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 11 - The longest road... to know each other

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Billy F. de Kerangal

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Messages : 200
Date d'inscription : 13/06/2012

MessageSujet: 11 - The longest road... to know each other   Dim 28 Avr - 20:07

Bucky J. Barnes a écrit:


L'ambiance était détendue entre les deux jeunes gens encore inconnus l'un de l'autre il y a quelques minutes : femme qui rit... Hem, pardon pour cette intrusion de l'esprit fort mâle de James Buchanan : c'était l'un des avantages du rire. Ils s'étaient emmêlés les pieds plusieurs fois – littéralement même – et à force d'être pris dans des quiproquos particulièrement embarrassants, l'atmosphère s'était détendue entre deux éclats de rire.

Bucky aimait bien rencontrer des inconnus : non pas pour s'en faire des amis, mais pour qu'ils restent des inconnus. Développer des amitiés, des connaissances, des relations un minimum suivies et régulières... Lorsque l'on était un agent secret sous couverture, c'était un enfer. Il était bien plus facile de discuter avec une fille sur le bord de la route de manière détendue : on avait moins à craindre qu'elle soit un espion ou quelqu'un envoyé pour vous tuer. Si on ne sait pas qui vous êtes réellement, votre discussion ne peut être ré-utilisée contre vous. Les inconnus permettaient de baisser la garde – de relativement baisser la garde en tous cas, comme le prouvait l'incident qui avait failli avoir lieu, lorsqu'elle lui était tombée dessus.

Il ne faut pas parler à ni suivre des inconnus : sauf s'ils sont souriants et plutôt beaux gosses. Après une légère hésitation la rouquine semblait prête à lui sourire et à rentrer avec lui, jusqu'à ce qu'il lui propose de boire un verre. Là, elle hésita pour de bon. « -Oh, hum... » Etonnant. Bucky resta impassible, dissimulant sa surprise, mais il était rare que l'on hésite lorsqu'il proposait d'aller boire un verre. Non, ne le regardez pas comme ça, il n'était pas une diva mégalomane arrogante. Il savait simplement qu'il avait l'habitude de plaire aux femmes : lorsqu'il proposait un verre, ce n'était même pas forcément dans une intention lubrique, et il acceptait parfaitement les refus. Soit elles avaient mieux à faire ou avait un compagnon et disaient non immédiatement, soit elles acceptaient.

Une telle hésitation prolongée était rare.
Bucky s'apprêtait à signifier que ce n'était rien, qu'elle devait oublier ce qu'il venait de dire lorsque la jeune femme reprit la parole : « Avec plaisir. » . Une telle hésitation marquait plutôt le contraire, mais comme elle souriait et s'avançait vers sa moto, Bucky haussa les épaules :elle savait ce qu'elle faisait, non ?
« -Alors, euh... J'ai l'autorisation de la toucher, maintenant ? » Bucky suivit son geste du regard, et lorsque son regard revint se poser sur la jeune femme, il eut un sourire amusé.

« - Il serait préférable que tu me touches moi plutôt qu'elle...»

Mais oui, il lui donnait une autorisation temporaire de toucher son nouveau jouet. Pas de la conduire, ni de la voler, hein ! Juste toucher, non mais ho. Il remit ses gants et ses lunettes, avant d'enfourcher la moto : il attendit que la jeune femme soit bien installée dans son dos avant de faire ronronner l'engin et de reprendre la route, en délaissant pour quelques temps la moto laissée sur le bas-côté.

Il roulait vite, mais sans prendre trop de risque. Il n'essayait pas de passer sous ce camion, quoi. Lorsqu'il emmenait une demoiselle derrière lui, il faisait attention. Tout en allant à au moins une bonne centaine de kilomètres par heure, histoire de les forcer à s'accrocher à lui. Oui, il était vil, mais les petits plaisirs étaient rares dans la vie d'un agent du KGB. Dès qu'il aperçut un bar-restaurant à un embranchement, il ralentit et gara la Harley sur les quelques places de parking qui se trouvaient devant le bâtiment. Une fois le moteur à l'arrêt, il pivota vers la jeune femme : une main sur le guidon, l'autre sur sa cuisse il se tourna vers elle pendant que son pied mettait la béquille:

« - Je pense qu'ils auront un téléphone. Je vais commander à boire pendant ce temps, ça marche ? »

C'était un petit établissement, coincé entre deux bâtiments à la lisière du quartier résidentiel de Manhattan : un bar qui devait servir des donuts et du café le matin, des hamburgers midi et soir, de l'alcool toute la journée, et qui avait certainement un téléphone derrière le bar ou près des toilettes, ou au moins quelqu'un avec un portable. Parfait.
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