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 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange

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Tommy M. Summerfield

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MessageSujet: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:33






“I know I'm so blind...”

Don't wake me 'cause I don't wanna leave this dream
Don't wake me 'cause I never seem to stay asleep enough
When it's you I'm dreaming of I don't wanna wake up
I went to bed I was thinking about You
And how it felt when I finally found You


L’attaque des Chitauris. La destruction de New-York. L’évacuation. Los Angeles.

Tommy aurait préféré éviter tout ça. Si ça n’avait tenu qu’à lui, un petit claquement de doigt et rien de tout ça ne se serait passé. Après la Purge, ils avaient eu quelques années de calme… Pas beaucoup… Mais cela avait suffi à Tommy pour retrouver un semblant de vie normale. Jusqu’à ce que tout dérape à nouveau. A croire que New York était un aimant à emmerdements. A moins que ce soit les New-Yorkais ?... Ce genre d’étude n’était pas du domaine de l’océanologue qui, s’il avait réussi à sauvegarder la plupart des données qu’ils avaient accumulées au laboratoire, avait perdu leurs recherches les plus récentes, dont une petite baleine fort prometteuse qu’il avait affectueusement nommé Stephen. Ne lui demandait surtout pas pourquoi, de toute façon, cette pauvre bête était à présent perdue dans la nature… Merci les Chitauris, comme on les appelait. Après – et pendant – l’évacuation, Brittany avait tout pris en main. Comme d’habitude. Au moins, grâce son organisation sans faille ils avaient fait partie des premiers à trouver un logement, et pas très loin de la côte, qui plus est. Le bonheur.

Ou presque. Tommy avait cru à une nouvelle opportunité, une nouvelle chance de sauver son mariage. Pendant quelques secondes, il avait cru ouvrir les yeux, voir qu’il y avait bien un problème quelque part, que peut-être qu’il n’aimait pas sa femme autant qu’au premier jour, ou autant qu’il voulait bien le croire. Mais la vie avait repris, comme avant, sous toutes ses facettes, avec toutes ses parts d’ombres plus que de lumière. Seul le lieu avait changé. Il n’était pas plus amoureux de Brittany qu’elle n’avait cessé de courir chez d’autre – et si elle ne se faisait pas d’illusion, il s’était à nouveau constitué un mur contre la réalité, même s’il faisait souvent rouler la chevalière enchantée que lui avait offert Stephen entre ses doigts. Elle était censée l’aider à le retrouver, s’il en avait envie. Et il en avait envie, même s’il s’était bercé l’illusion que, peut-être, Los Angeles serait un nouveau départ. Mais ce n’était pas à la femme qui dormait habituellement à côté de lui qu’il pensait lorsqu’il fermait les yeux. Et plus il essayait d’éloigner de ses pensées ce visage si jeune pour un homme ayant pourtant le double de son âge, plus sa vie lui semblait redevenir fade et terne. Difficile d’oublier l’homme qui l’avait accueilli et protégé, qui avait réveillé chez lui le désir et la sensualité depuis longtemps endormi sous la simple appellation d’« obligations conjugales ».

Et pourtant, Tommy avait tenu. Deux mois. Les nouveautés de ce nouvel océan lui avait permis de s’occuper et physiquement, et mentalement. Ils avaient, avec son équipe, peu à peu repris leurs marques. A leur grand désespoir, ils avaient perdu la trace de plusieurs de leurs animaux, dont leur plus vieux dauphin sobrement appelé Flipper. C’était un coup à encaisser, mais ils s’y étaient attendu, et cela leur permettaient de repartir sur de nouvelles bases. Lente transition de leur ancien laboratoire au nouveau… Au moins, l’équipe était au complet. Deux mois, c’est le temps qu’il avait mis avant de craquer. S’installer, espérer un renouveau en éteignant les anciennes flammes. Pourtant, il n’avait jamais quitté la chevalière. Peut-être aurait-il dû commencer par là. Peut-être aurait-il commencé par là s’il avait réellement voulu prendre un nouveau départ avec sa femme. Deux mois, cela avait aussi fait passer son anniversaire. Le 29 Février, pour une fois que ce jour existait bel et bien. La tentation de se laisser entraîner par le bijou magique avait été forte. Brittany avait tout de même fait l’effort de l’emmener passé la soirée dans un petit restaurant, sur le port de plaisance. Elle lui avait offert des vêtements. Un peu trop grand. Peut-être auraient-ils mieux été à Doug ? Tommy n’avait pas voulu y penser, et avait simplement fait comme d’habitude. S’enfermer dans sa bulle.

Il ne lui fallut pourtant pas beaucoup plus de jours pour craquer. Il lui en fallu deux. Il avait reçu un gros colis de ses parents, contenant toute sorte de choses, et pour son anniversaire, et pour compenser un peu le manque de ce qu’ils avaient dû laisser à New York.  Parmi tout cela, il y avait une petite pile de vieux vinyles, qui lui avaient immédiatement fait penser au Sorcier. Brittany et lui n’en avait pas besoin, mais il savait que Stephen n’aimait pas particulièrement la technologique. Il pourrait peut-être ?... Son cœur battait trop vite, et impatient, et indécis. « Chéri ? » Il releva le nez de ses vinyles pour poser son regard sur Brittany, avant de se relever. « Ne m’attends pas, ce soir, avec tout ce qui se passe on risque d’en avoir pour la nuit… Je vais rester sur place, je pense. » Elle colla un baiser sans chaleur sur ses lèvres, avant de filer. Tommy rabaissa les yeux sur les vinyles, toute hésitation envolée.

Tommy avait rangé les vinyles dans une valisette, était aller se passer un coup d’eau sur le visage et se préparer, histoire d’être… Sinon élégant, au moins présentable. Il ne savait exactement à quoi il devait s’attendre… Après deux mois sans donner aucune nouvelle, alors qu’il se débrouillait, avant l’évacuation, pour lui rendre visite au moins une fois tous les quinze jours si ce n’était une fois par semaine… Il craignait un peu la réaction du Sorcier. Et pourtant, Dieu savait qu’il en avait eu envie plus d’une fois, d’aller lui rendre visite. Il mit ses doute de côté en montant dans la voiture et… Il n’était pas certain de lui. En chemin, il s’était arrêté dans une petite supérette pour lui acheter des spéculoos - il lui semblait se souvenir que Stephen aimait ça. Et le doute l'assaillait toujours... La chevalière fonctionnait-elle réellement ? Il avait plus l’impression de tourner en rond dans la ville, un peu au hasard, simplement mue par l’affection qu’il portait à une rue plus qu’une autre. Et c’était vraiment étrange. Il finit par s’arrêter et se garer devant une maison, légèrement perturbé. Pourtant, un coup d’œil à la boîte aux lettres lui appris qu’il était bien arrivé à destination…

Il hésita encore à sortir. Il pouvait tout aussi bien rentrer chez lui, et rester seul, il en avait l’habitude. Il lui semblait que son cœur allait exploser. Oh, sa mort ne serait sans doute pas une grosse perte, hormis pour le domaine océanologique… Si ? Il ne pouvait pas aimer et sa femme et cet homme. N’est-ce pas ? Il se posait beaucoup trop de questions, et pris une grande inspiration avant de descendre de sa voiture, attrapant la valisette et les spéculoos. Il se retrouva sans comprendre à frapper à la porte. Comme si son cerveau venait de faire une omission du moment où il était sorti de la voiture au moment où sa main avait touché le bois. Et soudain, il ne saurait dire combien de temps cela pris, mais la porte s’ouvrit. Tommy resta muet quelques secondes, à l’observer, commençant à se demander si c’était une si bonne idée que ça… Il n’avait pas changé, ce qui n’était pas pour déplaire au mutant. Tommy finit par lui adresser un léger sourire, un peu timide ;

« Stephen ! » Le « Comment vas-tu ? » resta coincé dans sa gorge. Il avait soudainement peur de se faire rejeter. Il l’aurait mérité, quelque part, il en était certain… Il ne savait pas comment il pourrait le supporter. « Ca fait… Un petit moment, je suis désolé… » Désolé d’avoir essayer de t’oublier de manière tout à fait déplacée ? Aller, Tommy, on se calme un peu. Il amorça un mouvement pour lever légèrement la valisette pleine de vinyles, avant de suspendre son geste – il se sentait tellement ridicule. « Je peux rentrer ? » finit-il par demander doucement.



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Dernière édition par Tommy M. Summerfield le Mer 16 Nov - 23:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:37

Stephen V. Strange a écrit:



Don't wake me

Il y a des jours où je me demande pourquoi je n'ai pas encore déménagé en Alaska

   A présent que les choses s'étaient tassées, je pouvais revenir à une existence un peu plus tranquille. Les Chitauris avaient une nouvelle fois échoués dans leur tentative d'annexer ou de détruire notre planète (allez savoir pourquoi ils s'acharnaient sur nous comme ça), et étaient rentrés chez eux la queue entre les jambes. Est-ce que j'aurais été capable de les arrêter avant qu'ils ne fassent autant de dégâts ? Oui, très certainement. Avais-je bougé pour autant ? Non. Les raisons à mon inactivité sont multiples, et je ne pourrais pas prendre le temps de tout décrire ici, mais... Il faut savoir que ce n'est pas réellement ce pourquoi j'ai été formé. Lutter contre les puissances magiques face auxquelles aucun autre ne peut tenir tête, ça c'est mon boulot. Renvoyer Mordo dans son terrier à grands coups de pied au cul, lui et son maître démoniaque qu'il tente de ramener dans notre dimension tout les quatre matins, ça c'est mon boulot. Empêcher je ne sais quel entité malfaisante de dévorer notre dimension, ça c'est mon boulot. Mais tant que Thanos ne posera pas le pied sur le sol terrestre, les Chitauris ne seront pas réellement mon problème.
Certains me taxent d'arriviste et de charlatan, à cause de ça. Ils prétendent que je n'ai pas réellement de pouvoirs, tout ça parce que j'en fais pas démonstration dès qu'on m'en donne l'occasion. Mais pensez-vous sincèrement que je n'ai pas de réels dons magiques, seulement parce que je fais le choix de ne pas me jeter bêtement dans la mêlée au moindre soucis ? Est-ce qu'un tigre n'a pas réellement de griffes s'il ne les sort jamais ? C'est exactement pareil. De toute façon, j'estime n'avoir rien à prouver à ces personnes-là. Qu'ils me croient ou non, qu'ils croient à l'existence de la magie ou non, ça ne changera en rien le cours de ma vie.

Un léger soupir m'échappa, tandis que je me laissais tomber en arrière, soulevant un petit nuage de poussière. Deux heures que j'essayais de méditer, assis en tailleur au milieu de mon grenier, sans y parvenir. C'était plutôt rare que je ne parvienne pas à tranquilliser suffisamment mon esprit, mais ça arrivait. Les événements des dernières semaines n'invitaient guère au calme, il faut dire. Et puis j'avais cru percevoir l'aura de Mordo dans les parages, la veille au soir. Ce qui évidemment ne faisait rien pour me rassurer. Si cet idiot vagabondait dans le coin, j'allais avoir du fil à retordre d'ici peu de temps, c'était une certitude. Et puis les démons étaient étonnamment agités, aussi... A vrai dire, je commençais à m'inquiéter quelque peu. Cette agitation était-il symptomatique de quelque chose à venir de plus grave encore ? Je ne l'espérais pas !
Jetant finalement les armes, je me relevai en maugréant, époussetai mes vêtements, puis redescendis au salon en prenant soin de fermer la porte à double-tour derrière moi. Personne ne devait mettre les pieds dans ce grenier, hormis moi. Plus qu'un grenier, c'était en quelque sorte un sanctuaire de la magie, où moi seul devais me trouver. Alors, proscrit à quiconque.
A peine eu-je poser un orteil au bas des escaliers que plusieurs miaulements plaintifs m'accueillirent. Evidemment, Eridani était le plus motivé, venant même se frotter à mes jambes et tenter de grimper sur mes épaules, tout en miaulant à tue-tête.

- D'accord, d'accord, j'ai compris... Vous avez faim, message reçu !

Alors que je me dirigeais vers la cuisine pour remettre une bonne ration de croquettes à tout le monde, j'eus une pensée amusée pour Tommy. S'il était là, les chats auraient sûrement tourné autour de lui en essayant de le lécher ou peut-être même de le mordiller. Hydra et Andromeda n'aiment pas le poisson, mais les autres en revanche...
D'ailleurs, que devenait-il ? Je savais qu'il était retourné avec sa femme, mais pour le reste... Je n'avais plus de nouvelles du mutant depuis son départ. Très franchement, on ne peut pas dire que j'avais non plus cherché à en avoir, mais tout de même. Ce silence radio complet n'était habituel, de sa part. Si je ne savais pas qu'il allait parfaitement bien, j'aurais trouvé ça inquiétant. Même si j'ai une nature plutôt solitaire, j'appréciais la présence de Tommy. Parfois, même moi aie besoin d'un peu de compagnie, et je devais bien avouer qu'il me manquait. Oh, les visites de Brunnhilde me sortaient de ma solitude de vieil ermite de temps à autres, mais quand bien même j'adorais cette guerrière venue d'un autre monde, ce n'était pas la même chose.

Alors que j'allais allumer la télévision histoire de passer un peu le temps, on frappa à ma porte. Tiens... Je n'attendais pourtant personne. Avec une infime pointe de méfiance au coeur, j'ouvris à mon visiteur impromptu, et là... Surprise. Tommy se tenait devant moi, presque comme si de rien n'était. Comme s'il avait passé le pas de ma porte il y a deux ou trois jours à peine. Je fronçai légèrement les sourcils. Bien sûr, j'étais content de le revoir. Mais j'étais aussi contrarié. Ma première réaction fut d'ailleurs de lui claquer la porte au nez. Ceci dit, je me repris rapidement, à peine quelques secondes après, et rouvris ladite porte pour l'inviter à entrer d'un signe de la tête.
Une fois que nous fûmes dans le salon, je croisai les bras en m'appuyant dos au vieux buffet en bois brut qui se trouvait dans un coin, posant un regard presque inquisiteur sur Tommy.

- Je pensais que tu t'étais débarrassé de la chevalière. Ravi de constater que tu l'as toujours.
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Tommy M. Summerfield

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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:39






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Tommy attendait, tendu. Quelques minutes, quelques secondes ; il ne savait pas vraiment, tant son esprit partait dans tous les sens et se battait entre son désir de partir aussi vite – plus vite – qu’il n’était arrivé, et de revoir le Sorcier. Il était à cette date charnière où il avait laissé passer trop de temps pour pouvoir revenir en faisant comme si rien ne s’était passé, et où – s’il attendait plus – ce n’était plus vraiment la peine de revenir. Il était un peu tendu, ne savait quel comportement adopter et, lorsque la porte s’ouvrit, la panique lui fit s’adresser au Sorcier comme si de rien n’était. Comme s’il était venu la semaine dernière, comme si rien n’avait changé. Ce ne fut pas réellement la meilleure technique à adopter, mais Tommy n’a pas vraiment pris le temps de réfléchir que, déjà, ses paroles s’étaient échappées de ses lèvres. Et tout ce qu’il y gagna fut une porte qu’on lui claqua au nez.

La porte ne resta pas fermée bien longtemps, à vraie dire, car Stephen la rouvrit à peine quelques secondes plus tard. Mais cette poignée de secondes suffirent à manquer de le faire paniquer, à se maudire mille fois, à le plonger dans le désespoir le plus profond. Mais il l’avait mérité, au fond – il le savait. Brunnhilde était venue lui tirer les oreilles, presque un mois plus tôt, mais il ne l’avait pas écouté. Il avait préféré s’enfoncer dans son mutisme et son aveuglement, vouant presque un culte à Brittany, « sa » Brittany, « sa » femme qu’il « aimait ». Plus que tout. Pourtant, les battements affolés de son cœur ne pouvait pas tromper ; là où il aurait soupiré, vaguement peiné, pour Brittany, il manquait de sentir sa tête tourner pour Stephen et le monde s’effondrer sous ses pieds.

Mais, heureusement, la porte s’ouvrit. Tommy n’avait pas bougé, pas esquissé le moindre geste, seul l’expression de son visage pouvait témoigner de la panique qui avait failli le gagner. Il hésita un instant sur « comment prendre, exactement, le signe de tête sur Sorcier qui lui avait claqué la porte au nez quelques secondes plus tôt », mais il se dépêcha de rentrer, de peur de l’agacer à rester planté là comme un poisson séchant au soleil, et de peur qu’il ne change soudainement d’avis. Un sourire très léger apparu sur son visage, alors qu’il détaillait avec curiosité la nouvelle demeure de son amant. Ex-amant. Ami. Ex-ami ? Il ne saurait pas trop définir le lien qu’il leur restait, actuellement, et cela lui faisait un peu peur. Il nageait en eau trouble, sans mauvais jeu de mots, et il n’aimait guère cela. La maison avait changé, évidemment, mais il y avait quelque chose qui lui rappelait un peu celle de New York. Les grimoires, la poussière, les chats ? L’un d’eux vint d’ailleurs se frotter contre ses jambes, alors qu’il se dirigeait lentement vers le salon, suivant le propriétaire des lieux.

Le retrouver dans un « nouvel » environnement avait quelque chose de troublant. Pas plus troublant que la douce chaleur qu’il sentait se répandre de son torse vers tout le reste de son corps, mais il avait pris l’habitude de se sentir « chez lui » plus chez Stephen qu’à leur appartement, avec Brittany. Il lui arrivait même de regretter la Purge – pas pour ce que la Purge était, en elle-même, uniquement parce qu’il avait certainement été le mutant le plus heureux de tous les Etats-Unis, à ce moment-là, interdit de sortie et bloqué chez le Sorcier. Heureux, plus qu’il ne l’avait été depuis longtemps dans sa vie… Et c’était bien lui qui avait fait le choix, deux mois plus tôt, de vouloir oublier Stephen, le rayer de sa vie. Son sourire s’agrandit, imperceptiblement, lorsque son regard se posa sur son aquarium. Celui qui, justement, l’avait sauvé plusieurs fois durant la Purge.

Il reposa néanmoins rapidement son regard sur Stephen, attiré comme un aimant, alors que celui-ci s’adossait à un vieux meuble, bras croisés. Tommy n’aimait pas réellement le regard qu’il avait posé sur lui, mais il n’avait pas vraiment le droit de se plaindre… Peut-être qu’il allait rapidement jeter le mutant dehors. Ce dernier était prêt à tout accepter, il méritait amplement que tout cela se termine mal pour lui, il n’avait pas vraiment été honnête avec le Sorcier, et il en mourrait de honte… Mais au moins, il ne vivrait pas toute sa vie avec le remord de ne l’avoir jamais recontacté, il ne se dirait plus « Et si j’y étais allé » ?... Les paroles de Stephen firent s’empourprer ses joues, légèrement, alors qu’il répondait en baissant un peu les yeux ;

« Hum ?... Oh, oui… Je… Je ne pouvais pas m’y résoudre. » Tient, ce n’était peut-être pas la meilleure chose à dire. Ne venait-il pas de lui révéler à demi-mot qu’il avait bel et bien tenté de le sortir de sa vie, totalement, mais que cela – comme tout le reste – avait été un cuisant échec ? Toute sa vie lui semblait soudain être un échec. « Et, je vois que tu as gardé mon aquarium… »

Tommy tenta un léger sourire, avant de battre en retraite. Il se sentait incroyablement pathétique. Il ne savait pas exactement ce qu’il pouvait dire, ou ne pas dire, pour ne pas blesser ou vexer Stephen. C’était bien la dernière chose dont il avait envie. La première était de se jeter dans ses bras mais, actuellement, il se l’interdisait. De quoi aurait-il l’air ? Il était totalement perdu, il mourrait d’envie de le regarder, de le dévorer du regard, mais il n’osait poser les yeux sur lui plus de quelques secondes. Se rappelant soudainement ce qu’il avait – encore – dans les mains, il releva finalement la tête ;

« Mes parents m’ont envoyé des vinyles, et j’ai… Tout de suite pensé à toi… Je t’ai apporté des spéculoos, aussi. »

Tommy se força à sourire, légèrement. Il repensa aux paroles de Brunnhilde en lui tendant la valisette et le paquet de gâteaux, et une petite voix lui demanda s’il allait continuer à se cacher de la réalité toute sa vie, ou s’il allait un jour ouvrir les yeux. Son sourire fana, et il pinça légèrement les lèvres avec un air attristé.

« Je sais… C’est un motif pitoyable, je suis un mec pitoyable, et je n’ai aucune excuse… Oui, je me suis dit que si je t’oubliais, j’allais peut-être réussir à sauver notre mariage et, oui, c’était égoïste, imbécile, je suis un demeuré et, non, ça n’a pas fonctionné, c’est un échec, encore. Oui, Brittany n’est pas à la maison, oui, j’ai souvent pensé à toi et pourtant, non, je ne suis jamais venu, quand bien même j’en mourrai d’envie, et malgré les remontrances de Brunnhilde. Je suis désolé, je suis tellement désolé, je m’en veux, et si tu me… Rejettes… Je sais que ce sera amplement mérité… »

S’il avait toujours les bras à moitié tendus vers lui, plein de ce qu’il lui avait apporté, ses yeux avaient glissé jusqu’au sol au fur et à mesure qu’il avait lâché ses paroles. Il luttait contre ses foutues sentiments, contre son manque de confiance en lui et contre la panique qui manquait de le submerger à nouveau en tentant d’embuer ses yeux. Pourquoi avait-il tant tardé ? Pourquoi n’avait-il pas écouté Brunnhilde ? Pourquoi Stephen l’avait-il laissé entrer ? Pourquoi ne parvenait-il pas à trouver la paix et le bonheur dans les bras de Brittany, pourquoi était-ce pour Sorcier et non pas pour sa femme que s’adressait ses dernières pensées avant qu’il ne s’endorme ? Les éclairs de lucidités qu’il avait commencé à avoir à New York et qu’il avait voulu étouffer arrivé à Los Angeles se rappelait à lui, et cela ne le faisait que plus souffrir. Il se sentait tellement idiot.

« Je pense tout le temps à toi. » souffla-t-il finalement d’une voix faible en prenant un grande inspiration, sans lâcher le sol du regard.




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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:40

Stephen V. Strange a écrit:



Don't wake me

Il y a des jours où je me demande pourquoi je n'ai pas encore déménagé en Alaska

   Que les choses soient bien claires. Ca ne m'amuse pas de faire souffrir les autres. Je ne tire aucune satisfaction à être sadique, je n'ai aucun plaisir à blesser les personnes qui m'entourent par mon manque flagrant de tact, pas plus que je n'en ai en annonçant toujours la vérité, quoi qu'il puisse advenir. Non, je n'étais définitivement pas ce genre-là d'être vivant, malgré tout ce que mes détracteurs peuvent hurler un peu partout et même à travers les dimensions. Avoir fermé la porte au nez de Tommy n'avait pas été un geste réellement conscient et prémédité, plus une sorte de réflexe. Comme si mon corps avait bougé tout seul, en réponse aux sentiments qui m'animaient sur l'instant même. Quels sentiments, me demanderez-vous ? Ceux qui m'embrouillaient l'esprit depuis le moment où le visage du mutant avait reparu dans mon champ de vision. S'il n'était pas revenu, les choses auraient été claires. Je n'avais été qu'un agréable passe-temps et un protecteur pour lui durant une période troublée, et guère plus. Est-ce que ça me blesserait ? ... Certainement. Je mentirais en disant que ce ne serait pas le cas. Je m'étais énormément attaché à Tommy, et savoir que ce n'était pas réciproque serait un coup dur. Bien sûr, j'aurais pu aller m'en assurer en personne, en me glissant dans son esprit pour en décortiquer le moindre recoin, trouver mes réponses par moi-même, mais... Non. Ce serait trop simple. Et surtout, ce serait piétiner allègrement le concept de vie privée et d'intimité personnelle à son degrés le plus primaire. Ce que je me refusais à faire, à moins que la situation ne l'exigeait absolument.

En silence, sans même bouger d'un cheveu, je le laissai s'exprimer. Sans rien laisser transparaître, j'encaissai le fait que l'homme qui avait été mon amant durant près de deux années et demie avait effectivement tenté de m'oublier. Ca piquait plus que je ne l'aurais cru, tiens. Si Wong savait ça, il se moquerait sûrement de moi. Lui qui m'avait entendu jurer et râler que je n'aurais plus jamais la moindre relation sentimentale, que ça n'apportait que des problèmes et ne causait que des catastrophes... Ah ! Qu'il était beau le Sorcier Suprême, empêtré dans ses préoccupations on ne peut plus humaines ! Comme une sorte de vengeance -un peu infantile, certes- je ne répondis rien quand il remarqua que l'aquarium dans lequel il se réfugiait parfois n'avait pas mystérieusement disparu. Qu'il imagine ce qu'il voulait ou pouvait.

« Mes parents m’ont envoyé des vinyles, et j’ai… Tout de suite pensé à toi… Je t’ai apporté des spéculoos, aussi. »

Là, je ne parvins pas à me retenir d'arquer un sourcil. Mais... Qu'est-ce qu'il me voulait exactement, en fin de compte ? Pour le coup, j'aurais presque envie de céder à la facilité et d'aller plonger dans son esprit. Ce que je me retins de faire. Ce n'était pas la meilleure idée du monde. Surtout que, sans que je comprenne vraiment pourquoi, l'expression de Tommy se décomposa, et il se mit à fixer le sol comme si sa vie en dépendait. Il pensait que j'allais le dévorer ou bien ? Certes, j'ai la réputation d'être un peu irascible, mais enfin...
Bon. Avec de gestes lents, mesurés, je pris la valisette et les spéculoos qu'il me tendait, pour les déposer sur le premier guéridon qui passait, avant de m'approcher pour poser une main dans ses cheveux, la faisant glisser sur sa nuque, et l'embrassai sur la joue.

- Ne te torture pas comme ça, il n'y a pas de quoi. Tu m'as manqué aussi, et je ne compte pas te mettre à la porte. Est-ce que tu veux boire quelque chose ? A moins que tu ne veuilles repartir tout de suite.
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Tommy M. Summerfield

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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:40






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Et si Brunnhilde s’était trompée ? Et si, finalement, la raison pour laquelle – après tout – le Sorcier n’avait jamais cherché à reprendre contact avec lui, c’était parce qu’il n’en avait tout simplement pas envie ? Il n’était pas grand-chose, après tout. Un petit mutant océanologue marié à une femme – une morue, un monstre – qu’il n’aimait pas. Oui, il voulait bien l’avouer, maintenant qu’il se retrouvait face à Stephen, il se rendait bien compte qu’il y avait une nette différence entre ce qu’il ressentait pour Brittany et ce qu’il ressentait pour Stephen. On l’avait aidé à ouvrir les yeux, certes. Peut-être aurait-il continué à faire l’autruche jusqu’à la fin de sa vie – vie peut-être écourtée, d’ailleurs, vu comme sa santé mentale avait chutée depuis qu’ils s’étaient installés à Los Angeles… Mais de là à faire le lien entre le mal-être qu’il ressentait en permanence, son abandon de Stephen et le fait de ne plus vivre qu’avec sa femme… Non. Tommy n’avait pas développé son cerveau dans ce sens-là ; il se devait d’être un homme parfait, irréprochable, et il avait déjà bien assez dérapé… L’intervention de Brunnhilde lui avait fait ouvrir les yeux sur son odieuse situation. Après tout, il attristait potentiellement plusieurs personnes. Le rendre malheureux, lui-même, passait ; mais la pensé de pouvoir attrister Stephen lui était insupportable. Vraiment.

Autant que l’absence de réponse du Sorcier. Qui stressait un peu (beaucoup) Tommy, il devait bien l’avouer. Il l’avait un peu cherché, aussi. Ne donner aucune nouvelle et tenter de plaisanter comme si de rien n’était… Ca ne fonctionnait pas très bien. Aussi se rattrapa-t-il comme il le pu en lui exprimant tous ses remords, toute sa peine, tout en tentant de rester digne et crédible. Quoi que, pour la dignité, il n’en avait finalement pas grand-chose à faire. Il avait juste mal, tellement mal au cœur, et il voulait que ça s’arrête. De n’importe quelle façon. Bien – avec Stephen – ou mal – avec Brittany et potentiellement une corde autour du cou. Parce qu’il avait un peu peur qu’un saut dans le vide provoque encore plus de souffrances, et une balle dans la tête… C’était loin d’être propre. Il ressentit un soulagement lorsque Stephen attrapa la valisette et spéculoos, qu’il déposa sur un meuble, avant de s’approcher de Tommy.

Le mutant ne le lâcha pas du regard, retenant son souffle. Et maintenant ? Stephen n’avait toujours rien dit. Il avait pris les affaires que Tommy lui tendait – il se sentait un peu moins idiot – et… L’océanologue ferma les yeux avec un léger sourire en sentant la main de Stephen se poser dans ses cheveux, puis sur sa nuque, et qu’il déposait un baiser sur sa joue. Dans une sorte de réflexe désespéré, Tommy enlaça le Sorcier et le serra contre lui, s’y accrochant presque comme s’il s’agissait d’une bouée jetée à un naufragé en pleine mer. Il glissa son nez dans le creux du cou de Stephen, maîtrisant lentement sa respiration pour rester calme et ne pas se mettre à pleurer. Tout allait bien. Tout. Allait. Bien.

« Je ne veux plus repartir, je t... »

… « pas », Tommy, tu étais censé dire que tu ne voulais « pas repartir tout de suite », et non que tu ne voulais « plus » repartir, ou pire encore... Ses joues s’empourprèrent tandis qu’il consentait enfin à relâcher légèrement son étreinte. Mais il n’osait pas vraiment le lâcher totalement, de peur de… De s’éveiller, peut-être. De se réveiller, dans son lit, aux côtés de Brittany. De la femme pour laquelle il voulait bien admettre, à présent qu’il n’avait plus de sentiments amoureux. Tommy soupira légèrement, avant de redresser un peu le visage.

« Je... Hm… Prendrais bien un petit café… S’il te plaît ?... »



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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:40

Stephen V. Strange a écrit:



Don't wake me

Il y a des jours où je me demande pourquoi je n'ai pas encore déménagé en Alaska

   Même sans aller fouiller dans son esprit, je pouvais pratiquement sentir le soulagement de Tommy émaner de lui, un peu comme on pourrait parfois entrapercevoir les volutes de froid qui se dégagent d'un bloc de glace, ou comme les vibrations dans l'air que provoquent les grandes vagues de chaleur. J'adorais ce mutant, mais bon sang, il était bien trop sensible pour son propre bien. Un jour, son coeur allait finir par le lâcher, à ce rythme-là. Ce qui ne me plairait pas vraiment, inutile de le préciser. D'ailleurs, c'est à cette pensée qu'un sentiment qui s'était éclipsé en même temps que mon amant refit surface, et vint plus ou moins gentiment me taquiner. Alors que mes yeux s'accrochaient sur les détails de son visage et passaient son corps au peigne fin, comme pour m'assurer qu'il allait bien, je ne pouvais pas faire taire une petite voix qui ne cessait de me glisser dans le creux de l'oreille que je devais le protéger. Peut-être même ne plus jamais le laisser s'éloigner, tiens. Aussi stupide et immature pouvait sembler cette idée, elle me séduisait de plus en plus. Cependant, je devais rester raisonnable, et la muselai donc, la chassant dans un coin de ma tête.

Quand Tommy passa ses bras autour de ma taille pour venir nicher son visage dans le creux de son cou, un léger sourire s'esquissa sur mon visage. Au fond, ça m'avait manqué. Même si je m'étais persuadé que non. La présence du mutant avait un je ne sais quoi de rassurant. Je ne vais pas non plus le comparer à mes chats, ce serait horriblement insultant pour lui, mais... On en était pas loin. Enfin, en un certains sens si, on en était loin. ... Tu t'enfonces, Stephen.
Comme pour le rassurer, je passai une main dans son dos, lui caressant un peu, avant de m'éloigner vers la cuisine.

- Si tu ne veux plus repartir... Sache que j'ai déjà téléporté tes affaires dans ma chambre. glissai-je avec un sourire en coin, tout en commençant à faire couler un café pour le mutant. Je suppose que ta morue de femme ne verra aucun inconvénient à ce que tu disparaisses de votre appartement, à en croire ce que tu me racontes. De toute façon, je ne te laisse plus le choix.

Tranquillement, comme si de rien n'était et que tout ceci était parfaitement normal, je revins vers Tommy et lui pris la main pour le faire s'installer sur le canapé, chassant au passage Andromeda qui s'était installée là pour dormir, et m'assis à coté de lui en lui mettant finalement la tasse de café entre les mains. La chatte blanche lança un regard assassin vers le mutant, agitant paresseusement la queue pour appuyer son mécontentement, puis s'éloignant la tête haute, dignement. Je levai les yeux au ciel avec un soupir presque amusé.

- Tu lui as manquée aussi, même si elle est trop fière pour l'admettre. Je dois avouer que ta présence manquait à cette maison. Tout semblait plus vide.
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Tommy M. Summerfield

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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:41






“I know I'm so blind...”

Don't wake me 'cause I don't wanna leave this dream
Don't wake me 'cause I never seem to stay asleep enough
When it's you I'm dreaming of I don't wanna wake up
I went to bed I was thinking about You
And how it felt when I finally found You


Qu’il était bien, blottit contre Stephen, le visage niché dans le creux de son cou. Comment avait-il fait pour vouloir oublier tout ça, sincèrement ? Il n’aimait pas spécialement souffrir, pourtant. Il avait cru, dans un instant d’imbécilité, avoir fait le meilleur choix possible, mais il se rendait à présent compte que tout cela n’avait été que d’horrible mensonge. Il s’était mis des œillères lui-même. Il avait étouffé son bonheur dans une imbécilité sans nom, et il avait fallu le secouer comme un poirier pour que tous les fruits pourris en tombent… Mais il se sentait bien, à présent. Heureux. Il ne voulait plus repartir, plus le lâcher, mais cela ne se faisait pas ; cela ne se disait pas. Il n’allait pas s’imposer comme ça après plusieurs mois d’absence totale… La caresse dans son dos lui arracha un léger sourire, alors qu’il le couvait doucement du regard. Avant d’écarquiller légèrement les yeux.

« Mes affaires dans ta ?... » le mutant cligna des yeux ; « Oh ! »

Tommy avait suivi Stephen du regard, s’attardant sur son sourire en coin, avant de laisser ses yeux glisser le long de son dos, s’attarder dans le creux de ses reins et… Remonter rapidement vers son visage. Il voulait… Garder Tommy avec lui ? Qu’il ne reparte plus ? Et il semblait fier de lui. Ses affaires étaient déjà dans la chambre de Stephen… Le Sorcier ne lui laissait plus le choix. Heureusement que son lapsus fut heureux et qu’il le pensait réellement, au fond. Pourtant… Il était un homme marié, non ? Il n’avait pas le droit de quitter sa femme comme ça… Si ? Ce n’était pas très franc. Mais aurait-il la force de quitter Stephen ? En avait-il l’envie ? Non. Définitivement, non. Il était beaucoup trop heureux de se faire « enlever » de la sorte, il avait juste envie de rester là, pour toujours.

Un sourire tendre s’étira sur son visage lorsque Stephen vint prendre sa main pour l’entraîner vers le canapé. Il lui avait manqué. Son pouce caressait doucement la main qui venait de prendre la sienne, avant qu’il ne dusse le lâcher pour s’asseoir sur le canapé. Même ces mains lui avait manqué. Peu importe qu’elles soient totalement mal en point, qu’il n’ait plus de force au bout des doigts ou n’importe quoi, Tommy les trouvait toujours plus belles et douces que n’importe quelles autres mains. Il les aimait bien assez pour eux deux.

« Wong n’est pas là ? » demanda-t-il doucement en jetant un coup d’œil autour d’eux, tandis que Stephen chassait Andromeda du canapé pour s’asseoir à côté de lui, lui mettant finalement la tasse dans les mains. Pas qu’il associe « faire le café » à Wong, loin de là, mais le majordome lui avait également manqué. Un peu. Beaucoup moins que Stephen, évidemment, mais tout de même.

Tommy se cala contre le Sorcier avec un sourire ravi, en le remerciant pour le café dans lequel il trempa délicatement ses lèvres en observant le chat, avant de se laisser aller à glousser doucement devant les manières d’Andromeda. Les paroles de Stephen adoucirent un peu son regard, achevant de le soulagé. Non, décidément, il ne voulait plus repartir, plus jamais.

« Elle m’a manqué aussi… Ils m’ont tous manqué. Surtout toi. » Il baissa légèrement les yeux sur sa tasse en prenant une nouvelle gorgée de café. « Je suis bien ici, je… Je ne connais plus vraiment la maison, mais… Je me sens toujours bien, ici. Je suis un peu idiot, désolé… »

Tommy ferma les yeux, l’espace d’un instant. Il prenait sur lui, cherchait le courage de faire ce qui devait être fait, de dire ce qui devrait dit. Le mutant fini par relever la tête vers le Sorcier, les lèvres légèrement pincées, le teint légèrement rougit, les mains légèrement tremblantes, avant de finalement murmurer ce qu’il avait mis tant de temps à reconnaître ;

« Stephen, c’est… C’est toi que j’aime. »

Il y avait quelque chose d’étrange à prononcer ces paroles qu’il s’était depuis longtemps refusé à penser. Qu’il assumait depuis peu de temps. Qu’il n’avait jamais osé faire partager à qui que ce soit. Qu’il n’avait pas prononcé sincèrement depuis… Peut-être presque dix ans. Il avait tant redouté ce moment mais, finalement, il ressentait une sorte de soulagement à l’avouer enfin, comme si le poids qu’il ressentait depuis quelques années dans sa poitrine venait de s’envoler soudainement. Il ouvrait enfin les yeux. Il n’aimait pas Brittany, il aimait Stephen.




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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:41

Stephen V. Strange a écrit:



Don't wake me

Il y a des jours où je me demande pourquoi je n'ai pas encore déménagé en Alaska

   En me perdant dans la contemplation presque béate des traits de Tommy, je me prenais à songer à nouveau aux premiers instants de notre cohabitation, durant la Grande Purge. Ce ne fut pas une période très agréable, pas même pour moi, qui était pourtant hors d'atteinte. Après tout, ce n'était pas comme si cette technologie rudimentaire pouvait outrepasser les arts occultes... Pourtant, ce climat de peur et de paranoïa constantes fut désamorcé par la présence de Tommy. Aussi bête que cela puisse paraître, le fait qu'il soit là, tout simplement, me permettait de penser à autre chose, de chasser les mauvaises pensées du revers de la main, comme on éloigne des insectes incommodants. Son sourire, sa bonne humeur, son rire, tout paraissait prétexte à oublier ce qui se passait au dehors. Même lorsque je ne pus rien faire pour aider Charles et ses étudiants, Tommy sut trouver les mots pour me remonter le moral, et ce alors même qu'l ignorait de quoi il s'agissait ! Car non, je ne lui avais rien dit à ce propos. Je ne voulais pas l'inquiéter davantage que nécessaire, et je m'étais dit que de toute façon, il l'apprendrait bien assez tôt au journal télévisé, ou dans la presse écrite. En un mot comme en mille, ce mutant avait été un véritable rayon de soleil au milieu de mon existence assez monotone par moments, il faut dire ce qui est.

« Wong n’est pas là ? »

A cette question, je me contentai de répondre d'un signe de la tête. Non, Wong n'était pas là. Plus qu'un majordome ou un employé quelconque, c'était avant un ami, et celui du genre qui n'hésite jamais à vous coller un coup de pied aux fesses s'il estime que vous vous apitoyez un peu trop sur votre sort à son goût, ou si vous êtes en train de commettre l'erreur de votre vie. Bon, il ne m'a jamais réellement frappé, mais... Des remarques cyniques, j'en ai eu en pagaille, ça oui. Et quand Tommy est reparti et que je n'ai rien fait pour le rattraper... Vishanti, que j'en ai entendu parler... ! Alors non, je ne savais pas où se trouvait Wong, et je devais bien avouer que là, c'était le cadet de mes soucis. Tout ce qui m'importait, c'était de découvrir pour quelle raison Tommy était revenu vers moi, après plusieurs mois d'absences, alors que je m'étais finalement persuadé qu'il était effectivement amoureux de sa femme, ou que tout du moins il en était intimement convaincu.


« Stephen, c’est… C’est toi que j’aime. »

Et voilà que ces mots semblaient se suspendre au dessus de nous, quelque part. Ils résonnaient encore à mes oreilles, comme pour me prouver que malgré toute ma science, toute ma magie et toutes mes belles paroles, mes belles et vaines réflexions qui ne faisaient rien d'autre que me faire tourner en rond, je pouvais encore être surpris. Et voilà une surprise que je n'étais pas près d'oublier...
Perplexe, presque stupéfié, je me contentais de rester là, comme un idiot, les lèvres à peine entrouvertes, le regard fiché dans celui du mutant en face de moi, sans pouvoir prononcer un seul mot. Mon esprit paraissait crouler sous le poids des pensées qui se bousculaient et se chevauchaient sans aucun ordre apparent. Quoi faire ? Que répondre ? Est-ce que je l'aimais, moi aussi ? ... Impossible de le savoir. Mais en tout cas, je tenais suffisamment à Tommy pour agir envers lui comme un amant possessif et protecteur. Un peu trop protecteur, même. Peut-être que je l'aimais... Je ne m'étais pas posé la question. J'avais plus important à faire. Comme toujours.
Seulement... A ne rien répondre, j'allais le perdre. Le courage dont il avait fait preuve en m'avouant ses sentiments allait s'évanouir s'il n'obtenait aucune réponse de ma part, et peut-être ne pourrais-je plus avoir d'aussi belle occasion de garder ce charmant océanologue près de moi. Car oui, ça j'en étais sûr et certain, il était hors de question de le voir à nouveau me glisser entre les doigts. Cette fois-ci j'allais le retenir, coûte que coûte.

Alors je portai une main à sa joue, la caressant brièvement du pouce, avant de me pencher vers lui pour venir l'embrasser doucement, tendrement. Plutôt mourir que de l'avouer à voix haute, mais le contact de ses lèvres m'avait manqué. Son odeur m'avait manqué. Tout en lui m'avait manqué. C'était comme reprendre une bouffée d'oxygène après avoir passé d'interminables minutes en apnée. Sans que je parvienne à m'en empêcher, je souris légèrement contre ses lèvres. Presque comme un réflexe.
Quand j'écartai mon visage du sien, sans pour autant retirer ma main de sa joue, je plongeai mon regard dans celui de Tommy.

- Je pourrais te répondre "Je sais", mais je ne vais pas aller jusque là. Ecoute, je ne sais pas si je peux te dire que je t'aime, mais... Je tiens tellement à toi que je refuse de te voir partir. Est-ce que ça te suffira, pour l'instant ?
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Tommy M. Summerfield

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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:42






“I know I'm so blind...”

Don't wake me 'cause I don't wanna leave this dream
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When it's you I'm dreaming of I don't wanna wake up
I went to bed I was thinking about You
And how it felt when I finally found You


A peine avait-il prononcé ces paroles qu’il se sentait faiblir. Non, il ne regrettait pas de s’être confié, de lui avoir enfin avoué ses sentiments, de les assumer : Tommy se sentait libéré d’un poids qu’il n’avait que trop longtemps supporté ; celui des mensonges et des regrets. Seulement, le soulagement passé, il commençait à se poser des questions. Le temps semblait s’être suspendu, s’être figé quelque part entre l’aveu du mutant et l’apparente surprise du Sorcier, qui le fixait, la bouche entrouverte. Tommy se demandait s’il n’était pas allé trop loin, trop vite. Peut-être que ce n’était pas ce que voulait Stephen, qu’il n’en avait jamais voulu, qu’il n’en voudrait jamais. Après tout, l’amour, qu’était-ce pour un Sorcier Suprême ? Il n’avait très certainement pas de temps à consacrer à cela, pas plus de temps qu’il n’en consacrait déjà… Tommy aurait sans doute dû se taire et se contenter de ce qu’on voulait bien lui donner ; Stephen venait déjà de l’accueillir chez lui, pourquoi vouloir, pourquoi espérer plus ? L’océanologue se trouvait idiot, il venait de rendre ce moment gênant, et s’apprêtait à baisser la tête et détourner son regard, lorsque la main de Stephen se posa sur sa joue.

Par réflexe, lui appuya doucement sa joue contre la paume du Sorcier, cherchant la caresse qui le rassurait et l’apaisait. Sans non plus le quitter du regard, tandis que Stephen se penchait vers lui. Les battements du cœur de Tommy semblaient à la fois avoir accélérés, et ralentis. Il n’était plus qu’une petite chose fébrile attendant avec une impatience trop grande le moment où son amant allait à nouveau le toucher, le serrer dans ses bras, l’embrasser, s’occuper de lui comme si rien d’autre au monde n’avait n’importance. Ses joues s’empourprèrent lorsque leurs lèvres se joignirent enfin, lorsque Stephen l’embrassa tendrement. Combien de fois avait-il rêvé de faire ça ? D’avoir à nouveau le droit de pouvoir goûter aux lèvres du Sorcier, de pouvoir l’embrasser avec tendresse et envie jusqu’à ne plus avoir de souffle, puis nicher son visage dans le creux de son cou, sentir son odeur, chacun des muscles de son torse, de son corps… Tout était si différent, avec Stephen. Ses lèvres étaient douce, son baiser tendre, son affection réelle, et Tommy aurait aimé que cela ne s’arrête jamais. Le sourire, léger, qu’il sentit naître sur les lèvres de Stephen acheva de le rassurer. Ce qu’il pouvait aimer cet homme – comme tout ça lui avait manqué.

Lorsque Stephen éloigna son visage du sien, gardant sa main posée sur sa joue et son regard plongé dans le sien, Tommy se rendit compte d’une autre chose ; il n’aimait pas seulement Stephen. Oh, ça, oui, il l’aimait. De tout son être, de toute sa conscience, sa raison et ses sentiments réunis, enfin, pour aimer un homme. Mais il y était également attaché, de toutes les manières possibles, aussi bien spirituellement que corporellement. Là où son corps ne faisait que trembler de crainte – voir de dégoût – à l’idée de devoir enlacer Brittany… Il lui semblait que le contact de Stephen le rendait brûlant, lui rendait sa capacité à être un homme entier, complet – à être un homme, tout simplement. Et les envies interdites qui germaient dans son esprit le faisaient s’empourprer plus encore. Jusqu’aux paroles de Stephen, du moins. Tommy pinça légèrement les lèvres, observant le fond de son regard, cherchant une réponse. Stephen ne savait pas s’il l’aimait – l’aimerait-il, un jour ? La surprise dans son regard, tout à l’heure, et maintenant… Le mutant ferma les yeux, secouant légèrement la tête. Durant une poignée de seconde, on aurait pu croire que toute la tristesse, la peine et le désespoir du monde s’était abattu sur lui ; mais il avait rapidement tenté de se reprendre. Il ne pouvait pas en vouloir à Stephen de ne pas (encore ?) l’aimer : il l’avait, après tout, abandonné. On ne pouvait pas appeler ça autrement. Lorsqu’il rouvrit les yeux, son regard c’était adouci ; avec un léger sourire, il hocha la tête en rapprochant doucement, à nouveau, son visage de celui de Stephen ;

« Oui... Bien sûr, que ça me va. Tant que je peux rester avec toi… Tout me va. Tout ce que tu veux, absolument tout, tant que tu veux bien de moi… »

Il chercha à nouveau les lèvres du Sorcier, posant sa tasse sur la table basse, à peine ses paroles terminées. Peut-être pour masquer la détresse qui l’envahissait en même temps que sa joie, peut-être parce que, pour la première fois depuis longtemps, son corps réclamait contact et chaleur. Oui, il avait envie de Stephen. Et, oui, il avait peur, au fond de lui, de revivre encore une fois ce qu’il avait vécu avec Brittany, même s’il était intimement persuadé que cette fois était la bonne. Doucement, il passa ses bras autour du cou du Sorcier en venant s’installer sur ses genoux pour pouvoir déposer plusieurs baisers sur son visage ;

« Tu… Tu refuses de me voir partir, mais… Juste… Ne m’abandonne pas, s’il te plaît, ne m’abandonne pas, un jour, toi aussi… »

Sa main glissa sur la joue de Stephen pour le caresser doucement, avant qu’il ne prenne une grande inspiration pour se calmer. Tout allait bien. Tout allait bien… Il pencha doucement le visage pour revenir embrasser le Sorcier – son Sorcier – tendrement, mais de manière plus approfondi. Il voulait juste se perdre, avec Stephen, oublier tout le reste, faire le vide, se sentir bien. Il voulait juste se perdre.




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MessageSujet: Re: 02 - Don't wake me | ft. Stephen Strange   Mer 16 Nov - 23:42

Stephen V. Strange a écrit:



Don't wake me

Il y a des jours où je me demande pourquoi je n'ai pas encore déménagé en Alaska

   J'avais presque envie de faire une entorse à mes propres règles, et d'aller faire un petit tour dans l'esprit de Tommy. Qu'est-ce qui pouvait bien se cacher, derrière son visage traversé quasiment à chaque instant par une émotion, un sentiment différent ? Quelque part, j'en venais à me demander s'il ne doutait pas de moi. Vu son passé, je ne pouvais pas réellement lui en vouloir, si tel était le cas. Brittany lui avait faire vivre quelque chose proche de l'Enfer, durant ces quinze dernières années, et il devait sans doute craindre que tout ça recommence. Je le comprenais. Mais je ne pouvais pas non plus lui mentir en lui disant que je l'aimais, alors que je ne savais si c'était bel et bien le cas. Bien sûr que je tenais à lui. Enormément. Et c'est justement pour cette raison précise que lui mentir n'aurait pas été correct. Le regarder dans les yeux, voir son regard s'illuminer, en sachant que je n'étais pas honnête ? Comment aurais-je pu me regarder dans un miroir après ça ? Non. Jamais je ne lui mentirai. Pas sur ça, en tout cas.


« Oui... Bien sûr, que ça me va. Tant que je peux rester avec toi… Tout me va. Tout ce que tu veux, absolument tout, tant que tu veux bien de moi… »

Quand il vint chercher un nouveau baiser, je souris contre ses lèvres tout en posant les mains sur ses hanches. Ces mains que personnellement je n'aimais pas montrer, et qui me rappelaient parfois douloureusement la vie que j'avais perdu ; mais étaient également un rappel de qui j'étais devenu à présent. Ces mains ravagées par ma propre imprudence, que pourtant Tommy semblait tant aimer. Je n'ai jamais compris pourquoi, et ne comprendrai sans doute jamais. La chaleur du corps du mutant contre le mien réveillait mes propres envies, depuis trop longtemps laissées de côté. J'avais mes convictions, mais... Saurais-je m'y tenir ?

- Jamais. Jamais je ne t'abandonnerai, pour rien au monde. Tu es bien trop précieux pour moi, Tommy. le rassurai-je en un murmure glissé dans le creux de son oreille, entre deux baisers. Je savais que j'aurais dû tout arrêter là, avant que ça n'aille trop loin. Seulement, je n'avais pas le coeur à le priver de ça. Tout comme je n'avais aucune envie qu'on arrête sur une si belle lancée. Même si j'étais réputé pour n'avoir aucun tact, je savais tout de même que rendu à un point pareil, le stopper net dans son élan serait du pur sadisme. Aussi bien pour lui que pour moi, d'ailleurs.

Alors, tant pis pour mes beaux principes. Pour les secondes, les minutes ou même les heures à venir, je ne voulais plus m'embarrasser de ces vaines contrariétés auxquelles je prêtais d'ordinaire sûrement beaucoup plus d'importance qu'elles n'en avaient en réalité. Tout ce que je voulais, c'était profiter de la présence de Tommy auprès de moi. Avec un peu de chance, peut-être que le monde autour de nous se ferait oublier pour quelques temps.
Prudemment, mes mains le maintenant autant qu'elles étaient capables dans son dos, je le fis doucement basculer pour l'allonger sur le canapé, sans pour autant séparer nos lèvres. J'avais envie d'embrasser et de caresser chaque centimètre de sa peau, comme si j'avais oublié quelle sensation cela pouvait me procurer. En réalité, je voulais m'enivrer de lui, tout simplement.


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