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 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.

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Dukett
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MessageSujet: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:38



A semer le vent, on récolte la tempête
« Bon d'accord, j'aurais dû t'écouter. J'aurais dû. »

Helmett & Talia

Natalia était un agent polyvalent. Sans rire. Depuis qu'elle avait intégrée le SHIELD, on ne l'avait pas rattaché à un département précis. Pas de spécification, ça vous laissez les petites missions sans grand intérêt. Ça vous placer dans la ligne des agents remplaçant, des couvreurs... Le bon côté, c'est qu'elle avait ainsi tout le loisir de piloter. Pilote d'avion de chasse ; ses petits joujoux préférés. Ça, c'était le bon côté de sa situation. Après, elle n'allait pas vraiment sur le terrain, et c'était dommage. Elle adorait le terrain, peut-être même plus que le pilotage. Elle avait ses preuves ; elle en était certaine. Natasha Romanoff – la grande Black Widow ! – l'entraînait, comme elle entraînait Ambroise. Elle avait prouvé ses capacités maints et maints fois... Et même si elle n'avait jamais été en première ligne sur le terrain, elle avait fait ses preuves. On connaissait ses opinions et ses méthodes, on la savait digne de confiance, alors pourquoi diable ne pas lui donner l'opportunité d'exploiter ses capacités au maximum ?

Enfin ça, c'était avant. La russe était enfoncée dans un fauteuil, et tenait entre ses doigts un gros dossier. Ou plusieurs petits dossiers qui en formaient un gros. Très gros. Il était à peu près onze heure du soir, et elle devait être prête pour six heure. Rien de bien grave, si ce n'est qu'elle n'avait toujours pas commencé sa lecture. Elle disposa les dossiers sur la table en soupirant, et entreprit de prendre connaissance de tout ce dont ils traitaient. Parce que oui, enfin, elle était affectée... Enfin ! Et pas n'importe où ; a un escadron de la section « espionnage et extermination des menaces mutantes et autres ». Sous-chef d'escadron en plus. Sous-chef ! Une jolie petite promotion. Elle n'avait pas compris comment cela lui était arrivé, mais qu'importe. Elle ouvrit donc le dossier de son supérieur direct ; un certain Helmett Jason Reecey... Ah, oui. Elle voyait. Bon, qu'est-ce qu'il y avait d'important à savoir sur lui ? (et il n'était mentionné nul part que si elle avait été affecté à ce poste, c'est parce que personne n'en voulait). Ancien strip-teaser ? Ouuuh ! Il se déshabillait devant ses ennemis pour les intimider ? Ah non mais quel délire. Mutant. Natalia fronça les sourcils en se penchant sur le dossier ; un mutant qui détestait les mutants. Intéressant... La jeune femme étouffa un bâillement ; la nuit promettait d'être longue.

~ ♠ ~

Natalia fixait obstinément l'extérieur. Ce n'était pas que ses premiers jours avec l'agent Reecey s'étaient mal déroulés mais... Il fallait bien le dire ; il était insupportable quand il s'y mettait. Cela n'empêchait qu'elle appréciait le jeune homme ; il ne la considérait pas une simple femme, non. Il la mettait sur un pied d'égalité avec... Avec les autres agents. Il donnait des ordres, elle adorait faire le contraire. Cela ne faisait que depuis un court mois qu'ils faisaient équipe, mais ils s'en sortaient plutôt bien. Entre leur prise de tête monumentale – mais ça lui faisait du bien, il fallait son quota de beuglante à la russe – ils étaient plutôt performant. Alors pourquoi les séparer, hein ? Allons y ! Fury n'ayant eu que des bons retours, décida de les nommer officiellement... Partenaires. Génial.

Enfin, voilà environ cinq jour qu'ils filaient un groupe de mutants particulièrement embêtants. Petit groupe privé, trois mutants et plusieurs hommes lambda autour, ayant en leur possession des armes à feu. Le tout établit dans un grand bâtiment désaffecté. D'après qu'ils faisaient des expériences sur des Hommes pour leur injecter des gênes mutants, en voulant reprendre le principe des Projets X, ou des conneries comme ça. Il était certain qu'ils ne savaient pas tout. Combien de prisonniers ? Combien de blessé, de morts ? Combien d'humains comme elle sur des tables d'opérations, ou plutôt des tables de boucher. N'y avait-il réellement que trois mutants, ou l'organisation était-elle plus vaste ? Natalia prit une grande inspiration, avant de brancher son oreillette. Ce soir, c'était le bon soir.

Quantum se souvenait nettement des ordres ; « passez par le toit. Equipe de deux minimum ». Et c'est pourquoi elle était au rez-de-chaussée, et parfaitement seule. Natalia avait constamment besoin de prouver sa valeur, c'était peut-être là son plus grand défaut. L'Angleterre lui avait laissé un mauvais souvenir sur ce plan-là, et il lui faudrait certainement un petit bout de temps avant qu'elle n'arrête de vouloir montrer qu'elle était aussi capable qu'un autre. Et puis, elle était à peu près certaine que les ''labos'' étaient au sous-sol, pourquoi s'embêter à traverser tout le bâtiment alors que se serait plus rapide de là où elle était ? Elle prit une grande inspiration, entra dans le hall et indiqua sa position ;

- Natalia : Quantum à Tyran. 'Chuis dans le hall. J'approche d'un escalier, ça descends. J'y vais ? Ouais aller. J'y vais.

Elle était à peu près certaine que son ton léger, presque rieur, allait l'agacer. Elle voulu éteindre son oreillette pour ne pas l'entendre rouspéter, mais les ténèbres la happèrent et elle préféra mettre ses lunettes infrarouges. Descendant les marches lentement, la jeune femme respirait doucement pour faire le moins de bruit, chuchotant au micro le plus bas possible ;

- Natalia : Quantum à Tyran. Terrain humide. Lumière verdâtre tout en bas. J'approche des caves. J'ai été plus rapide que toi !

Dernière phrase, pour la forme. Natalia ne serait plus Natalia si elle ne le taquinait pas un peu. A nouveau enveloppée dans le silence, concentrée sur sa respiration, elle sursauta lorsqu'elle entendit la porte se refermer soudainement en haut de l'escalier. Les battements de son coeur s'accélérèrent légèrement, alors qu'elle commençait à regretter de s'être aventurée ici seule. Soudainement, quelque chose la tira par le bras dans un renfoncement qu'elle n'avait pas vu, lui arrachant un cri de surprise. Merde. Merde, et re-merde ; elle sentit un truc s'enfoncer dans son bras, lui arrachant un nouveau couinement.

- Vilain : Humaine. On en fait quoi ?
- Vilain : Avec les autres. C'est une agente, elle a l'air résistante, on réussira peut-être sur elle.

Quoi ? Non, non, elle n'était pas d'accord. Pas d'accord du tout, même. Elle se débattit alors qu'on lui attachait, les poignets et lui arrachait lunette et oreillette.

- Natalia : Helmett... HELMETT ! réussit-elle à crier en panique avant que son micro ne disparaisse à son tour.

La jeune femme fut frappée à la tête, assez fort pour qu'elle soit dans les vapes, mais pas assez pour qu'elle tombe dans l'inconscience. On la traîna dans la cave, sans qu'elle ne puisse distinguer grand chose. La lumière ténue l'aider à rester éveillée, alors qu'on la jetait sans précaution dans une cage. La jeune femme se laissa partir en arrière et ferma les yeux. Elle ne su combien de temps elle ''dormit''. Pas tellement longtemps, puisqu'aucun grabuge ne l'avait sortit de sa torpeur. Natalia espérait fortement qu'il n'était rien arrivé de grave à son escadron. Ni à son chef. Elle se redressa sur ses jambes en grimaçant, se maudissant. Que ça lui serve de leçon, si elle s'en sortait. Légèrement désespérée par la situation, la russe pris une grande inspiration pour crier à nouveau ;

- Natalia : HELMETT ! HELMETT SAUVE MOI ET J'ARRÊTERAI DE FAIRE L'INVERSE DE CE QUE TU ME DIS ! ... Ой блин ... Но то, что я дерьмо по-прежнему заполнены ?... Хель, пожалуйста, спаси меня...





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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:42

Helmett Jason Reecey a écrit:


Je t'avais pourtant dit de m'écouter
« Celui qui cherche des crosses ne ramène que des bosses »

Helmett & Natalia

Helmett sirotait sa tasse de thé au citron et examinait précautionneusement le tas de dossiers posaient sur la table basse du salon. Tout porter à croire que cette soirée serait des plus banales ou habituelle mais malheureusement l'agent ne pouvait s’empêcher de grincer des dents même avec la délicieuse odeur qui lui chatouillait les narines. La raison, une nouvelle recrue. Il n'y avait rien de plus pénible que les novices, certes l’agent était heureux de montrer l'exemple et servir de modèles, en plus son équipes manqué de bras et pieds valides. Du fait que l'agent chef qu'il était attendait beaucoup de disciplines et forces. Les cerveaux étaient aussi privilégiés mais moins utilisent sur champs de bataille. Les nouveaux débarquant au SHIELD était confortés à la règles des examens et à un entraînement direct sur le terrain avec des ennemis. Les méthodes pouvaient être excessif mais on les plaignent surtout de tomber avec l'agent d'espionnage connut pour ne pas être des plus doux. Helmett portait bien son nom de Tyran. Il en avait fait pleurer des milliers, pour ne pas exagérer, et cela était très humiliant. Beaucoup de rumeurs couraient dans le dos du chef tyrannique mais même si ses méthodes d'espionnages étaient des plus personnelles, elles s’étaient efficaces. Certes il laissait très rarement des survivants dans le camps adverse et possédait la manie de faire constamment exploser les bâtiments et autres lieux ennemis une fois le travail terminé. Mais ses recherches étaient excellentes et il remplissait sa mission sans ronchonner. Il obéissait, il était un agent.

Hetmett s’enfonça encore plus dans son fauteuil. Son regard sérieux et sévère planait autour de la salle sans vraiment prendre compte de ce qu'il regardait. Victoire assisse sur le canapé à sa droite lisait un magazine silencieusement. Il s’intéressa deux minutes à sa cousine puis reprit sa propre lecture avec un soupire de mécontentement. 
À l'habitude des nouveaux agents, CELLE qu'on lui avait coltiné était placé en sous-chef.
C’était insupportable. Garder ou former un agent était une tache facile à accomplir mais avoir un bleu à côté de sois était un enfer. Évidemment il connaissait l'agent. Natalia L. Alinovitch. À peine arrivé qu'elle s'était faite plumée comme une jeune oie. Il est vrai que ses capacités ne sont pas médiocre et elle semble avoir de l'expérience mais être placé avec le Tyran est considéré comme une punition ici. Pourtant Helmett soupçonne le contraire. Il eut confirmation quand Fury leurs fit la magnifique surprise de les avoir réunit !
Malédiction, es-ce une nouvelle torture de la part du grand chef ?
L'anglais est sur que oui car cette gamine russe à la cervelle de moineau était de la plus grande inutilité ! Trop têtue pour écouter, agissait comme bon lui semblait, ne suivait jamais les ordres données. Ô combien Helmett détestait quand on ne l’écoutait pas et ignorait ses ordres. Ô combien de fois il aurait voulu lui fracasser la tête contre les murs pour qu'elle se tait. Bien sur il ne le ferait pas, cela serait immature de sa part d'en venir au poing avec elle. Sur une femme en plus. Quoique l'agent ne faisait aucune preuve de galanterie pour ses compatriotes féminines. Elles sont juste des agents comme les autres se répéta-t-il plusieurs fois. D’ailleurs il n’appréciait pas d'avoir la présence de celles ci pendant les missions. Trop douteux sur leurs capacités à déconcentrer les hommes de l'objectif. Les atouts de ces belles créatures étaient vraiment stupéfiant pour épater l'ennemi mais gagner d'une telle façon répugnait Helmett. C'est tellement faible se disait-il.

La mission consistait à arrêter encore une fois un petit groupe privé de fous cherchant à transformer les être normaux en créatures hideuses qu'on appelle mutants. 5 cinq jours sur une connerie à nettoyer et ranger ça commence à faire long pensa Helmett. Quelle idée stupide ces humains sans valeur avaient encore imaginé. Des otages, des enfants ? Combien ? Impossible à justifier. Humains et mutants dans le complot inconnu. Quelle misère. De tout façon la technique était simple, on entre, on libère les otages et on bute tous. Avec naturellement un décrassage dés plus perfectionné à la bombe pour le reste.

L'agent se trouvait sur le toit, mécontent et grincheux. L'ordre qu'il avait donné était de se placer à son emplacement actuel et avancer par groupe de deux minimum. Le bâtiment était trop espacé pour donner l'assaut et évidemment toutes les entrées étaient bien gardées. De plus, il manquait cruellement d'agents. Mais ce qui lui manquait en ce moment était sa soi-disant « partenaire » qui avait disparut avant tout le monde. Cette insouciante avait déjà commencé l’infiltration. Rien de surprenant Helmett grogna. Elle est aussi utilise qu'un objet de décoration sur un vieux meuble.
Un objet qu'on ne sait où mettre mais qu'on ne veut surtout pas jeter sans raison valable ou affection et qui finit dans un carton au grenier et qu'on oubli.
En tout cas l'objet en question bougeait beaucoup trop pour l'agent chef. Celui ci dut se mordre plusieurs fois la lèvre pour continuer, devant supporter la prétentieuse voix qui chuchotait à son oreillette.

- Natalia : Quantum à Tyran. 'Chuis dans le hall. J'approche d'un escalier, ça descends. J'y vais ? Ouais aller. J'y vais.

- Helmett : Tyran à Idiote. Vous n'attendez pas ma réponse ! J'avais dit sur le toit ! Il vous faut un plan peut-être ? C'est compliqué à comprendre sûrement !Vous inquiétez pas la prochaine fois je vous fais un schéma ! Enfin si il y a une prochaine fois !

Tout tant disant ses malédictions à la femme, Helmett défonça à coup de pied l'entrée qu'il venait de se créer grâce à un gadget du SHIELD. Une espèce scie automatique laser qui fit fondre impeccablement la surface cuivré. Il sauta et atterrit en position de défense dans l'étage. Ses lunettes infrarouges lui donnaient une vue panoramique de la pièce, plutôt mal gardé, sans aucun signe de vie. Son indicateur l'avertissait des déplacements de chaque agents par des petits points rouges. Sans vraiment plus de surprise, il constata que la petite sotte n'avait pas pris la peine de mettre son capteur. Le chef respira un bon coup pour se concentrer de nouveau. En longeant les murs rapidement, il sauta directement sur le premier garde qu'il aperçut de dos, lui tordant le cou pour il retirait un dernier cris avant qu'on entende le craquement de sa nuque. L'anglais fouilla le corps, une arme et des munitions qu'il ne tarda pas à utiliser sur un autre garde accourant, sans même le regardait. Aucune des deux fouilles ne l’avançait beaucoup. Ces ennemis avaient de bonnes armes, qui était le fournisseur ? Les calibres sembles ordinaires. Il déchargea les armes à feu et garda un échantillon des balles dans une petites poches plastiques. Le SHIELD les examineront plus tard.

- Natalia : Quantum à Tyran. Terrain humide. Lumière verdâtre tout en bas. J'approche des caves. J'ai été plus rapide que toi !

Helmett venait de franchir deux étages de plus. L'ascenseur endommagé lui avait permit de descendre plus rapidement sans se faire repérer. Entourait par les quatre murs de béton, il entra à l'arrache donc bruyamment par le toit de la cage d'acier, se retenant par les rebords du haut de la porte. En balançant ses pieds pour frapper au mieux les têtes de deux nouveaux gardes. À terre, il fit un balayage à celui qui tentait de se relever et évita de justesse le poing de l'autre dans son dos. Stoppant le poing dans sa main il lui retourna le bras d'un jette fluide, une clés de bras réussit, souriant au son du craquement distinct.
Il termina son œuvre en sortant son arme et fit taire les deux crieurs. Alors que le Tyran examina le lieu inconnu, pièce à nouveau vide et grise par le ciment, un grésillement insupportable l'arracha de ses pensés. Alors qu'il appuyait sur sa tempe, il distinguait des voix étrangères à celle de Natalia !

- Helmett : Tyran à Quantum ! Tyran à Quantum ! Répondez ! RÉPONDEZ !

Des bruits imperceptibles ne rassurèrent pas l'agent qui n'avait pas reçu de réponse. Elle s'était faites repérer, imbécile ! Il écouta attentivement -ce qu'il supposait être- la lutte contre ses agresseurs.

- Natalia :  Helmett... HELMETT !


Il stoppa net, les derniers cries de la femme venaient de mourir dans l'oreillette. Helmett se retrouvait maintenant dans un silence pesant, la main sur l'oreillette, les yeux fixaient sur le sol. Son visage s'assombrit. Ils venaient d'être tous repérer par l’idiotie de la bleu. Une alarme retentit, c'est bon ça commence, finit de jouer à cache-cache on fonce dans le tas.
Le chef d'équipes rechargea son arme à feu, fourra les munitions dans les poches intérieur de son long manteau noir et s'équipa de plusieurs bombes.
D'un pas décidé, il sortit et lança une bombe dans l'actuelle pièce qui explosa et ne manqua pas de faire écrouler les murs et le sol. Le signal venait d'être lancé, ses agents savaient quoi faire. Plus de pitié, pas de propreté, c'est la loi du Talion maintenant.

Helmett parcourait les étages, utilisant à un fois les poings, une autre son arme, ne manquant pas de laisser une bombe à la mesure qu'il avançait. Il rata une manchette quand il reçut une balle dans l'épaule, mais n'arrêta ses mouvements et remercia le fautif dans un uppercut. Un crochetage envoya son opposant au sol alors qu'il entreprit un coup de pied retourné à son agresseur désarmé dans son dos. L'anglais acheva chacun de ses adversaires à coup de balles ou à coup dans les côtes. Il semait les cadavres à son chemin et effaçait ses traces en les explosant. L'agent accéda enfin à la cave, encore des gardes humains et toujours aucuns mutants. Tout cela est louche pensa Helmett. Le sang sur ses mains commençait à peine à sécher qu'il devait de nouveau frapper. Son épaule le brûlait, en temps normal il aurait cicatrisé rapidement mais pour cela il devrait d'abord enlever la balle coincé dans sa chair. Malheureusement la situation ne lui permettait rarement de souffler un peu. La fatigue essayait de le trahit mais il renonçait à arrêter sa marche. L'imbécile n’était sûrement plus bien loin et d'une certaine manière il accomplissait la mission.
Après avoir étranglé son dernier adversaires qu'il jeta sur la pile de cadavre, l'agent chef inspecta les lieux.

- Helmett : Un escalier...Un terrain humide, une lumière verdâtre... Helmett réfléchit

L'agente s'était donc faite capturer ici pensa-t-il. S’entonnant de ne pas l'avoir insultait.

- Helmett : Pas d'otages, seulement des humains, des armes banales...C'est trop évidemment

- Vilain : Tu a compris Agent ? ricanement

- Helmett : froncement de sourcils les laboratoires ne sont pas ici, c’était un leurre. N'est ce pas ?

- Vilain : Tu comprend vite, dommage mais c'est terminé pour toi

Une arme fut pointé sur lui et le coup partir sans crier gare. L'agent du SHIELD l'esquiva dans une roulade et tira à son tour sur l'homme. Celui ci se plaignit et Helmett le mit à terre avec un crochet dans les dents. Il attrapa par le col l'enfoiré et lui cria dessus

- Helmett : OÙ EST ELLE ?

- Vilain : elle ?

- Helmett ressera son emprise : FAIT PAS LE CON ! OÙ !?

- Vilain gémit : Dans une des cages plus bas

Helmett le lâcha brutalement au sol et s’éloigna pour recharger son arme. L'homme à terre ricana, n'arrivant à se relever.

- Vilain : Vous les agents vous êtes tous les même ! Tu t'occupe plus ta p'tite copine que les autres. Tu ne veux donc pas savoir où sont les labos ? Même connaître le but de tout ca ? Où vas tu me torturer comme un lâche pour avoir des informations ?

Les bruits du chargeur s’arrêtèrent et un silence prit place. Un ricanement malsain sortit d'Helmett qui se tourna souriant vers l'homme et pointa son arme vers lui.

- Helmett : À quoi bon faire cela ? Je le savais déjà. Et oui, le SHIELD n'envoie pas n'importe qui. On savait depuis le début que s'était un piège mais au lieu de l'éviter, on m'a envoyé pour le provoquer. Merci de nous avoir confirmé nos recherches. Au fait on sait où se trouve les labos. On m'a juste envoyer pour faire le « nettoyage ».

Helmett souriait comme un fou, jouissant de sa victoire plutôt sadique. Il appuya doucement sur la gâchette.

- Helmett : Et au sujet de ma «  p'tite copine », j'hésite à lui tirer une balle dans la tête. Mais bon cela ne vous concerne pas.

Le coup partit directement, explosant la tête de l'homme à terre. Maintenant L'agent devait descendre à la cave pour mettre un coup de pied au cul de cette calamité. Avant même d'avoir affranchit la porte des cellules, il entendit d’effroyables cries.

- Natalia : HELMETT ! HELMETT SAUVE MOI ET J'ARRÊTERAI DE FAIRE L'INVERSE DE CE QUE TU ME DIS !

Helmett souriait de l'intérieur, il avait tellement envie de lui rire en plein visage. Allait-elle vraiment l'écouter après ce sauvetage ? L'agent chef voulait en être sur ! Il entra dans la salle des cellules, désapprouvant le décor verdâtres et gueula de toute ses forces.

- Helmett : ET BIEN ? C'EST COMME CELA QU'ON MANOEUVRE AGENTE ! CROYEZ VOUS VRAIMENT CE QUE VOUS DITES ? J'AI LE CHOIX, J'AI PLUS ENVIE DE VOUS LAISSEZ POURRIR ICI QUE DE VOUS SAUVEZ !

Quelle douce vengeance...


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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:44



A semer le vent, on récolte la tempête
« Bon d'accord, j'aurais dû t'écouter. J'aurais dû. »

Helmett & Talia

Natalia ouvrit les yeux en s'éveillant. Tout était flou, et elle cligna des yeux plusieurs fois avant de retrouver une vision à peu près correcte. Elle se redressa lentement sur ses jambes tremblantes, et s'appuya contre une vitre verdâtre... Visqueuse. Suintante. Répugnante. Elle retira rapidement sa main en la secouant nerveusement, jurant en russe qu'évidemment, il fallait qu'elle s'appuie sur la seule parois visqueuse de la cage. Elle resta quelques secondes immobiles, reprenant son souffle et calmant son corps fatigué. Fatigué par quoi ? Elle se souvint qu'on lui avait enfoncé une seringue dans le bras. Elle regarda l'endroit qui l'élançait ; sa tenue avait été relevée de dix centimètre au-dessus de son poignet, dévoilant une partie de son avant-bras. Un énorme hématome tirant dans le rouge-noirâtre s'étendait sous sa peau, et la jeune femme grimaça à sa vue. Qu'est-ce qu'ils avaient foutus ?... Après la vue, l'odorat lui revint. Une odeur si épouvantable lui retourna l'estomac qu'elle ne put réprimer un haut-le-cœur et vomit au fond de sa cage. Son estomac vide, elle pouvait se risquer à regarder la cause de cette nauséabonde odeur ; et heureusement qu'il était vide. Si elle hésita quelques secondes, elle s'approcha des barreaux. Les murs était recouvert d'humidité et de moisissures, mais ce n'était pas le pire. Dans les autres cages, il y avait de sombres formes. En s'approchant, elle put distinguer des cadavres en piteux état. Piteux état dans le sens où ils étaient amochés, trempant dans un flaque de sang... Ou bien il leur manquait un bras, une jambe... Avec un peu plus d'attention, elle put remarquer qu'en fait, ils n'étaient pas morts La jeune femme recula précipitamment, horrifiée par ce spectacle particulièrement répugnant, et son pied glissa. Elle se retrouva les fesses par terre, le teint livide et une expression de désespoir sur le visage. Oui, Natalia était désespérée. Tellement désespérée qu'elle se releva et se mis à hurler, pathétiquement. Elle implora l'aide de son chef bien-aimé (ahem), et termina même sa phrase en russe. Quelque chose lui disait qu'elle risquait fort de terminer comme ses voisins. Et elle n'en avait pas du tout envie.

La jeune femme resta quelques secondes debout, avant de se rasseoir et de se recroqueviller au fond de sa cage. Les jambes repliées contre sa poitrine, et les retenait avec ses bras, posant son menton sur ses genoux. Elle se sentait nue sans son micro, son pistolet et ses lames. Et sans son oreillette, aussi. Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas donné à cet instant pour l'entendre lui hurler tous les noms d'oiseaux qui lui passait par la tête, et lui rappelait à quel point elle était idiote et exaspérante de ne pas suivre ses ordres. Elle capta des bruits de pas qui s'approchaient. Méfiante, la russe releva les yeux et guetta le nouvel arrivant. Quel ne fut pas sa surprise quand elle vit son chef ! Natalia sauta ses ses jambes, un grand sourire de soulagement apparaissant sur son visage. Sourire qui s'illuminait alors qu'il hurlait plus fort qu'elle ;

- Helmett : ET BIEN ? C'EST COMME CELA QU'ON MANOEUVRE AGENTE ! CROYEZ VOUS VRAIMENT CE QUE VOUS DITES ? J'AI LE CHOIX, J'AI PLUS ENVIE DE VOUS LAISSEZ POURRIR ICI QUE DE VOUS SAUVEZ !
- Natalia : Helmett ! Oh, Helmett ! Вы там ! Вы не должны кричать, вы знаете ! Я слышу вас очень хорошо ! О, я так счастлива ! Спасибо ! Спасибо !(1)

Elle fit une légère pause, se rendant compte qu'elle était en train de lui parler en russe. Et que son soulagement prenait le pas sur son contrôle d'elle-même, qu'elle avait les yeux humides et que ça n'allait plus du tout. L'agente pris une grande inspiration pour se calmer, et reprit, son accent russe ressortant fortement sous le coup de l'émotion encore mal contrôlée.

- Natalia : D'accord, j'ai fait une erreur ! Mais c'est la première fois que je me rate, okay ? fit-elle avec un léger sourire.

Elle jeta soudainement son bras valide à travers les barreaux pour attraper le col de l'agent et le plaquer à la cage. La jeune femme esquissa un sourire amusée en pensant que là, tout de suite, si elle l'embrassait à travers les barreaux, il aurait put la délivrer sans rien dire d'autre... Enfin, si cela n'avait pas été Helmett. Et même si elle plaçait son décolleté bien en évidence, il resterait le même. C'est ce que la jeune femme appréciait chez Helmett ; elle n'avait pas besoin de faire l'aguicheuse pour s'en sortir, mais juste d'être elle-même. Au lieu de tous ces plans pervers et tordu, elle approcha juste sa bouche de son oreille pour murmurer ;

- Natalia : Tu as certes le choix, mais je sais que tu feras le bon. Tu vas m'ouvrir, Helmett, et tu sais pourquoi ? Parce qu'au fond, tu m'aimes bien... Mais non, même pas pour ça. Tu vas m'ouvrir parce qu'en fait, je suis la seule à te supporter. Je suis la seule à réussir à faire équipe avec le Tyran sans avoir envie de me suicider. Et puis tu vas m'ouvrir aussi parce que tu es un agent, et qu'on a pas fini notre mission. Et aussi parce qu'en voyant ce qu'ils font des humains comme moi, tu ne me laissera pas ici. La russe fit glisser sa main libre le long des côtes d'Helmett pour lui voler son pistolet, et l'accrocher à sa propre ceinture. Ils m'ont pris le mien. Tu n'en n'as pas besoin toi, hein ? Je te le rendrais plus tard.

La russe le lâcha sans se départir de son petit sourire. Quand elle tapota l'arme à présent accrochée à sa hanche, elle grimaça toutefois, en regardant l'horrible ''tâche'' qui noircissait. Repassant son bras à travers le barreau elle désigna sa blessure d'un signe de tête.

- Natalia : Ils m'ont fait ça, en m'attrapant. Je sais pas ce que c'est... Et en plus, ça fait horriblement mal, mais compte pas sur moi pour te le dire... pensa-t-elle avant de reprendre ; Enfin, je crois qu'il y a bien pire dans les labos, et il faut qu'on y aille... Et d'ailleurs soit rassurer, je vais devoir te coller parce que je n'ai plus ni micro, ni oreillette. Bon, tu m'ouvres ?

Quantum resta négligemment appuyée contre les barreau rouillés mais solide, suintant d'humidité. Elle se surprit d'ailleurs elle-même ; l'agente n'avait pas essayer d'hurler plus fort que son chef. Serait-elle malade ? Oh, cela arriverait bien assez tôt, elle ne s'en inquiétait absolument pas. Mais pour le moment, tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il l'aide à sortir.


________________________________________________

(1) Tu es là ! Tu n'as pas besoin de hurler, tu sais ! Je t'entends très bien ! Oh je suis tellement heureuse ! Merci ! Merci !





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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:46

Helmett Jason Reecey a écrit:


Je t'avais pourtant dit de m'écouter
« Celui qui cherche des crosses ne ramène que des bosses »

Helmett & Natalia

Derrière ses barreaux, la sotte parlait dans la langue incompréhensible qu'était le russe. L'anglais n'en comprenais pas un mot. Il en avait longtemps apprit mais son cerveau n'acceptait pas plus d'information étrangère. À peine les formules de politesse étaient maîtrisées et il faut bien admettre que ce n'était pas de la plus grande utilité pendant des missions.

- Helmett : Voulez-vous bien vous taire ? Votre accent est des plus insupportable !

Comme toute ta personne pensa-t-il.

La jeune russe semblait être prises par un sentiment d'euphorie, qu'Helmett crut qu'elle était droguée. Où tout simplement es-ce juste la joie d'être libéré de ce caveau nauséabond ? Encore une fois, bien que l'effet de surprise s'était accoutumé, l'anglais l'a trouva pathétique à s’exciter ainsi. Il n'y avait rien de formidable ou de beau dans un sauvetage. Au contraire c'était plutôt humiliant d'être libéré après s'être faite attraper si facilement. L'agent chef aurait choisit de loin moisir ici comme punition mais ne saurait jamais avouer vaincu et laissait retenu par des barres d'aciers. Puis cela ne lui ressemblerait pas de déplorer de l'aide.
C'est pas possible d'être aussi... Helmett ne finit pas sa phrase, dans son murmure il cherchait le bon adjectif à employer mais la liste de noms d'oiseaux étaient interminables et il manquait de temps pour s'exprimer pleinement. La concernée reprit une voix plus familière, pas vraiment mieux, le ton de nouveau insouciant et prétentieux l'énerva aussitôt.

- Natalia : D'accord, j'ai fait une erreur ! Mais c'est la première fois que je me rate, okay ? 

- Helmett : C'est tout ce que vous avez à dire pour votre défense ? Croyez vous être pardonné si facilement ? Vous n'écoutez jamais les ordres ! Je ne vous demande pas de me faire confiance mais écoutez au moins un minimum les règles que je donne ! Je vous le redit j'ai le choix !!

Elle était vraiment exaspérante et l'agent n'avait vraiment envie de se répéter tout le temps. Mais se connaissant, Helmett ne se permettrait pas de baisser les bras devant une tête brûlée comme elle. Il allait la tenir à l’œil, décidé d'en faire une bonne agente et pas un rebut de chair humaine dans ses rangs. C'est-à-dire qu'il était obligé de la faire sortir de cette cage...quel déception.

Alors qu'il examinait l'endroit piteux qu'était la cellule il fut arraché de sa rêverie quand une poigne solide l'attrapa par le col et le colla contre les barreaux. Il faut admettre qu'il ne s'attendait pas à cela. Ses yeux s'agrandirent de stupéfaction et il se tenu muet devant la femme. Cette dernière n'avait pas l'air si fatigué qu'elle en paraissait et c’était malheureux à constater. Son sourire hautain se dessinait de nouveau, énervant -si c'est possible- encore plus l'agent. Helmett sentit son souffle chaud sur son oreille et grogna au frisson provoqué par celui ci.

- Natalia : Tu as certes le choix, mais je sais que tu feras le bon. Tu vas m'ouvrir, Helmett, et tu sais pourquoi ? Parce qu'au fond, tu m'aimes bien... Mais non, même pas pour ça. Tu vas m'ouvrir parce qu'en fait, je suis la seule à te supporter. Je suis la seule à réussir à faire équipe avec le Tyran sans avoir envie de me suicider. Et puis tu vas m'ouvrir aussi parce que tu es un agent, et qu'on a pas fini notre mission. Et aussi parce qu'en voyant ce qu'ils font des humains comme moi, tu ne me laissera pas ici.

Avant qu'Helmett puisse dire quelque chose, elle lui piqua son arme et l'accrocha a sa ceinture.

- Natalia : Ils m'ont pris le mien. Tu n'en n'as pas besoin toi, hein ? Je te le rendrais plus tard.

Helmett recula, prenant ses distances avec la créature. Il se pinça entre les deux yeux pour contenir sa colère qui ne faisait qu'augmenter. Il se récitait plusieurs fois de rester professionnel et de surtout garder la raison sinon l'idiote de service allait vraiment servir de cobaye pour ses prochaines expériences. Les paroles de la sotte s'étaient parfaitement enregistrées en mémoire et il réfléchissait longuement à la tournure de ses phrases pour ne pas laisser paraître ses sentiments haineux de l'instance. De toute sa carrière, rares étaient ceux qui osaient lui répondre et la petite fille ne manquait pas de vocabulaire et d'arguments pertinents. Helmett se demandait de plus en plus si elle n'était tout simplement pas folle ou maso.
Il prit une grande inspiration et regagna son calme. Sa voix paraissait douce et calme mais une touche d'ironie accentuait ses dits. Il se moquait ouvertement d'elle et luttait contre un sourire sadique.

- Helmett : Premièrement, je ne compatit pas à votre situation et j'ajouterais que vous n'êtes qu'un boulet à mes yeux, oui c'est tout à fait cela, vous n'êtes rien d'autre -j'espère pour l'instant- qu'un objet encombrant dans mes pieds. Deuxièmement, je suis complètement indifférents à vos compétences ou autres exploits et si vous me parlez encore « d'équipe », vous me remercierez quand je vous aurait faite affectée dans le zoo le plus proche, dans la cellule des singes évidemment puisque comme je le constate, vous y êtes habitué. Troisièmement, vous me donnez l'espoir de ne pas vous juger trop méchamment car vous venais de me prouver que vous possédiez -à ma grande surprise- un cerveau. Donc comme vous l'aviez deviné -je suppose- je suis malheureusement obligé de vous secourir de cette pathétique situation que vous avez vous même provoqué. Il y a des jours où je regrette d'être un agent. La mission est certes pas terminé alors faites un effort, restez discrète. Et pour la dernière fois, arrêtez de me tutoyer ! Un peu de respect s'il vous plaît !

Autant dire qu'après cette apologue, il était sûr que tout était tombé dans l'oreille d'une sourde mais ça le soulageait. Il avait pourtant hormis le sujet de sa mutation. Le « des humains comme moi » l'avait légèrement réanimait. Helmett grinçait des dents. C'était prévisible au fond, elle avait eu droit à son dossier et sa mutation était clairement justifiée. Mais ce n'était pas le seul détail qui l’embêtait, il n'aime pas quand on espionne sa vie privée.

Alors que son interlocutrice souriait pleinement à la retrouvailles d'une arme à feu. L'anglais fut intriguait par une « tâche » sur son avant-bras. Il n'avait pas encore demander qu'elle repassa son bras par les barreaux, grimaçant à la vue de la blessure, et la désigna d'un signe de tête.

- Natalia : Ils m'ont fait ça, en m'attrapant. Je sais pas ce que c'est...
Elle eut un petit moment de pause mais Helmett gardait les yeux rivés sur la forme noirâtre inquiétante.
- Enfin, je crois qu'il y a bien pire dans les labos, et il faut qu'on y aille... Et d'ailleurs soit rassurer, je vais devoir te coller parce que je n'ai plus ni micro, ni oreillette. Bon, tu m'ouvres ?

Avant même qu'elle puisse le retirer. Helmett s'en saisit et le tira vers lui rapidement. La jeune femme fut plaquer contre les barreaux humides. Mais Helmett ne s'en préoccupait pas. Non pas parce qu'il voulait lui faire mal mais l'effet de panique le mettait hors de lui et même si c'était la pire des personne qu'il méprisait, elle restait quand même une de ses agents et viellaient à leur sécurité.
Retenant fermement le bras dans sa poigne, il le tordit légèrement pour mieux regarder la couleur et la dimension de l’immonde hématome. La blessure semblait importante et se propageait dans les veines. La mission n'avait pas prévus cela, pas plus des piteux corps dans l'autre cellule.
Il reprit son sérieux, réalisant un peu tard qu'il avait laissé de l'inquiétude apparaître sur son visage.
L'agent chef passa son autre main à l'arrière de son pantalon, une poche contenait des lames, choses dont Helmett n'utilisaient jamais pour la simple raison qu'il trouvait cela faible et efficace comme arme -l'agent est toujours complexé sur l'équipement- et l'approcha de la blessure.

- Helmett : Cela semble s'infecter...

L'agent chef gardait les yeux posés sur la blessure et passait doucement un doigt dessus. Il appuyait par moment, remarquant les variations de couleurs dégoûtantes et massait en partit toute la surface pour s'assurer que les veines n'avaient pas gonflés. Son visage restait concentrés et sa colère s'était évaporé. Helmett n'avait jamais vu une blessure de cette sorte. Cela lui rappela qu'il avait encore une balle dans l'épaule et devait se dépêcher à l'enlever avant que son corps ne cicatrise avec elle à l'intérieur. Il souleva le silence calmement.

- Helmett : Écoutez, normalement je vous aurais déjà coupé le bras mais il paraît que cette technique médicale déplaît aux femmes. Alors je vous conseille ne de pas bouger, je vais l’ouvrir.

Sans attendre de réponse, il planta la couteau dans la plaie verdâtre et sombre et fit couler le pue qui en découlait. Je ne vais pas ramener ça au SHIELD pensa-t-il avec dégoût. Tenant toujours le bras d'une seule main, il fouilla dans les poches intérieurs de son manteau et sortit un petit flacon désinfectant et un morceau de coton. Les missions «  nettoyage » demandaient toujours de privilégier l'équipement de soins mais comme Helmett était trop prudent et souciant pour son équipe, il s’encombrait volontairement. Il était fréquemment excessif.

L'agent tamponnait délicatement avec le coton pour absorber le sang et le reste de pue. Il fit de même avec le désinfectant qu'il appliqua plusieurs fois pour être sûre d'avoir rien laissé. Puis sortit d'une autre poche un petit rouleau de bandage propre qu'il entoura doucement autour de la blessure. Préconisant de ne pas serrer trop fort pour éviter d'aggraver la coupure.
Tout t'en continuant ses mouvements, il répondit sans élever la voix.

- Helmett : Si vous m'aviez écouté vous serait que les labos ne sont pas ici, je vous le fait court. On devait juste tuer nos opposants dans ce piège. Mais j'avoue que vu votre blessure j'ai hâte d'aller aux laboratoires et éliminer cette vermine.

Cela ne lui plaisait pas d'avoir l'agente à ses côtés mais il préférait qu'elle reste avec lui. Désarmée et blessée, maintenant qu'il l'avait trouvée, Helmett n'allait pas la laissée repartir seule.
Quand il eut terminé et noué le tout, l'agent chef relâcha enfin le bras et s'éloigna pour répondre à l'appel qu'il venait de recevoir à partir de son oreillette. Après de courtes réponses et hochements de tête, deux agents arrivèrent. Deux médecins légistes du SHIELD.

- Helmett : Les cadavres sont juste à côté. Vous pouvez travaillez sans problème, le terrain est neutralisé, sécurisé.

- Médecin 1 : Merci mais il me semble que cette personne n'est pas mutilé montre Natalia du doigt

- Helmett : Oui je sais, c'est juste une agente en mauvaise posture

Reprenant un visage sévère, il indiqua à la jeune femme de reculer au fond de la cellule. Et sans prévenir, il lança une petite bombe qui s'entrechoqua avec fracas contre l'un des barreaux et explosa, en soulevant un nuage de poussière et ouvrit la prison.



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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:47



A semer le vent, on récolte la tempête
« Bon d'accord, j'aurais dû t'écouter. J'aurais dû. »

Helmett & Talia

Natalia grimaça légèrement lorsqu'Helmett attrapa son bras avant qu'elle n'ai le temps de le retirer d'entre les barreaux. Elle poussa un grognement de surprise et de mécontentement ; la voilà plaquée contres les barreaux humides et visqueux. L'agent le tenait fermement entre ses doigts, et le tourna légèrement pour mieux voir de quoi il retournait ; et alors qu'il jaugeait l'état de son hématome, elle put remarquer une certaine inquiétude sur son visage d'habitude fermé. La jeune femme esquissa un petit sourire, alors que – devant se rendre compte de son expression – ses traits redevinrent comme indifférent à ce qui l'entourait. De sa main libre, il attrapa une lame qu'il approcha de son bras blessé. Si elle resta elle-même sans expression dans le regard, elle appréhendait légèrement les actions de son chef... Qu'allait-il lui faire ?

- Helmett : Cela semble s'infecter...

Non, sans blague ?... Un frémissement inattendu glissa le long de sa colonne vertébrale alors qu'il passait doucement un doigt sur son avant-bras. Elle serra soudainement les dents lorsqu'il appuya sur l'hématome, ou se mit à le masser. La jeune femme détourna la tête pour qu'il ne puisse pas voir ses yeux humidifiés par la douleur qu'il provoquait... Il était malade de lui faire ça ?

- Helmett : Écoutez, normalement je vous aurais déjà coupé le bras mais il paraît que cette technique médicale déplaît aux femmes. Alors je vous conseille ne de pas bouger, je vais l’ouvrir.

La russe n'eut pas le temps de tourner la tête qu'un léger cri de surprise – et de douleur – s'échappait de ses lèvres ; il venait de planter le couteau dans l'infection, et faisait s'écouler le pus. Natalia garda la mâchoire fermement serrée, mais observa sans bronché l'épais liquide verdâtre qui sortait de l'entaille. C'était tout bonnement dégoûtant ; qu'est-ce qu'il lui avait planté dans le bras, merde ?... Elle prit une grande inspiration avant de se concentrer sur le visage du Tyran pour ne pas penser au désinfectant qui piquait et brûlait son corps entaillé. Il s'assura d'avoir bien ôté tout le pus et essuyer tout le sang, avant d'enrouler délicatement un bandage autour de son bras ;

- Helmett : Si vous m'aviez écouté vous serait que les labos ne sont pas ici, je vous le fait court. On devait juste tuer nos opposants dans ce piège. Mais j'avoue que vu votre blessure j'ai hâte d'aller aux laboratoires et éliminer cette vermine.
- Natalia : Je t'ai écouté... Mais j'ai bien fait de venir. Il y a un accès direct aux labos, tu vas voir.

Elle lui fit un léger clin d'œil, avant de reporter son attention sur son bras, qu'il termina de bander et relâcha. La russe n'avait jamais vu Helmett aussi... Tendre ? Enfin, pas aussi froid et brutal que d'habitude. C'était une agréable surprise, il faudrait qu'elle le note quelque part ! Il appela deux agents qui vinrent pour déblayer la cave, alors qu'elle attendait sagement qu'il daigne lui ouvrir. La russe jeta un regard noir au médecin qui la désigna du doigt. Quoi, il ne reconnaissait pas ? Vu le petit sourire qu'il lui adressa, si, il se moquait juste un peu d'elle. L'agente fronça légèrement les sourcils, avant de hausser les épaules.

Et puis, Helmett lui demanda de reculer, avant de jeter une petite bombe près d'elle. La russe écarquilla les yeux en reculant précipitamment alors que la bombe explosait contre les barreaux, et Helmett ouvrit la cage dans un nuage de poussière. Natalia en sortit en toussant, éventant la fumée de sa main.

- Médecin : Et bien chef, quand on a la chance d'avoir une petite amie à la fois belle et performante en mission – malgré ce petit échec – il faut y faire attention.

Natalia cligna des yeux, les posant sur Helmett avec une expression dénotant sa totale incompréhension. C'était quoi cette histoire de ''petite amie'' ? Elle l'oublia bien vite en voyant quelques traces de sang sur la tenue du Tyran, se focalisant ensuite sur son épaule blessée. Il s'était pris une balle. Merde. Et à ce qu'elle pouvait voir, il ne l'avait toujours pas enlevé. Elle le détailla rapidement du regard, repérant la poche où il cachait ses lames. Ceinture, à l'arrière. Génial. On inspire, on expire, on fonce.

Natalia fronça les sourcils en observant le trou de balle qu'Helmett arborait à l'épaule. Il était comme elle, et ne se plaignait pas. La russe le regarda avec un sourire de requin ; tant pis pour lui, il l'avait bien cherché. Sans prévenir, elle lui sauta dessus, enserrant ses hanches avec ses jambes, tout en glissant une main au-dessus de ses fesses pour lui attraper l'une des lames qu'il portait. D'un geste rapide elle le planta dans l'épaule du mutant ; le tout les faisant reculer contre le mur, planquant le dos de son chef à la parois humide. Le regard de la demoiselle était froid et inexpressif, alors que d'un mouvement précis et expert de la lame elle récupérait la balle. La russe le relâcha alors immédiatement ceci fait, avec une expression soudainement désolée ; elle n'aimait pas le faire souffrir – enfin, d'un autre côté, c'était normal. Elle observa l'épaule de son chef se refermer, le visage redevenu indifférent.

- Natalia : Et voilà. T'es requinqué ! Elle esquissa un sourire tendre à son attention. Au fait. Je savais, pour ça. La jeune femme posa un doigt sur la blessure refermée et cicatrisée – ou presque. Mais ça change rien. Je ne suis pas une... Résistante. Elle se mit sur la pointe des pieds pour chuchoter au creux de son oreille : Je m'en fiche que tu sois mutant, t'es un bon agent du SHIELD, et un bon chef. Sur ce, elle déposa un baiser sur sa joue en riant.

Elle recula de quelques pas, sous l’œil attentif du médecin, et se dirigea vers le fond de la cave. Pendant ce temps, le médecin récupéra la balle dans une tube a essaie, et s'approcha d'Helmett pour laver le sang encore frais et en remplir son éprouvette. « Juste pour vérifier que vous ne risquez rien ! », assura-t-il. La russe palpa les murs en réprimant une grimace de dégoût, frissonnant quelque fois à cause de la texture du mur. Elle finit par partir en avant, et fit une roue souple pour se stabiliser.

- Natalia : C'est bon, tout va bien. Je l'ai trouvé !

Natalia ouvrit une trappe qui menait dans un long couloir souterrain, toute fière d'elle. Elle s'approcha ensuite de son chef, se hissa sur la pointe des pieds pour le regarder dans les yeux avec un air malicieux. Ce qu'elle aimait l'embêter, pensa-t-elle en lui volant ses lunettes. Partant du principe qu'Helmett la suivrait, elle dévala les marches – non sans avoir préalablement mis et allumées les lunettes infrarouge qu'elle venait de piquer à son chef (car lui n'en avait pas besoin, avec sa mutation). Elle déboucha dans un large tunnel, où était garées une grosse jeep. Avec un sourire ravie, elle indiqua aux deux agents de monter à l'arrière, et prit le volant avec un grand sourire. Elle klaxonna deux fois jusqu'à ce que l'agent Reecey vienne s'asseoir sur le siège passager. Quantum plongea immédiatement sa main dans l'une des poches de Tyran avec un sourire malicieux. Non, elle ne le tripotait pas, elle lui vola une petite bombe qu'elle cacha dans son décolletée, au cas où. Non, elle ne le tripotait pas, mais, oui, elle le dépouillait. Après lui avoir offert un sourire à la fois amusé et détermina, elle démarra la jeep et partit à fond de train.

Ils avalèrent des dizaines de kilomètres en quelques minutes, jusqu'à ce qu'un mur (ou plutôt une incassable parois rocheuse) leur fasse obstacle. A la vitesse où ils étaient, il était impossible de s'arrêter sans percuter la roche. Si les agents à l'arrière tremblaient de peur et voyait leur dernière heure arriver, Natalia, elle, débordait de confiance. Ses yeux pétillaient d'une lueur tranquille et son sourire était amusé. Elle braqua soudainement le volant, et la voiture fit un dérapage, tournant trois fois sur elle-même avant de s'immobiliser à quelques centimètres du mur.

- Natalia : Génial ! J'adore ça ! déclara-t-elle en riant.

Elle grimpa sur les genoux d'Helmett pour sortir de la voiture, ne pouvant ouvrir sa porte qui était bien trop près de la parois. Quantum épousseta sa tenue en levant les yeux vers le haut et sombre plafond ; à quelques pas d'eux, un long et étroit escalier menait à une petite porte en fer. D'autre jeeps étaient garées plus loin.

- Natalia : Et voilà ! fit-elle soudainement plus sérieusement.

Son sourire s'effaça, et elle reprit son sérieux d'agent. La partie de rigolade était terminée, elle avait put rouler comme une tarée mais il fallait reprendre la mission. Elle alla se placer à côté d'Helmett une fois que celui-ci fut sortit de la voiture.

- Natalia : Je suis certaine à 98,9% que les laboratoires sont dans le bâtiment qui se trouve quelque part au-dessus de nous. Elle coula un regard vers l'agent. J'attends tes ordres, chef. marmonna-t-elle, presque à contre coeur en pensant qu'elle serait cette fois obligée de l'écouter sans faire d'histoire.





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Billy F. de Kerangal

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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:48

Helmett Jason Reecey a écrit:


Je t'avais pourtant dit de m'écouter
« Celui qui cherche des crosses ne ramène que des bosses »

Helmett & Natalia


- Médecin : Et bien chef, quand on a la chance d'avoir une petite amie à la fois belle et performante en mission – malgré ce petit échec – il faut y faire attention.

Pour la énième fois, Helmett s’exaspérait. Il n'avait pas finit d'entendre cette idée de couple faisant allusion à sa partenaire. N’était-ce pas assez évident qu'il s'en foutait complètement ? Depuis le début de sa carrière et ses premières missions on lui attribuait l'image du chef sexy qui séduit en gueulant comme un veau sur ses victimes de cœur. Romantique n'est-ce-pas ? Non sans rire, le Londonien ne voyait pas un signal d'amour dans tout cela. Cacher sa flamme et son attachement en hurlant sur la personne qu'on aime ? C'est pas un peu... bizarre ? Où complètement stupide confirma L'anglais. En quoi ouvrit une cellule à la bombe n'était pas préconisé ?
Sa logique était une grande énigme, discutable, suscitant même débat lors des soirées du SHIELD. Réunion où chaque agents avaient le droit de participer et pour ainsi dire, décompresser un peu. Ici, les petites ou grosses rumeurs étaient dites ouvertement. On ne change pas les gens ? Chacun est libre de dire et penser ce qu'il veut et avoir des doutes. Ce temps de pause était apprécier par la plupart de l'équipage sauf pour l'anglais en question qui préférait disparaître. Le pressentiment qu'il jetterait un froid était flagrant, de plus l'ennuie l'envahirait rapidement. Une perte de temps conclut Helmett.

L'agent chef présentait un visage inexpressif et indifférent au médecin quand il fut prit au dépourvut par la sotte. Celle ci venait de lui fonçait dessus et enroulait ses jambes le long de son corps. Helmett ferma les yeux par reflet, prévoyant le coup. Une lame s’enfonça pile dans sa blessure. Il n'eut le temps de la repousser qu'il fut planqué aussitôt contre le mur. Elle retira la balle familière de sa chair dans un geste fluide et précis, gagnant un gémissement de plainte d'Helmett. Il s'était pourtant mordu la lèvre mais une douleur reste une douleur peu importe l'ampleur.

Son agresseur le lâcha et Helmett souffla légèrement. Il resta appuyé avec apathie sur la paroi de brique, s’efforçant à reprendre ses esprits. Le retardement de la guérison mutante l'avait vaguement chamboulé. Deux à trois secondes suffisaient pour que l'excoriation soit définitivement refermé, ne laissant trace d'aucune entaille pourtant la douleur continuait à peine s'estomper.
Le mutant scruta l'espionne, ses émotions ne le trahirait pas une deuxième fois, attendant une réaction.
Étrangement, elle sourit avec affection et posa son doigt sur -l'invisible- cicatrise.

- Natalia : Et voilà. T'es requinqué ! Au fait. Je savais, pour ça. 
Helmett grogna intérieurement.
Évidemment que tu le savait, imbécile ! J'suis ton chef, idiote ! je connais les dossiers que tu consulte, Sale p..! Mais ça change rien. Je ne suis pas une... Résistante. le coupa-t-elle 

Vraiment ? Tu connais ce mot ? Impression de la part d'une bleue pensa l'agent. Il n'y avait aucun mépris, au contraire elle employait un mot encore peu familier pour l'ensemble du SHIELD. « Résistant ». Des personnes n'acceptant pas d'avoir des mutants dans le SHIELD et qui se faisaient appeler ainsi.
Helmett était une proie de luxe. Et il détestait à avoir se battre avec eux. Certes l'anglais n'était pas victime d'intimidation mais quand un de ses collègues mutants était maltraité, il se sentait contraint de l'aider, de le sauver. Alors que normalement, l'agent l'aurait ignoré.

La femme russe se donna la peine de se mettre sur la pointe des pieds et termina en lui chuchotant à l'oreille comme pour lui révéler un secret.
-Je m'en fiche que tu sois mutant, t'es un bon agent du SHIELD, et un bon chef.

La russe conclut avec un baiser sur sa joue et échappa un rire. Helmett n'arrivait pas à distinguer si elle se moquait ou si s'était de la fierté mais en tout cas, cela énerva plus le soit disant « bon chef ». Il ne voulait pas une appréciation de son travail, il voulait classer vite fait bien fait la mission.

Alors que sa partenaire explorait la cave, le médecin s'approcha d'Helmett pour ramasser la balle et récolter les quelques gouttes de sangs. Le londonien d'habitude indifférent au travail des infirmiers, afficha un regard des plus meurtrier à l'homme. Simplement car il sacrifiait le minimum de sa confiance à son chef et son équipe. En d'autres termes, il était méfiant et encore plus avec les scientifiques. C'était sa nature. Un grand nombres de ses missions consistaient à attraper des scientifiques, alors cela lui semblait évident qu'on ne rigole pas avec ces gens là. Mais Helmett se laissa faire, après tout les balles auraient put être empoisonnées ou contenir des matières et débris chimiques. L'agent ne voulait pas prendre de risques pour son équipe. Il accepta les tests sanguins.

Il sortit de sa tranche quand une voix s'exclama
- Natalia : C'est bon, tout va bien. Je l'ai trouvé !

La brune revient à lui. Elle monta sur ses pointes et son pénible petite sourire hautain se dessina. Helmett rêvait tellement de faire disparaître. Il fronça les sourcils mais préféra rester muet. Oui bravo vous avez trouvé un chemin jusqu'au labo et alors ? Vous voulez une médaille ? L'anglais resta de marbre. Elle lui vola ses lunettes infrarouges et commença à descendre les escaliers inexplorés. Helmett voulut riposter mais il savait qu'elle ne l'écouterait pas. Son plan tournait de moins en moins à son avantage et il redoublait de prudence.

L'idiote s'était engouffré depuis quelques minutes et l'agent Reecey pressait ses gestes, voulant assurer d’avoir un équipement impeccable. Il enclencha le pas mais fut stoppé par le deuxième médecin. Ce dernier, d'apparence jeune et silencieux depuis le début, tendit les résultats de sa perquisition. Ceci dit ses gestes semblaient professionnels et répétitifs. Helmett se questionna un petit moment puis déposa les yeux sur les notes. Les victimes étaient des personnes disparus depuis jours. Aucune particularité, juste de simple civil. Helmett lâcha un soupir, rien de nouveau. Pour un espion c'est la loose.


Une fois sortit d'une long passage souterrain, des coups de klaxonne l'interpella. N'ayant pas d'autres choix, il monta à côté de la brunette. Celle ci lui piqua à nouveau son équipement. L'agent ne s’interposa pas mais comptait bien le lui rappeler plus tard.
Helmett aurait voulu se concentrer sur le paysage mais il ne sentait pas très rassuré. Pas du tout même. La russe conduisait à pleine vitesse, manquant de faire envoler l'engin. C'est au moment qu'il vit la paroi rocheuse qu'il serra les dents. Helmett ferma les yeux, anticipant un nouveau coups. Ils avaient peut être une chance de s’en sortirent s'ils sautaient par la porte.
Mais étonnamment, la folle braqua soudainement le volant, faisant déraper et tourner trois fois sur elle-même la voiture avant de l'immobiliser à quelques centimètres du mur.

- Natalia : Génial ! J'adore ça ! 

- Helmett : MAIS VOUS AVEZ EU VOTRE PERMIS DANS UNE POCHETTE SURPRISE ?!

Helmett tremblait légèrement et un filet de sangs coula de sa bouche. Merde, il s'était mordu un peu trop fort. L'agent attendit que les battements de cœur ralentissent pour sortir, alors que la russe venait de l'escalader.
Il évacua le véhicule avec difficulté et examina les lieux. L'agente se plaça à côté de lui, l'air sérieux.

- Natalia : Je suis certaine à 98,9% que les laboratoires sont dans le bâtiment qui se trouve quelque part au-dessus de nous. J'attends tes ordres, chef.

Avait-il bien entendu ? « Chef » ? Mais c'est qu'il commence à y avoir du progrès ! Helmett garda pour lui ses remarques méchantes et répondit sur un ton neutre.

- Helmett : Exact. Le signal se trouve en hauteur. Agente, voici mes ordres. Vous restez ici et vous sécurisez le périmètre. Pas besoin de votre carcasse sur le terrain. Je me ne répète pas. Si vous m'accompagniez, je vous tue.




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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Dim 26 Mai - 12:49



A semer le vent, on récolte la tempête
« Bon d'accord, j'aurais dû t'écouter. J'aurais dû. »

Helmett & Talia

- Helmett : MAIS VOUS AVEZ EU VOTRE PERMIS DANS UNE POCHETTE SURPRISE ?!

Natalia se retourna alors qu'elle s'extirpait de la voiture en passant par-dessus lui. Elle pencha légèrement la tête, avec un fin sourire.

- Natalia : Non, je l'ai eu au KGB, puis dans les services secrets anglais, et je l'ai repassé une fois de plus au SHIELD... Je suis hautement qualifiée en matière de pilotage ! rétorqua-t-elle, une expression malicieuse.

Elle n'aimait pas spécialement parler de ces diverses expériences dans le monde de l'espionnage. Au moins, elle avait fait ses preuves de ce côté là ; elle avait révélé tous ce qu'elle savait sur ce qu'on lui avait demandé. De toutes façons, si elle avait voulu trahir le SHIELD, elle était morte ; une épée de Damoclès pesait sur sa tête... Aussi légère qu'une plume ; Natalia aimait le SHIELD. Elle n'avait pas besoin de se forcer pour y aller chaque jour. Et ce n'était pas nouveau, ce n'était pas tabou. Juste que le KGB était loin, très loin derrière elle. Il appartenait au passé ; et elle n'avait jamais aimé le KGB.

En fixant son partenaire, elle remarqua le sang qui s'échappait de sa bouche. Elle eu tout d'abord envie de se moquer de lui, mais cette envie fut bien rapidement remplacée par une vive inquiétude. La russe était comme ça, toujours à s'inquiéter pour rien. Elle était pareil avec Bucky, avant... Mais c'était du passé. Classé, oublié. Elle revint vers lui à grandes enjambées et sortit un mouchoir d'une petite poche pour lui nettoyer le sang doucement.

- Natalia : Et beh alors, aurais-je réussi à te faire peur ? chuchota-t-elle en souriant.

Après quoi elle lui fit un rapport bref et rapide de la situation, terminant en lui demandant ses ordres, rajoutant symboliquement le « chef ». Quoi que le tutoiement faisait tâche dans sa phrase...

- Helmett : Exact. Le signal se trouve en hauteur. Agente, voici mes ordres. Vous restez ici et vous sécurisez le périmètre. Pas besoin de votre carcasse sur le terrain. Je me ne répète pas. Si vous m'accompagniez, je vous tue.

Natalia ouvrit de grands yeux. Elle qui était bien décidée à écouter ses ordres... Il lui demandait carrément de rester en dehors de la mission ! Ce n'était même plus un ordre, mais une véritable punition ! Elle referma la bouche, qu'elle avait béatement ouverte sous le coup de la stupeur. Non ! Il n'avait pas le droit de la tenir à l'écart ! Elle était tout de même le sous-chef de l'escadron et, de plus, sa partenaire ! A quoi servait-elle à devoir garder les Jeeps ? A rien. Qu'il fasse ça à cause de sa blessure, d'accord, elle pourrait le comprendre à la limite, ça partirai d'un bon sentiment... Mais non ! C'était horrible ! Merde ! Elle aurait dû lui laisser cette putain de balle dans l'épaule ; elle ne voulait pas rester ici pendant qu'ils seraient tous en train de risquer leur vie là-haut.

- Natalia : …. Bien chef. fit-elle d'une toute petite voix.

Elle-même n'arrivait pas à la croire ; elle l'écoutait vraiment ? Alors même qu'elle mourrait d'envie de le suivre, de se révolter et de n'en faire qu'à sa tête, elle se pliait à ses ordres ? Les dents et les poings serrés, elle lui tourna le dos ; elle avait à cet instant l'irrésistible envie de lui arracher les yeux à la petite cuillère... Ce qui serait fort dommage. Et elle finirait par le regretter... Elle préférait donc garder les yeux braqués sur le fond du tunnel et jurer en russe à voix basse.

Le médecin s'approcha d'elle pour glisser à son oreille qu'il se faisait appeler Galigo(1) et qu'il allait lui arranger le coup. Il se dirigea ensuite vers Helmett, qu'il jaugea rapidement. Son regard s'arrêta sur sa blessure refermée et nettoyée, de laquelle il ne restait d'ailleurs plus aucune trace. Ses yeux parcoururent rapidement la tenue de l'agent, et il tiqua légèrement en remarquant qu'il était totalement désarmé ; Natalia lui avait pris son pistolet, ses lames étaient éparpillées près des cellules et les bombes miniatures... Mouais, il lui en restait peut-être une ou deux, il fallait être prudent.

- Caligo : Laissez l'agent Alinovitch ici ne sert à rien. Je réquisitionne Quantum, au moins pour m'aider à effectuer des soins ou prélèvement, si nécessaire. Je prends son arme, tant qu'à faire. Et vous ne pouvez pas vous y opposer.

Le médecin légiste glissa une main sur la hanche de Natalia pour récupérer le pistolet et le mettre à sa ceinture, lui arrachant un frémissement. C'est qu'elle se sentait nue dans son arme ! Il posa ensuite une main sur la taille de l'agente pour l'entraîner avec lui. Elle serra les dents en jetant un regard appuyé à Caligo, qui la lâcha avec un sourire désolé.

Natalia lança un regard à Helmett, interrogateur. Elle finit par pincer les lèvres et commença à monter les marches, avant de s'arrêter près du scientifique ;

- Natalia : Je vous préviens. Je suis peut-être provisoirement sous vos ordres, mais Tyran est mon partenaire et chef, et c'est lui que j'écouterai en priorité.

La russe reprit son ''escalade'', songeuse. Ce médecin à l'étrange nom de code de Caligo l'intriguait... Il lui semblait... Différent de son confrère, qui était – pour commencer – plus résevé.

Natalia ouvrit la porte blindée d'un coup de pied bien senti, et Caligo passa devant elle. La russe se maintint légèrement en arrière, aux côtés d'Helmett. Elle se sentait vraiment, vraiment nue comme un vers sans son revolver. Heureusement qu'il lui restait ses lames que le médecin semblait avoir oubliées. Ce dernier les guida à travers les sombres couloirs du complexe inconnu. Où étaient-ils par rapport à leur ancienne position ? Elle aurait put calculer très rapidement la distance par rapport à sa vitesse et au temps qu'elle avait mis pour traverser le couloir... Mais elle n'avait pas la tête à ça, et préférait avancer en silence. Lorsqu'il s'arrêta devant une porte, elle posa ses yeux perçants sur lui.

- Caligo : Le flair. fit-il avec un clin d'œil.

Et, effectivement, ça sentait. Ça puait, même. Une forte odeur se dégageait de derrière la porte. Une terrible odeur de corps en décomposition, de viande pourrie, de charogne... De mort. Natalia réprima un léger frisson et ouvrit la porte. L'odeur qui l'assaillit, et la vision horrible qui allait avec, faillirent la faire reculer pour se cacher derrière Helmett... Mais elle resta parfaitement droite, figée, pétrifiée par l'affreux spectacle. Une vive lumière éclairait la pièce, agressant tout d'abord les yeux. Une fois qu'elle y fut habituée, elle put remarquer que les murs et le sol, d'origines blancs, étaient recouverts en grande partie de tâches rouges vif ou rouge-marron ; de sang frais ou séché depuis longtemps. Mais la viscosité du sol ou l'étrange texture donnée au mur n'étaient rien comparé aux morceaux de membres humains en décompositions qui traînait ça et là sur le sol. Et sur les tables reposaient des corps sans vie mais encore chaud pour certains, dégoulinant de sang. Sur l'un, une excroissance osseuse avait commencé à pousser sur une épaule. Un autre avait deux paires de bras en plus. Un était à moitié carbonisé. Enfin, le cadavre le plus frais semblait tout à fait normal, si ce n'est que du sang avait coulé à flot de sa bouche, son nez, ses yeux et ses oreilles.

- Natalia : Дерьмо ! (Merde)

Natalia se tourna légèrement vers Helmett, retenant ses haut-le-coeur.

- Natalia : C'est dégueulasse... Faut les arrêter. Même si elle restait calme, son regard trahissait son inquiétude, son dégoût et son malêtre. Elle en avait vu de bien moche spectacle, mais jamais de cette envergure. Qui a pu faire ça ?...

Un rire sadique s'échappa de la gorge du médecin alors qu'il attrapait Natalia par la taille et l'éloignait dans la pièce sans qu'elle ne dise rien, encore sous le choc. Elle ne réalisa ce qui lui arrivait que quand il retint ses bras dans son dos. Elle fut surprise sur le coup, puis décida de jouer le jeu, lançant un regard qu'elle voulait tranquille à Helmett. Elle gérait. Enfin... Elle espérait. Donc, Caligo portait bien son nom, et était en réalité une taupe ? Ce dernier sortit la fiole remplie du sang d'Helmett et le mélangea à une étrange substance, avant d'en remplir une seringue.

- Caligo : Pauvre petit agent. Quand je te dis qu'il faut prendre soin de sa copine... Avant qu'on ne vous l'enlève. fit-il avec un clin d'œil.
- Natalia : Encore cette histoire de copine ? Quelqu'un m'explique son délire à ce médecin ?
- Caligo : Chut ma belle... Helmett, il me semble que tu n'aimes pas les mutants, hein ? fit-il avec un grand sourire. Alors j'ai une super idée. Je vais t'exploser la gueule, et je vais implanter à la petite Quantum TA mutation. Et je l'épouserai.
- Natalia : Euh... Je refuse.
- Caligo : Je te ferais un lavage de cerveau... Tu seras parfaite. Il esquissa une grimace qui ressemblait à un sourire. Vous m'excuserez, chef.

Sur ce, il partit d'un rire diabolique en plongeant sa main dans le décolleté de Natalia pour lui voler la bombe, lui arrachant un gémissement de surprise. Il désamorça la bombe qui explosa aux pieds du mutant -enfin, elle supposait, vu d'ici... Elle n'y voyait pas grand chose-, et tira sur son collègue médecin légiste avant d'appeler des renforts.

- Natalia : HELMETT ! cria la russe d'une voix stridente et avec un petit accent, avant de faire un salto, entraînant Caligo dans sa chute. Elle récupéra le pistolet et faucha les jambes d'un nouvel arrivant, avant de se précipiter vers l'endroit où s'était tenu son chef quelques instants plus tôt.




________________________________________________


(1) Caligo, mot latin signifiant « obscurité » ; « voile sombre » ; « fumée ».





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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Sam 8 Juin - 18:39

Helmett Jason Reecey a écrit:


Je t'avais pourtant dit de m'écouter
« Celui qui cherche des crosses ne ramène que des bosses »

Helmett & Natalia


La partenaire de ledit chef ouvrit les yeux de stupeur et sa bouche fit de même.

Helmett savait que la russe n’apprécierait pas ses ordres. Il le savait. Pourtant cette fois-ci il ne laisserait pas l'agente avoir le dernier mot. Même si cette idiote avait de l'expérience, elle venait de lui démontrer son incapacité pendant cette mission et l'anglais n'acceptait plus de l'avoir avec lui. La simple idée de la voir à nouveau amoché l'horripilé. Elle est blessé. Raison valable pour contacter les autres troupes d'agents, qui pouvaient se déplacer et donc ainsi la réceptionner avec eux. C'était sa sécurité avant tout. Une fois encore, la logique du londonien faisait effet. Pour une personne simple et rationnel, protéger et s'inquiéter s’associeraient à un attachement affectif. Mais pas pour Helmett, lui, il comprenait un attachement stratégique. Chacun de SES agents sont SES pions et personne n'a le droit de lui prendre. Entre ses mains, il n'était plus histoire d'être humains mais d'agents vivants qu'il plaçait sur l'immense échiquier de la destiné que lui seule avait instauré.

- Natalia : …. Bien chef. fit-elle d'une toute petite voix.

Cette mission allait de rebondissement en rebondissement, voilà qu'elle acceptait les commandes ! Bien sur il gardait son interminable masque d'argile inexpressif au visage, mais fut grandement étonné et ravit par la nouvelle. Évidemment comme il l'avait prévu, elle n'était pas consentante à sa soumission. La russe lui tourna le dos et marmonna en russe. Heureusement, le chef anglais ne les comprenaient pas.

Alors que la femme vulgaire boudait, le médecin s'approcha d'elle et lui chuchota quelque chose. Helmett leva un sourcil. Que peut-il donc bien lui dire ? Se demanda l'anglais. L'individu en question s’avança et le dévisagea. Le londonien grogna, prêt à montrer les dents. Il sentait le regard sur sa plaie refermé et lui détestait cela. L'espion ne bouge pas mais suivit des yeux ceux de l'infirmier qui l'examinait sans dire un mot. Continue encore comme cela et je t'encastre de force dans le mur toi pensa fortement le chef. Au bout de quelques minutes, la futur victime s'exprima.

- Caligo :  Laissez l'agent Alinovitch ici ne sert à rien. Je réquisitionne Quantum, au moins pour m'aider à effectuer des soins ou prélèvement, si nécessaire. Je prends son arme, tant qu'à faire. Et vous ne pouvez pas vous y opposer.

Helmett approuva les arguments avec un froncement des sourcils. Il ne pouvait certes pas s'opposer, il n'était pas médecin. A ce moment là, il comprit ce que Natalia ressentait. L'anglais n'avait pas envie d'écouter les consignes de l'homme en blanc. Il se retenait pour ne pas le contredire, sachant qu'il ne serait pas gagnant. Sa confiance pour celui ci était inexistante et son comportement était soupçonneux. L'anglais resta muet et hocha la tête en approbation.

Le londonien observait les faits et surtout les gestes du docteur. Un peu trop proche de l'agente. Une attitude reprochable lors des missions, même pour un soigneur. La jeune brune se retourna dans sa direction, se questionnant sûrement. Que veux tu que je fasse ? Se posa l'anglais. C'est malheureux mais je n'ai rien à dire.

Au moment où le petit duo s'éloignait, l'espion soupira. Il aimait vraiment bosser tout seul. En se ressaisissant, il interpella le médecin plus discret et donna une de ses commandes GSP du SHIELD. Le signal émit par l'appareil pourrait alerter les autres agents sans à avoir l'enclencher manuellement. De plus l'agent ne pouvait plus les perdre.

Helmett suivit, accompagné du deuxième docteur derrière lui, le couple de devant. Les couloirs sombres empêchaient de manœuvrer et l'anglais trouvait les étages interminables. Il restait sur ses gardes, prêt à frapper n'importe quels individus ou ombres. Le groupe arrivèrent enfin devant un porte. Comme l'avait fait remarquer l'homme étrange, l'odeur qu'il en dégageait ne disait rien qui vaille. Elle laissait persuader de l'horrible découverte derrière la paroi d'acier. Celle ci une fois ouverte dépassa l'imagination de l'anglais. Le spectacle qui s'offrait à eux était ignoble. Helmett avait des hauts-le-cœurs mais il savait les faire oublier. Il ferma les yeux pendant une minutes ou deux. Sa respiration d'assassin eut dut mal à rester intact. Comment des hommes sont capables de tels crimes ? L'anglais appuyait ses yeux sur chaque corps, comme pour les enregistrer à jamais dans sa cervelle. Au chaud dans sa mémoire, pour le jour où il tombera sur les fautifs et qu'il déversera sa rage et sa folie sur eux. Ainsi il punira les coupables en devenant une bête féroce animé par la vengeance et le sang. Et l'affront sera une fois pour toute effacé.

L'anglais arrêta sa prédiction quand la russe jura dans sa langue maternelle et lui fit face. Elle était choquée ? Helmett serra les dents. Outre le fait que c'était délicat vis à vis de la situation. Il avait envie de la prendre dans ses bras pour la rassurer. Son agente était mal en points. Le chef voulait éviter qu'elle s'évanouisse ou fasse une crise maintenant.

- Natalia : C'est dégueulasse... Faut les arrêter. Son regard disait long sur ses sentiments Qui a pu faire ça ?...

L'espion n'eut pas le temps de répondre. Une rire fou et à fois sadique venait de s'échapper du médecin légiste. La source même des éclats attrapa avec fluidité l'espion et l'immobilisa, retenant sa prisonnière en coinçant ses bras dans son dos. Helmett garda la scène en se maudissant. Il s'était fait avoir comme un débutant, par un faux médecin en plus et qui plus est, un ennemi. Alors que les évènements étaient désavantageux, l'espionne resta tranquille. L'anglais savait qu'elle gérait parfaitement et qu'un simple jeu de jambe suffirait pour mettre à terre son agresseur. Mais tout ce compliqua quand le fou sortit une seringue familier à Helmett. Du sang ? Son sang.

- Caligo : Pauvre petit agent. Quand je te dis qu'il faut prendre soin de sa copine... Avant qu'on ne vous l'enlève. fit-il avec un clin d'œil.

- Helmett : Vous vous croyez drôle ? Il haussa un sourcil

- Natalia : Encore cette histoire de copine ? Quelqu'un m'explique son délire à ce médecin ?

- Caligo :  Chut ma belle... Helmett, il me semble que tu n'aimes pas les mutants, hein ? fit-il avec un grand sourire. Alors j'ai une super idée. Je vais t’exposer la gueule, et je vais implanter à la petite Quantum TA mutation. Et je l'épouserai.
- Natalia : Euh... Je refuse.

- Helmett : Et vous vivrez très heureux, non mais qu'est qui faut pas entendre. Je veux bien voir cela.

- Caligo :  Je te ferais un lavage de cerveau... Tu seras parfaite.Il esquissa une grimace qui ressemblait à un sourire. Vous m'excuserez, chef.

Helmett n'eut pas le temps de comprendre, d'abord surprit par l'acte sexuelle du dingue puis l'explosion qui apparut à ses pieds. Il fut éjecté contre le mur, le frappant violemment. S’étalant au sol, sa tête lui tournait furieusement. Un nuage de poussière et de débris l'enveloppa, piquant ses yeux et le rendant aveugle. Il se força à se mettre à quatre pattes. Toujours sonné par le souffle de l'explosion et se laissa divaguer. Cependant, ses oreilles à moitié sourdes persistèrent à lui faire entendre des appels.



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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Sam 8 Juin - 18:40



A semer le vent, on récolte la tempête
« Bon d'accord, j'aurais dû t'écouter. J'aurais dû. »

Helmett & Talia

- Helmett : Et vous vivrez très heureux, non mais qu'est qui faut pas entendre. Je veux bien voir cela.
Non mais, il se foutait de sa gueule là, n'est-ce pas ? Ou, du moins, de celle du médecin. Comme si elle allait se laisser marier par un fou comme ce traître
- Caligo : Je te ferais un lavage de cerveau... Tu seras parfaite. Il esquissa une grimace qui ressemblait à un sourire. Vous m'excuserez, chef.
Attouchement. Explosion. Maîtrise de l'adversaire.
- Natalia : HELMETT !


Natalia se précipita à l'endroit où avait exploser la bombe miniature, se jetant à quatre pattes pour essayer de trouver le corps de son chef dans la poussière. Celle-ci la faisait tousser et cracher ses poumons, salissait le verre des lunettes et camouflait, quelque part, l'agent Reecey. Un corps en vie ou un cadavre. Se mordant la lèvre, la jeune femme fit glisser ses mains sur le sol, à présent elle-même à l'abri des regards... Mais pas pour longtemps. Elle devait faire vite. L'agitation soudaine donnait un insupportable brouhaha, mais qui, au moins, couvrait ses appels. Car malgré la vive inquiétude qui lui tordait l'estomac, elle gardait espoir. Helmett n'était pas mort, il ne pouvait pas être mort ! Ce con n'avait pas pu le tuer ! C'était de sa faute, si elle avait maîtrisé le traître dès le début, elle ne serait pas en train de le chercher. Et malgré sa grande maîtrise d'elle-même, la dure à cuir cachait toujours une grande part de sensibilité qui commençait sérieusement à lui piquer les yeux. En plus, le sol était dégoutant. Et elle ne voulut même pas savoir sur quoi elle avait posé sa main, savoir qu'elle avait pataugé dans une mare de sang la dégoutait assez comme ça. Elle se redressa en titubant, alors que les poussières fixaient dans l'air commencer lentement à se disperser. La Russe le vit enfin ; par terre, à quatre pattes.

- Natalia : Helmett !

Ce n'était plus un appel plein d'inquiétude, mais plutôt un cri de soulagement. Il était là, il allait bien. S'il se trouvait dans cette position, c'est forcément qu'il était vivant, à défaut d'aller bien, n'est-ce pas ? La jeune femme se jeta sur lui, catastrophé. Natalia le fit gentiment s'asseoir contre un mur, le guidant en gardant ses mains appuyer contre son corps pour qu'il ne perde pas l'équilibre. Elle attrapa ensuite son oreillette pour demander un peu de renfort, d'une voix à la fois tremblante et autoritaire. La russe procéda ensuite à une inspection général ; si la tenu de Tyran était abîmées et ouverte, voir légèrement brûlée à certains endroit, le corps qu'il y avait en-dessous ne semblait pas trop amoché (sa mutation y était-elle pour quelque chose ?). Elle regarda rapidement ses oreilles passa un doigt sur ses lèvres, termina par ses yeux et caressa son visage, enlevant la poussière qui le maculait. Non, tout semblait aller... Il n'était pas aux portes de la mort. Certainement sonné, sans doute souffrait-il un peu, peut-être avait-il quelques contusions, mais il allait bel et bien restait ici, avec elle. Il allait pouvoir continuer à lui donner des ordres de salaud et crier sur elle parce qu'elle ne les écoutaient pas. Et puis les détails, plus gentils et agréables, qui allaient avec.

- Natalia : Tu n'es pas mort ! J'ai vraiment eu peur... Désolé !

Elle chuchota ses paroles du bout des lèvres, comme si elle avait peur de ne pas le penser vraiment, ou qu'il le prenne mal. Mais la russe restant ce qu'elle est, elle se jeta à son cou après sa minutieuse inspection. Elle avait les larmes aux yeux avec tout ça. Mais si on lui demandait, elle soutiendrait la cause de ces larmes n'était que la poussière... C'est que, malgré tout, elle y tenait, à son partenaire.

- Caligo : Oooh... Mais regardez-moi ça. C'est trop mignon. Ah, oui. Lui. Il venait certainement de se relever, et le nuage de poussière et de débris étant retombé... Elle plongea son regard dans celui d'Helmett, avant de glisser une main dans le bas de son dos – encore – afin d'attraper l'une des dernières lames qui lui restaient. Oh mais c'est qu'elle est rapide, la cochonne.

Alors là. Alors là, si ça avait été quelqu'un d'autre qu'Helmett face à elle, il se serait certainement pisser dessus. Son expression – déjà agacé – se déforma. Ses pupilles rétrécirent et ses mâchoires se serrèrent. Une expression autant blasée que pleine de rage s'installa sur son visage alors que, d'un mouvement sec et rapide, elle retirait la lame de son encoche pour la planter dans l'épaule du traître après une magnifique trajectoire. Et, non, elle n'avait pas raté son lancer ; la brune avait parfaitement bien tiré.

Elle se releva d'un mouvement rapide, les jambes légèrement écarté pour pouvoir être la plus stable possible, se positionnant entre Helmett et les malfrats. Les bras tendus en avant, elle pointait son pistolet sur Caligo, serrant les mâchoires.

- Natalia : Avant de pouvoir toucher un seul poil du Tyran, faudra me passer sur le corps. cracha-t-elle. Et il n'y a aucun sous-entendu sexuel, ni aucune déclaration d'amour dans mes propos précédent. cru-t-elle bon d'ajouter.

Un étrange silence se posa sur la pièce, alors que l'autre se remettait à rire comme un hystérique. Natalia raffermit sa prise sur son arme, qu'elle chargea en moins d'une seconde.

- Caligo : Ok, ok. Qu'est-ce que tu veux savoir ? Le nom de l'organisation ? Le nom du chef ? Des victimes ? L'emplacement de la base ?... Ou, plutôt, qu'est-ce que tu ne veux pas que je te dise, Quantum ? Ce médecin avait vraiment un grain. Mais s'il consentait à lui livrer des informations, pas de soucis, qu'il ne se gêne pas, elle était tout ouïe. Ça me rappelle le nom de ce film. Quantum of Solace...

Il esquissait un sourire ravie, et se délecta sans s'en cacher de l'expression choquée et terrifiée qui naquit, l'espace d'une seconde, sur le visage de l'espionne avant qu'elle ne se reprenne.

- Caligo : Moscou. 2006. Non, toujours pas ? Il me semble pourtant que tu y étais. Cobra. Tu te souviens ? Aller, ça n'est pas si difficile. Ça ne fait que huit ans. Il se passa la langue sur les lèvres Tu veux vraiment que je continues ? Je dois le dire ? Devant ton petit copain, là ? Ce que les Russes on essayé de faire ? Avant que tu-
- Natalia : LA FERME ! Il cligna des yeux. Natalia en profita ; Tu en as assez dit. Tu aurais mieux fait de te taire, andouille.
- Caligo : Oh mais je n'ai pas fini, sucre d'orge. Tu dois bien te souvenir que la Russie à voulu créer des mutants. Non, il ne te l'avais pas dit ? C'est étonnant, il me semblait pourtant que tu étais la petite favorite du Wint-
- Natalia : MAIS FERME LA MERDE !
- Caligo : Quoi ? C'est trop douloureux ? Et est-ce que papa était au courant, avant que les anglais ne lui fasse sauter la cervelle devant tes yeux ? Est-ce que tu sais que ces cons d'Américains on réussi à faire péter le réseau ? Est-ce que tu sais qu'en fait, vous êtes tombés dans notre piège ? Notre chef est pas ici. Tu m'entends joli coeur ? fit-il à Helmett. Tu trouveras rien d'intéressant ici. Et je me suis toujours demandé comment elle pouvait te regarder avec ces grands yeux ébahis alors que tu es aussi anglais que ceux qui ont tué son-

Le coup partit tout seul. Personne ne s'était attendu à ce que la jeune femme tire et, pourtant, elle venait de le faire. Une balle dans la tête, ça faisait des dégâts. Elle en savait assez. Elle en savait assez, et elle dirait à Helmett tout ce qu'il aurait besoin de savoir sur Cobra plus tard. Pour l'instant, ils étaient deux contre une dizaine...

- Natalia : AGENTS EN FORMATION ! hurla-t-elle alors que les renforts pointaient enfin le bout de leur nez.

Natalia se tourna ensuite vers Helmett – qu'elle ne regardait pas avec de grands yeux ébahis – elle attrapa son avant-bras pour le remettre sur pied.

- Natalia : On a bientôt fini. affirma-t-elle avant de désigner les « méchants » du menton. Il nous reste plus qu'eux. Et elle partie à l'attaque, malgré sa blessure qui la lançait toujours un peu.





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MessageSujet: Re: 01 - Toujours écouter les ordres... Ou pas.   Sam 10 Aoû - 23:03

Helmett Jason Reecey a écrit:


Je t'avais pourtant dit de m'écouter
« Celui qui cherche des crosses ne ramène que des bosses »

Helmett & Natalia


Le nuage venait à peine de se dissiper que le grand homme se réveillait lentement, cherchant à se stabiliser. Sa tête lui donnait un mal de chien, tapant à coup de massue à l'arrière, assombrissant ses pensées et sa vue à l'avant. La douleur l’empêchait de se concentrer ou de bouger. Jamais auparavant un tel choc l'avait mit à terre. Enfin, il ne le sait pas. A vrai dire si cela lui était déjà arrivé, il l’avait oublié. Oublié dans le sens mentale. Sa mutation reconstituait son corps, lui faisant goûter la souffrance des coups et ne perdant pas de temps à le soigner, mais son cerveau guérissait aussi. La douleur anciennement connue disparaissait tout bonnement. Helmett était humain tant qu'il continuait à ressentit la douleur. Sauf que pour lui les coups étaient moins fatals. Son pouvoir de guérison, lui, agissait comme un lavage de cerveau. L'ancien réflexe humain de prudence n'existait pas. Cela pouvant expliquer son côté impulsif et casse cou... et l'agent le savait, aucun argument ne pouvait expliquer cette sensation, a part un signe de mutation. Il se mordait la lèvre à chaque fois qu'il revenait à cette hypothèse.

Bientôt il sentit son corps lui griller de l'intérieur. Oh le feu...c'est vrai....ça brûle... Il avait presque oublié la sensation qu'on avait quand on se brûlait. Quelle souffrance. L'anglais serra les dents. Même si ces blessures lui faisait mal, elles n'étaient rien comparé aux infernales picotements dans ton corps.

- Helmett : Maudit mutants Murmura-t-il avec effort dans un soupire saccadé  

Les images lui revint enfin. Une bombe. Que l'idiote avait gardé....dans son...soutient gorge......étrange. Helmett eut une expression complexé. Bon c'est pas grave laisse tomber, c'est une femme, les femmes font des choses inexplicables parfois.
Après voir gardé sa réflexion de côté, le tyran essaya d'écouter son entourage mais sans grand succès. Il ne voyait pas grand chose non plus. La seule qu'il percevait été une masse flou inerte et un bourdonnement sourd dans ses oreilles.

- Natalia : Helmett !

C'est elle ! Pour la toute première fois il était content qu'elle soit là. L'espion ne bougea pas. Trop faible, ses muscles venaient à peine de se rafistoler. Il se sentit adosser contre un mur. Bonne idée, je tiens pas debout.

- Helmett : Natalia ?

L'anglais était désespéré. Normalement il ne permettrait pas de l'appeler ainsi mais ce n’était pas le moment de s’abstenir. Il se laissa faire. Ne disant plus rien. Puis la fatigue revient de nouveau. Son mal de crâne. Il grogna dans ce mécontentement mais finit par fermer les yeux. Le blessé était à la frontière entre le sommeil et la veille. Il ne distinguait pas le rêve et la réalité. Des paroles, certains mots lui restèrent. L'anglais ouvrit avec force les yeux, sa vue ne donnait rien de net. Il se sentit levé, appuyé sur une masse... chaude ? Mais elle disparut comme elle était venu. Il buta dans un élan de stabilité contre la surface froide du mur puis s'écroula, perdant conscience et s'endormit aussitôt.

La bombe. Une bombe du SHIELD. Une fois utilisé, l'impact est remarquable, les débats formidables et elle propage un gaz soporifique pour immobiliser les survivants.


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