ? Et pendant ce temps, il perds totalement la contrôle de la splendide puissance enfouie en lui et, au lieu de l'utiliser à bon escient, l'emploie pour décimer...une forêt. Un disciple en mauvais état, ce qui navrait tout de même un peu Loki, un espion inutile et beaucoup d'énergie déployée pour des copeaux de bois.

    « Ce soir ce n’était… Plus lui. Il semble être habité par quelque chose de malfaisant, un peu comme... » Une hésitation ? Quelle glorieuse comparaison allait-elle lui sortir ? Comme si elle connaissait quoi que ce soit en malfaisance ou en maléfices « Comme quand vous vous amusez avec votre bâton magique. » Evidemment, il aurait dû s'y attendre à celle-là : Midgard ou Asgard, la règle est toujours la même : La faute à Loki. Le dieu tiqua légèrement et une moue mécontente apparut sur son visage sans qu'il puisse sans empêcher : il avait beau se répéter, personne ne le croyait jamais. Il n'avait pas « Aucune supposition sur la cause de ce changement soudain ? Si c’est le cas, sachez que Daniel ne résistera pas. Si son esprit est fort, son corps, lui, ne supportera pas le changement. On aurait dit un cadavre. » Miss Potts était en train de lui donner une leçon, le constat était clair : arrêtez tout de suite vos bêtises avec Daniel, ce n'est pas gentil et le pauvre ne va pas y survivre. Il était au courant, merci bien, c'était pour cela qu'il était là : Loki inspira profondément, avant de reprendre la parole :

    « - Je veux savoir... tout ce que vous savez, tout ce que vous avez vu dans la forêt, dont je n'ai pas été témoin et qui pourrait … m'aider à comprendre ce qui s'est passé, ce qui est arrivé à Daniel.... Et surtout ce qui a déclenché le phénomène. »


    Il n'avait vu la scène que de loin, sans pouvoir s'en approcher pour des raisons évidentes. Et il lui manquait encore et surtout les causes, comment cela s'était passé, pourquoi, comment ? Il était un peu soucieux du fait que cela ait la situation et l'esprit de Daniel aient explosés si vite, si brusquement. Loki but une gorgée d'alcool et reprit, lentement :

    « Je ne l'ai pas vu non plus depuis les attentats... et encore, je ne l'avais alors qu'entre-aperçu. Il... Il y avait eu une évolution, déjà à l'époque. Mais il s'agit aujourd'hui d'une montée en puissance problématique. Des puissances malfaisantes, j'en connais, je ne peux difficilement le nier... Mais pourquoi détruirait-elles la forêt? Et ...pourquoi cette évolution... si rapide ? Daniel n'a rien dit qui pourrait donner la raison de tout ceci ? Et je suis vraiment navré de vous décevoir, mais je n'ai strictement rien à voir là-dedans, bâton magique ou non. »

    Le dieu avait bel et bien une supposition sur ce qui c'était passé, mais il n'était pas prêt à divulguer toutes les informations en sa possession. Et puis, c'était une affaire entre lui et les Nadirs, s'il s'agissait bien de la « puissance malfaisante » à laquelle il pensait. Vieux amis, vieux peuples, vieux alliés. Mais, même si c'était cela, il n'avait pas toutes les réponses à ses questions, et cela le chiffonnait. Loki passa machinalement le doigt sur le bord de son verre, et releva la tête vers Pepper et lui adressa un sourire narquois, parfaitement assumé et qui la narguait un peu :

    « - Si j'avais quelque chose à voir la-dedans, il y a de fortes chances que vous ne seriez pas assise à côté de moi en train de siroter un verre et surtout... je n'ai aucun intérêt à faire à exploser une forêt. »

    Quoi ? On arrêtait pas de lui dire que la sincérité avait du bon, alors il essayait. Ce constat était évident et il était de toute bonne fois. Il était un dieu, un super-vilain, pas une bête. En outre, Daniel mort ou au corps détruit ne lui serait d'aucune utilité. Et cela ruinait toute la compassion qu'il aurait pu un jour avoir à l'égard du garçon.

    « -Je n'ai aucun intérêt, ni plaisir à voir Daniel subir ça, et je suis convaincu que vos amis du SHIELD ne l'aideront pas. »
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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:28

Virginia P. Potts a écrit:

L’heure était désormais à la discussion, peut-être même aux négociations et je devais admettre que Loki n’était pas un gamin en soif de rendre toutes les situations chaotiques. Il était là pour Daniel, réellement. Je devais coopérer, pour le bien de tout le monde. Ce que je craignais désormais n’était plus le dieu de la fourberie, mais plutôt l’entrée soudaine de Tony : à la vue de l’intrus il allait tout gâcher, c’était une évidence. Je me mettais donc en conditions pour parler business, affichant mon air professionnel habituel que mes années d’expériences en négociation de contrats avaient parfait – le tailleur en moins. Nous devions régler cette affaire, vite et surtout bien.

Je lui fis mon petit récit, déballant tout ce que je savais – comme il me l’avait gentiment demandé. Le départ de Daniel (ou plutôt le non-retour de celui-ci) à Stark Industrie après les attentats survenus fin septembre – auxquels Iron Man et moi-même avions miraculeusement échappés. Je lui expliquai également mon périple dans la forêt, le feu, Daniel horriblement métamorphosé, tout. Le principal était de lui faire passer un message clair : Daniel n’avait pas le corps nécessaire pour subir tous ces changements « magiques ». A ce rythme il allait finir par perdre l’un de ses soldats.

« Je veux savoir... tout ce que vous savez, tout ce que vous avez vu dans la forêt, dont je n'ai pas été témoin et qui pourrait … m'aider à comprendre ce qui s'est passé, ce qui est arrivé à Daniel... » Je plongeai mon regard dans le sien, sceptique. Etait-il réellement étranger à tout ça ? J’avais beaucoup de mal à le croire, mais après tout, pourquoi pas ? Loki était connu pour ses talents d’acteur, mais il n’avait aucune raison de se trouver entre ces quatre murs s’il était au courant de tout – étant le créateur de tous ces troubles. Je bu une nouvelle gorgée de ce verre répugnant avant de la poser sur la table.

Avant que je ne me remette « à table », mon interlocuteur mentionna sa propre coupure de contact avec Daniel. Lui non plus ne l’avait pas revu depuis le pseudo enlèvement du maire. Il semblait totalement étranger à ce qui était en train de se produire dans la tête, l’esprit et le corps de Daniel. Pire : il semblait inquiet de tous ces changements. « C’est bon, dis-je en le coupant presqu’à la fin, je vous crois. » « Je n'ai aucun intérêt, ni plaisir à voir Daniel subir ça, et je suis convaincu que vos amis du SHIELD ne l'aideront pas. » Je lui lançai un regard noir. Le SHIELD n’avait jamais été pour moi une alliance, au contraire. S’il y a bien une chose que je ne désirais pas, c’est bien que Daniel se retrouve confronté à cette organisation. Les Vengeurs eux-mêmes se méfiait de son capitaine, Tony n’avait pas vraiment foi en Fury, moi encore moins. Les méthodes barbares que tout le monde montrait du doigt étaient pratiquées par le SHIELD, j’en avais la certitude. « Il serait temps de revoir vos sources. Je n’entretiens aucune liaison positive avec ces personnes. » Dis-je d’un ton tranchant avant de me positionner droite.

Je commençai ainsi mon récit sur les circonstances exactes et détaillées de mes retrouvailles avec mon jeune stagiaire. Tout d’abord il y avait eu l’alerte aux informations sur la présence ridicule d’un fantôme dans la forêt de Sterling. Il ne m’avait pas fallu bien longtemps pour faire le lien entre les phénomènes étranges qui s’y produisaient (des arbres déracinés sans raison apparente, etc.) et la démonstration des pouvoirs de Daniel que celui-ci m’avait faite lors de son entretien d’embauche. Les phénomènes gravitationnels présents dans la forêt avaient débuté à peu près en même temps que la disparition de mon stagiaire … Stagiaire qui contrôlait la gravité. Je n’avais pas eu à chercher plus loin. Sans attendre je m’étais empressée de me rendre dans la forêt, si quelqu’un pouvait le convaincre de revenir dans le monde civilisé, c’était bien moi. Seulement, arrivée dans la forêt, le spectacle horrifiant que m’avait offert Daniel m’avait fait penser le contraire : non, moi Pepper Potts, simple humaine, même avec la meilleure des volontés je n’aurais pu secourir l’adolescent. « Quand je suis arrivée dans la forêt … » Je tus volontairement la présence de Krista, je ne tenais pas spécialement à l’impliquer dans une histoire asgardienne. « … Il était là, planant au centre de celle-ci, entouré d’arbres qu’il avait déracinés. » Je marquai une pause le temps que le Dieu se fasse un schéma dans sa tête. « Il était comme possédé, réellement. Il m’a d’abord attaquée avant de, semble-t-il, se rendre compte de ce qu’il était en train de faire. Ses yeux sont redevenus normaux le temps qu’il me prie de m’enfuir, et puis ils sont de nouveau redevenus phosphorescents. » D’un bleu lumineux un peu comme ce cube que les Avengers avaient tenté de récupérer un an plus tôt.

« Après … Un hélicoptère a survolé la forêt… Des hommes en sont descendus, armés jusqu’aux dents. Ils ressemblaient à des soldats mais appartenaient visiblement à l’organisation de l’Hydra. J’emploie le passé car… Daniel les a tués, provoquant l’explosion de l’hélicoptère et l’embrasement de la forêt. Ensuite on est venu me chercher, et me voici. » Dis-je en faisait un signe de la main vers moi-même. Tout ce récit montrait à quel point j’avais été inoffensive, inutile. Je ne savais rien en réalité, ni ce qu’était Daniel, ni ce qu’il était devenu. « Vous savez tout. » J’espérais sincèrement que tous ces éléments, si minimes fussent-ils, allaient l’aider à identifier le problème… Et qu’il allait lui aussi me donner quelques informations.

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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   Jeu 21 Mar - 21:30

Loki a écrit:
    C'était officiel : Loki aimait la Mademoiselle Potts qui était professionnelle jusqu'au bout des ongles, même à moitié nue. Pas de la même façon que ce pervers de Stark, merci bien. Mais c'était toujours agréable d'avoir une personne en face de soi qui savait de quoi elle parlait et dans quel intérêt. Et qui était assez patient et courageux pour supporter Stark : supporter Loki devait presque être du gâteau.

    « C’est bon, je vous crois. » Loki tiqua légèrement en se voyant interrompu de manière aussi cavalière – le dieu à la langue d'or adorait s'écouter parler, c'était bien le moindre de ses multiples défauts – mais ne réagit pas : après tout, l'interruption allait parfaitement dans son sens. L'essentiel était sauf. A la suite de ses paroles, la jeune humaine lui lança un regard noir, visiblement peu amène : quoi, où avait-il encore merdé ? Excusez le du terme, peut convenable entre les lèvres d'un dieu, mais il y avait de quoi présenter un certain agacement : Il fait de son mieux, vraiment, pour être courtois et diplomate, mais quelque chose n'allait pas. Encore. Comme toujours. Loki lui rendit son regard, attendant une explication pour la soudaine hostilité de la jeune femme, qui semblait soudain encore plus mécontente que lorsqu'il avait fait irruption dans sa salle de bain. Il allait valoir qu'elle révise ses priorités.

    Pepper reprit, d'un ton tranchant qui fit naître un sourire sur le visage de l'asgardien : le chat aimait jouer avec des souris qui se débattaient un minimum et qui le regardaient avec défi – pourquoi Stark était-il son avenger préféré, à votre avis ? - « Il serait temps de revoir vos sources. Je n’entretiens aucune liaison positive avec ces personnes. » Le propos augmenta légèrement son sourire : pas un sourire vicieux, tordu et narquois, voire effrayant – comme si c'était son genre, voyons - : un sourire presque sincère et joyeux, comme si ce qu'il venait d'entendre lui faisait plaisir. Après tout, cela était vrai, c'était une bonne nouvelle, et à tous les niveaux; vu la haine qu'il éprouvait envers le SHIELD, Loki ne pouvait que se réjouir ne savoir que son interlocutrice ne les aimait pas. De plus, il était le dieu du chaos : voir ses ennemis se tiraient dans les pattes et la discorde se glisser dans les rangs des gentils le ravissait au plus au point. Il contint cependant sa joie pour répondre, comme amusé :

    « -Oh vraiment ? Je croyais pourtant que quand le SHIELD l'avait sifflé votre cher et tendre était venu me chercher à Stuttgart … J'ai dû louper son nom écrit en lettres géantes sur l'hélicoptère... » Loki fit la moue, avala un gorgée et scruta le regard de la jeune femme pour proposer d'un ton pensif, puis badin : «- Mes sources étant les dossiers du SHIELD... Tant d'informations sur vous et Stark... J'aurais dû me douter que c'était plus tordu qu'amical. Je présume que … les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ne marche pas vraiment pour nous ? »

    Il haussa les épaules, et balaya la proposition d'un revers de main. Nous disions ? Concentre-toi, Loki, tu es là pour tout savoir à propos de Daniel. Laisse Stark se faire crever par le SHIELD, c'est tout ce qu'il mérite. Loki se mit à écouter le rapport de la jeune femme avec une attention soutenue: l'arrivée de la jeune femme dans la forêt, pour tomber sur Daniel qui ne se contrôlait plus... « Quand je suis arrivée dans la forêt … » Elle fit une pause, titillant la curiosité de Loki : il s'en doutait bien qu'elle était arrivée dans la forêt, mais c'était la suite qu'il désirait, par Odin!
    « … Il était là, planant au centre de celle-ci, entouré d’arbres qu’il avait déracinés. » Loki laissa glisser son dos contre le dossier, s'installant confortablement pour prêter attention à l'humaine, et son talent de conteuse. « Il était comme possédé, réellement. Il m’a d’abord attaquée avant de, semble-t-il, se rendre compte de ce qu’il était en train de faire. Ses yeux sont redevenus normaux le temps qu’il me prie de m’enfuir, et puis ils sont de nouveau redevenus phosphorescents. » Dès que le mot possédé fut prononcé, Loki eut envie de sauter du Bifrost. Il se força à rester impassible et à écouter la suite, mais il était quasiment certain de ce qui se passait en Daniel, tout concordait. C'était simplement...un développement inattendu. Dont il ne connaissait toujours pas la raison.

    « Après … Un hélicoptère a survolé la forêt… Des hommes en sont descendus, armés jusqu’aux dents. Ils ressemblaient à des soldats mais appartenaient visiblement à l’organisation de l’Hydra. J’emploie le passé car… Daniel les a tués, provoquant l’explosion de l’hélicoptère et l’embrasement de la forêt. Ensuite on est venu me chercher, et me voici. » Hydra ? Il en avait vaguement entendu parler, à force de tendre ses oreilles de fourbe un peu partout, mais cela lui avait semblé de l'histoire ancienne. Et surtout, qu'est-ce que Daniel avait à faire là dedans ? Loki renversa sa tête en arrière sur le canapé, réfléchissant. Qu'est-ce que foutait cet hélicoptère était une question, dont la réponse était sans doute en rapport avec le passé du jeune mutant. Mais ce n'était pas pour cette question qu'il était là : il n'en avait rien à faire d'Hydra, ce n'était pas son problème.
    Il ne posa pas la question de qui était ce « on », puisqu'il l'avait vue fuir à toute pattes depuis sa cachette. Il soupira : cela confirmait ses soupçons, sans l'aider à résoudre la question principale : pourquoi une telle escalade et une telle cible ? Quoique, la cible pouvait être expliquée par le reste de contrôle de Daniel sur l'esprit qui le hantait. On avançait.

    « Vous savez tout. » C'est-à-dire pas grand chose. Le dieu eut une grimace, et replongea son regard dans celui de l'humaine, l'air sombre. Ce n'était pas bon, pas bon du tout. Et ils pouvaient vraisemblablement dire adieu à la santé mentale et physique de Daniel. Dommage, le dieu aurait pu finir par l'apprécier. Mais il pouvait difficilement cracher sur le soutien des Nadirs, amis de bien plus longue date. Miss Iron-man l'observait, attendant visiblement qu'il lui confesse ce qu'il savait.
    Eh quoi ? Il avait été gentil jusque là, mais il n'était toujours pas un bon samaritain : il était sournois, c'était son job d'extirper des infos sans rien donner en retour. L'asgardien finit son verre d'une traite, et le reposa sur la table, comme prêt à partir. Si elle voulait savoir, il allait valoir qu'elle lui tire les vers du nez, et qu'elle se montre convaincante. Or, merci bien, il n'était pas aussi malléable que Stark. Après un instant, le dieu daigna reprendre la parole :

    « - Eh bien ce fut une joie de faire votre connaissance mademoiselle Potts. J'espère que nous n'aurons jamais le plaisir de nous revoir. Si c'est bien...ce que je pense qui a prit possession de Daniel, nous pouvons … oublier le charmant jeune homme que nous connaissions. Ainsi que Stark, si j'en crois le téléviseur et les jolies explosions que l'on voit provenir de la forêt. Et je regretterais les deux. »

    Et c'était vrai ! Il aimait bien Daniel, et s'entendait trop bien avec Stark pour que leur « complcité soit honnête. Cet abruti lui avait fait un câlin l'autre jour : y avait-il avenger plus divertissant ?
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MessageSujet: Re: 05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.   

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05 - Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… Même si ce n’est pas ensembles.
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